I, FRANKENSTEIN de Stuart Beattie
Critique – Séance de rattrapage

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515156.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMondo-mètre
note 0.5 -10
Carte d’identité :
Nom : I, Frankenstein
Pères : Stuart Beattie
Date de naissance : 2013
Majorité : 29 mai 2014
Type : Sortie DVD/Blu-ray
Nationalité : USA
Taille : 1h33 / Poids : 30 M$
Genre : Fantastique

Livret de famille : Aaron Eckhart (Adam), Bill Nighy (Naberius), Yvonne Strahovski (Terra), Miranda Otto (Leonore), Jai Courtney (Gideon), Aden Young (Dr. Frankenstein)…

Signes particuliers : Attention, danger, bouse.

TO BE OR NOT TO BE FRANKENSTEIN

LA CRITIQUE

Résumé : Adam, la créature de Frankenstein, a survécu jusqu’à aujourd’hui, grâce à une anomalie génétique survenue lors de sa création. Son chemin l’a mené jusqu’à une métropole gothique et crépusculaire, où il se retrouve pris par une guerre séculaire sans merci entre deux clans d’immortels. Adam va être obligé de prendre parti et de s’engager dans un combat aux proportions épiques.358740.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx L’INTRO :

« Ouais les gars, attention, ici, ici, là, idée, idée, j’ai une idée géniale ! » Et le tâcheron derrière la naissance de cet objet hallucinant qu’est I Frankenstein, d’exposer le fait qu’en ce moment, c’est la mode des bisseries nanardeuses croisant des univers qui n’ont rien à voir ensemble pour produire du sympathiquement fun et décalé (Hansel & Gretel qui se bastonnent contre des sorcières, Abraham Lincoln qui dérouille du vampire et la liste est longue…). Alors du coup, si on ressuscitait le mythe de Frankenstein dans une grosse couillonnade qui serait en fait une suite à l’histoire que l’on connait tous ? Genre un truc avec une mythologie fantasy, des démons, des anges, un combat entre le Bien et le Mal, et notre mi-mort ramené à la vie au milieu, prenant son destin en main pour donner un sens à sa deuxième vie. C’est bien ça, non ? Et c’est là, à ce moment précis, qu’a été commise l’erreur. Quelqu’un a dit « oui » là où unanimement tout le monde aurait dû dire « non ». Résultat, I Frankenstein est né sous la houlette du cinéaste Stuart Beattie, scénariste réputé, capable du meilleur (Pirates des Caraïbes premier du nom, Collateral, 30 Jours de Nuit) comme du pire (Australia, G.I. Joe) passé récemment à la mise en scène avec son premier long-métrage, le pas trop mal Demain, Quand la Guerre a Commencé, remake non officiel de L’Aube Rouge de Milius.356865.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxL’AVIS :

Pour son second effort derrière la caméra, Stuart Beattie vient se coller une casserole qui a de grandes chances de le suivre jusqu’à la fin de sa carrière. C’est ballot, elle ne faisait que commencer. Débâcle monumentale au box office américain, I Frankenstein fut un échec public comme critique et même si l’on ne voudrait pas trop tirer sur une ambulance déjà criblée de balles, c’est un petit peu mérité quand même, faut avouer.364365.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Chercher quelque de bien à souligner dans cette affaire est malheureusement un effort vain et inutile. I Frankenstein, c’est un tsunami de nullité, une sorte d’illustration de ce que fut la Deuxième Guerre mondiale : blitzkrieg et débâcle. On est d’abord envahi brutalement et écrasé par une puissance de feu impressionnante bombardant tout azimut des obus de débilité nous forçant à la déroute avec un sentiment de gêne et de honte. Oui, I Frankenstein pourrait être une belle illustration métaphorique de la Deuxième Guerre Mondiale abordée du point de vue de l’armée française.352177.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Effets spéciaux hideux, distributions catastrophiques, montage chaotique, histoire stupide, visuel vomitif, ensemble nanardeux même pas drôle, I Frankenstein est un nanar bête comme ses pieds qui puent. Dans ce naufrage absolu, on se demande encore pourquoi Aaron Eckart continue t-il de saboter son talent en le soumettant à des inepties pareilles ? Pourquoi l’excellent Bill Nighy est-il allé se compromettre dans cette entreprise foireuse déjà sur le papier, besoin d’une nouvelle piscine ? Pourquoi… Oui pourquoi d’ailleurs ? Pourquoi ce film, pour s’infliger ça ?? Généralement réservé à la période estivale, on en aura vu des nanars de ce genre là mais de cet acabit, jamais. I Frankenstein bat des records et s’applique à le faire bien. Absurde, irréellement stupide, régressif dans le mauvais sens du terme, cette débauche débiloïde indigeste comme un parpaing au chocolat et gonflée à l’action soutenue par des effets numériques pas beaux, est une purge impliquant presque un lavement pour en oublier les effets.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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