HELL DRIVER (critique – action)

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hell-driver-3dMondo-mètre :
note 5.5
Carte d’identité :
Nom : Drive Angry
Père : Parick Lussier
Livret de famille : Nicolas Cage (John Milton), Billy Burke (Jonah King), Amber Heard (Piper), William Fitchner (le comptable), David Morse (Webster), Kathy Mixon (Norma Jean), Wanetah Walmsley (Mary), Christa Campbell (Mona), Pruitt Taylor Vince (Roy), Tom Atkins (Cap)…
Date de naissance : 2011
Nationalité : États-Unis
Taille/Poids : 1h44 – 50 millions $

Signes particuliers (+) : Une grosse bourrinade fun estampillée Nicolas Cage style. C’est con mais c’est généreux et souvent bien bon, spectaculaire et décalé. Et chose rare, la 3D est excellente.

Signes particuliers (-) : Patrick Lussier ne s’est pas amélioré depuis le temps. Sa réal est souvent très calamiteuse. Et puis c’est très très con quand même.

 

ROULEUR DE MÉCANIQUES…

Résumé : Milton se lance dans une croisade sauvage pour traquer et rattraper les fanatiques qui ont assassiné sa fille et kidnappé son bébé pour le sacrifier dans un rituel. Aidé par la jolie Piper, il est lui même traqué par le Comptable, un être aux pouvoirs surnaturels…

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Attention, tous aux abris, l’inénarrable Patrick Lussier est de retour derrière une caméra et il filme Nicolas Cage dans une série d’action en 3D en plus !! Présenté comme ça, Hell Driver a de quoi faire peur. Déjà, parce que Patrick Lussier. Le monteur du culte Scream de Wes Craven s’est lancé dans la mise en scène avec un Dracula 2000 passé à la postérité des pires nanars du genre. Il avait en revanche redressé légèrement la barre avec son Meurtres à la St-valentin en 3D, un des rares films d’horreur plutôt bien de la technologie à la mode. Second point inquiétant, devant la caméra cette fois-ci, Nicolas Cage, dont la propension à tourner dans les pires bouses cheap hollywoodienne commence à forcer le respect et à l’installer comme u acteur de légende de la contre-culture façon Christophe Lambert en plus classe. Enfin, le film est en 3D, technique dont on en peut plus et qui, dans la majorité des cas, ne se justifie pas, ne sert à rien et dont le rendu est lamentable. Mais tout peut-être vu totalement différemment. Lussier reste sur un succès d’estime dans l’horreur qui, au passage, était déjà en 3D et se servait du procédé avec intelligence, et Cage fait marrer tant il se donne à fond dans tous les conneries fun dans lesquelles ils jouent. De son côté, la société « Nu Image » a bien évolué depuis quelques années. De nanars bisseux à la limite du Z, elle a su aujourd’hui s’imposer comme une bonne boîte ambitieuse pondant des séries B à moyens voire gros budgets attirant des stars et s’offrant une exposition de plus en plus large.

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Hell Driver (ou Drive Angry en VO, au choix) a tout pour faire flipper d’avance au vu de sa bande-annonce laissant attendre un actionner tout naze. Un Nicolas Cage moumouté en blond avec les cheveux mi-longs, un réalisateur qui n’est pas réputé pour ses fins talents de cinéaste, un affiche pop corn quelconque semblable à mille autre et laissant sous-entendre dans sa disposition que la bombe Amber Heard va avoir une position de faire-valoir quasi inutile si ce n’est pour trimballer sa jolie frimousse et apporter un poil de grâce dans un film bien bourrin.

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Mais Lussier a eu du pif sur ce coup là, s’inspirant de la méthode (enfin parfois) Michael Bay. A aucun moment, Hell Driver ne devra se prendre au sérieux. Le cinéaste assume à 200% le postulat de son métrage : du fun, du fun et du fin avec aussi du bourrin, simple mais honnête. Et ça marche ! Exit l’actionner basique PG-13, formaté et calibré pour être un quelconque film pop-corn noyé dans la masse des blockbuster ricains insipides. Lussier se lâche et fait de Drive Angry un film mi-action mi-fantastique classé R qui dépote, ultra-fun et totalement déjanté.
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Tourné entièrement en 3D (et non passé en 3D minable après le tournage), Drive Angry réussit déjà un premier pari. Une 3D séduisante, bien foutue avec laquelle Lussier joue à chaque instant par des effets de mise en scène ou de cadrage. Secondo, pari réussi dans le principe de vente. A la manière d’un Alexandre Aja sur Piranha (même si le talent et la qualité des deux films sont bien sûr incomparables), Lussier cherche avant tout à offrir au spectateur sa dose d’action décomplexée. Le réal se déchaîne et fonce à 2000 à l’heure dans le déjanté second degré virant parfois au loufoque et au grand n’importe quoi limite parodique. Des démons, de l’action, du nu full frontal, des têtes, jambes, bras explosés à grands coups de fusil à pompe (le tout en 3D, siouplé !). Et puis aussi du badass en veux-tu en voilà, des dialogues savoureux, un Nicolas Cage qui s’éclate comme un gamin dans un parc d’attraction, des tronches de cinoche burinées (Tom Atkins, David Morse et Cage bien sûr) et pour apporter un peu de « volupté » une Amber Heard sexy et nerveuse dans un rôle à la Michelle Rodriguez.
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Alors certes, Hell Driver n’est pas un très bon film sur le fond et encore moins un chef d’oeuvre. La réal de Lussier n’est pas très esthétique, parfois un peu indigeste, les dialogues ne sentent pas la fine plume classieuse, le scénario est franchement light. Mais en même temsp, ce n’est pas ce à quoi on s’attendait. Evidement, confié à un mec comme Zack Snyder, Drive Angry aurait pu avoir une tout autre dimension. Mais bon sang, ça fait quand même du bien par où ça passe et c’est le pied dans ce qui relève de la pure série B assumée ! Dans le registre du « Tiens, Cage nous sort une nouvelle série B d’action toute pourrie », Hell Driver est sûrement l’une de ses meilleures depuis un bail !
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Car une chose est sûre, ceux qui iront le voir en espérant un blockbuster ricain classique, trouveront ça probablement mauvais. Mais ceux qui sauront prendre le film pour ce qu’il est, attendez-vous à une sorte de Une Nuit en Enfer barrée, survitaminée, pleine de testostérone qu’une Amber Heard plus belle que jamais tempère. Cerise sur le gâteau, William Fichtner et sa classe vient apporter le contrepoids d’un Cage en mode « je fais la gueule et je vais péter des tronches à la grosse chaîne en ferraille ». Franchement : la meilleure définition pour ce dingue Drive Angry serait : c’est cool, c’est fun, ça envoie le bois et c’est tellement sincère dans sa démarche brute de décoffrage second degré, que l’on ne peut que pardonner la facture générale. Cool et grindhouse !

Bande-annonce :

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