Entretien avec Jonas Cuaron à propos de son nouveau film « Desierto »
Rencontre/Interview

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desierto_affiche_filmA l’occasion de la sortie de l’excellent Desierto avec Gael Garcia Bernal et Jeffrey Dean Morgan, au cinéma le 13 avril prochain, nous avons pu rencontrer le cinéaste Jonas Cuaron, accompagné de son co-scénariste Mateo Garcia. L’occasion d’évoquer le tournage de son nouveau long-métrage, les thématiques abordées, son casting, ou les similitudes avec Gravity réalisé par son père Alfonso Cuaron et dont il avait écrit le scénario.

Synopsis : Moises, un clandestin mexicain, cherche avec d’autres migrants à traverser la frontière américaine et à échapper à un agent sans foi ni loi. La confrontation vire au duel dans les grands espaces désertiques du sud de la Californie…

Notre chronique de Desierto ici.Jonas_cuaron_Mateo_Garcia

J’ai cru comprendre que vous avez écrit Desierto avant Gravity et c’est Desierto qui a ensuite inspiré Gravity, puisque votre père vous a demandé de lui écrire le même genre de survival mais dans l’espace au lieu du désert… C’est bien cela ?

Jonas Cuaron : Oui. « Inspiré » dans le sens où quand j’ai montré le script de Desierto à mon père (Alfonso Cuaron), il a été emballé et on s’est mis à parler de plein d’autres films comme Duel de Spielberg, Runaway Train d’Andrei Konchalovsky ou même Un Condamné à mort s’est échappé de Robert Bresson. C’étaient des films avec peu de dialogues, parfois minimalistes, qui parlaient de plein de choses avec des métaphores très cinématographiques. On s’est intéressés ensemble à ces films qui ne sont pas dépendants des dialogues mais plutôt de l’action et du caractère viscéral. Les deux histoires sont donc très différentes mais elles se ressemblent plus dans leur approche et dans le type de cinéma.

Comment avez-vous choisi la distribution ?

Jonas Cuaron : J’avais envie de tourner avec Gael Garcia Bernal depuis longtemps. Et puis un film comme ça, avec peu de dialogues, vous avez vraiment besoin d’avoir un très bon acteur pour établir une connexion avec les spectateurs. Et Gael, en tant que mexicain, fait parti des acteurs que j’admire le plus. J’avais aussi envie de travailler avec lui parce que, quand on a fait nos recherches sur le thème de la migration, je savais que Gael avait fait des documentaires sur ce sujet et il était donc bien informé sur tout ça. Et enfin, je pense que c’était important pour moi que son personnage soit incarné par une star reconnaissable. Dans les films ou les médias, les migrants sont souvent traités comme « ce mal qui arrive ». Pour moi, c’était important de leur donner un visage identifiable. Dans beaucoup de survival hollywoodiens, vous avez ce bon américain qui doit échapper à un groupe d’étrangers qui veut le tuer. Je voulais inverser cette idée et c’était important d’avoir Gael Garcia Bernal pour ça. Pour Jeffrey Dean Morgan, c’est un acteur que j’aime beaucoup. Je savais qu’il parviendrait à créer un personnage flippant mais en même temps, humain. Avec le peu de dialogues qu’il a, c’était important de créer un « monstre humain ». Peu d’acteurs américains auraient accepté un rôle aussi dingue. Jeffrey a bien compris la thématique du film.desierto-gael-garcia-bernal-trailer-stx

Tourner dans le désert n’a pas dû être chose difficile, non ?

Jonas Cuaron : Quand j’ai commencé à travailler sur le film, j’ai pas trop pensé aux problèmes de logistiques. En tant que réalisateur, j’ai pris ma voiture et je suis parti dans le désert pour repérer là où je voulais filmer. Mon producteur avait envie de me tuer car c’était toujours loin, qu’il fallait se taper des kilomètres et des kilomètres en voiture pour aller d’un point à un autre… Ce fut l’un des problèmes mais pas le seul. Il y avait aussi la chaleur, parfois plus de 40°, les serpents, également… La prochaine fois, je crois que je vais aller tourner en Antarctique, au moins, c’est plus frais.

Quelle scène a été la plus difficile à tourner ?

Jonas Cuaron : Toutes les scènes ont été difficiles à tourner car Gael Garcia Bernal et Jeffrey Dean Morgan ont fait eux-mêmes toutes leurs cascades. J’ai eu beaucoup de chances qu’aucun des deux ne se blesse. Il y a eu une fois où le chien a failli mordre Jeffrey au visage. Ça nous aurait coûté cher. Mais sinon, les deux plus difficiles, je dirai la scène où le chien meurt parce que ça a impliqué des effets spéciaux assez difficiles à réaliser. On a eu de la chance de travailler avec Anthony Lestremeau en France, qui m’a beaucoup aidé à obtenir ce plan. Et sinon, la première scène de fusillade aussi. C’était important de bien montrer la violence de la scène et on a bossé plusieurs jours dessus. Sinon, la scène où la voiture fait un tonneau n’a pas été simple. Enfin, elle a été compliquée pour le mec qui conduisait.

Vous évoquiez le thème de la migration. Avec la crise en Europe ou la progression de Donald Trump et ses idéaux réactionnaires aux États-Unis, on a l’impression que Desierto est devenu encore plus pertinent dans le contexte actuel, qu’il ne l’était déjà à la base… Quel est votre regard sur cette résonance ?

Jonas Cuaron : On a commencé à écrire Desierto il y a 7 ou 8 ans et les questions de migration étaient déjà pertinentes à l’époque. Je pense que la situation a atteint un niveau si extrême, que les médias sont obligés d’en parler. Mais finalement, la thématique de la migration a toujours été pertinente et peu importante à quelle époque sort le film, il sera toujours pertinent. C’est un sujet très universel en plus. Le film se passe à la frontière américano-mexicaine mais il pourrait se passer à la frontière entre le Mexique et l’Amérique Centrale ou ailleurs. Finalement, le fait d’avoir un film si minimaliste avec si peu de dialogues, cela permet aux spectateurs de n’importe où dans le monde, de pouvoir entrer en connexion avec l’histoire. C’est un sujet pertinent pour tout le monde sur la planète. […] On voit souvent dans les flux migratoires, les problèmes engendrés au lieu d’essayer de comprendre pourquoi les phénomènes se produisent. Généralement, la migration arrive suite à des problèmes à la base. Les gens quittent leur chez-eux, personne n’a envie de quitter son chez-soi. Chez vous, les migrants ne viennent pas en Europe parce que le climat y est meilleur. Sam (Jeffrey Dean Morgan) représente la figure du vigilante à la rhétorique haineuse. Dans beaucoup de pays, on voit ce type de rhétorique haineuse employée par certains médias ou politiciens, qui utilisent les migrants comme des boucs émissaires. C’est dangereux, et on a bien vu par le passé, que les gens qui utilisent une minorité comme un bouc émissaire, laissent généralement une bien mauvaise trace dans l’histoire. Quelque part, je voulais montrer comment cette rhétorique, si elle atteint la mauvaise personne, peut mener à des choses horribles.

Avez-vous été, en tant que migrant vous-même, confronté à des discriminations aux USA ?

Jonas Cuaron : Pas vraiment. Quand vous voyagez avec un passeport mexicain, on vous arrête surtout à la frontière. Mais il suffisait qu’ils voient que mon père avait réalisé Harry Potter et je rentrais sans problème ! (rires). Je suis un migrant privilégié mais en vivant aux États-Unis, j’ai vu à quel point d’autres n’avaient pas la même chance. Il y a des mères qui vivent là-bas alors que leurs enfants sont encore au Mexique, des pères qui travaillent aux États-Unis alors que toute leur famille est au Mexique. La frontière est très arbitraire. Pourtant, quand on commencé les repérages dans le désert, on voyageait le long d’elle et parfois, on ne se rendait même pas compte que l’on avez traversé la frontière, parce que le décor est le même des deux côtés, juste le désert.desierto-trailer-00

Vous avez opté pour le registre du survival, qu’est-ce qui était intéressant pour vous dans ce genre ?

Jonas Cuaron : Ce qui est intéressant avec le survival, c’est que dans ce genre de situation, tous les êtres humains sont pareils. Peu important leur histoire, leur bagage, leur milieu, il n’y a plus qu’une chose qui compte : survivre. Dans les questions de migrations, les migrants sont perçus comme « l’autre ». Et finalement, avec le survival, tout le monde est au même niveau. Peu importe d’où vous venez, l’instinct de survie est le même.

Mateo Garcia : Le survival est un genre universel, tous les êtres humains peuvent se connecter à l’idée de la nécessité de survivre, que ce soit face à la nature ou face à d’autres êtres humains. C’est d’autant plus important de nos jours avec les nombreux conflits entre êtres humains.

Selon vous, grâce à son côté divertissant, le genre est-il le meilleur moyen pour arriver à faire passer des messages politiques au plus grand nombre ?

Jonas Cuaron : A travers le genre, vous pouvez embrasser des sujets plus importants. C’est ce que j’aime dans le cinéma de genre et c’est pour ça que j’aime par exemple, le cinéma hollywoodien des années 70. Derrière le masque du genre, il y avait des sujets très politiques, très risqués. Mais oui, avec le genre, vous pouvez atteindre une cible qui n’est spécialement intéressée par votre sujet de fond. On a fait un film qui n’est pas seulement destiné aux gens qui ont envie de voir un film sur la thématique des migrants. Vous pouvez très bien regarder Desierto sans jamais prêter attention au contexte politique. Vous pouvez trembler pour les personnages, profiter du film comme un divertissement de genre. Et à travers le genre, certains verront les thématiques développées.

Desierto est donc un survival, avec un fond politique, mais il ressemble aussi à une sorte de western violent, comme si vous aviez créé un « survival spaghetti » !

Jonas Cuaron : Pour tout vous dire, après l’écriture, je suis allé à Malaga, là où Sergio Leone tournait ses films. On avait même pensé à tourner du côté de Malaga. Il y a d’ailleurs de petites références au western dans le film. Mais finalement, j’ai trouvé de meilleurs décors et paysages du côté du Mexique. Mais oui, il y avait cette idée de faire un western contemporain.desierto

Cela fait des années que vous travaillez avec votre père. Qu’avez-vous pu apprendre de lui ? Vous a t-il donné des conseils pendant le tournage ?

Jonas Cuaron : Desierto et Gravity sont assez similaires dans leur concept et leur appréhension de la tension et du temps. Ce que j’ai le plus appris de mon père, c’est cette gestion du rythme. Pour réussir à cristalliser la tension, vous devez être très précis dans votre gestion du rythme et dans l’alternance entre tension et relâchement, tension et relâchement… Mais le script était déjà plein de tension à la base. Sinon, le seul conseil qu’il m’a donné, c’était « Ne tourne pas avec un chien ! » Il me disait que quand on écrit, on ne pense pas à quel point c’est compliqué. Mais j’ai eu la chance de travailler avec un dresseur mexicain fantastique. Ce fut finalement presque plus facile de tourner avec le chien qu’avec les acteurs ! (rires)

Il y a une proximité justement entre votre cinéma et celui de votre père, ce sont deux cinémas du ressenti, deux cinémas très physiques, avec beaucoup de tension et de douleur.

Jonas Cuaron : Oui. Et dans les deux films, il y a cette dimension selon laquelle la tension passe par la musique. C’est pour ça que j’ai commencé à travailler avec Yoann Lemoine alias Woodkid. Quand j’ai commencé le tournage de Desierto, j’écoutais beaucoup l’un de ses morceaux, Boy Run Boy. J’adorais le contraste entre la beauté de sa musique et la dureté des paroles. Je savais que ce son serait parfait pour le film. On a travaillé pendant plusieurs mois ici à Paris, pour trouver le bon son. On voulait qu’il soit plus une texture qu’un simple score. On a montré le film à un groupe test aux États-Unis et plusieurs personnes, une en particulier, m’ont dit que leur cœur battait au rythme de la musique.

Il y a quelque-chose de formidable dans votre mise en scène. Le film se passe dans un cadre immense (le désert) et pourtant, rapidement on étouffe, comme si l’on était dans un huis-clos à ciel ouvert. Comment avez-vous pensé cette dynamique entre les deux ?

Jonas Cuaron : Le script jouait beaucoup avec ce contraste entre les personnages et le décor dans lequel ils évoluaient. Quand j’ai commencé à travailler avec Damien Garcia, le chef opérateur, c’était important pour nous d’arriver à recréer cette balance entre les plans de l’immensité sauvage -car le décor est l’un des protagonistes les plus importants du récit finalement- et des plans très resserrés sur les personnages. Il fallait mettre en scène ce contraste.desierto-toronto-film-festival1

ATTENTION – RISQUES DE SPOILER

Il y a aussi une grande violence dans Desierto. Et justement, il y a la question du « chien » que vous évoquiez. N’avez-vous pas eu peur que le public américain rejette le film parce que vous montrez un chien se faire tuer ?

Jonas Cuaron : Certaines personnes m’ont demandé pourquoi je ne coupais plus tôt, pourquoi je laissais les impacts de balles etc… Ma mère n’a fait que pleurer par exemple, parce que dans le film, je tue mon propre frère. Elle m’a trouvé pervers pour ça ! Mais je voulais être réaliste. Quand vous faites un film sur la violence, vous devez montrer cette violence. Dans trop de films, on voit aujourd’hui la violence comme quelque-chose de cool. Je voulais au contraire, montrer la réalité des choses et les conséquences. Pour le chien, il y a eu des personnes gênées parce qu’on tuait le chien. Et c’est ça qui est fou, les gens sont presque plus touchés parce qu’un chien meurt, que parce que des mexicains meurent ! Comment on peut être plus empathique envers un chien qu’envers des êtres humains ? D’autant que c’est un chien dresser pour tuer des gens…

Comment Jeffrey Dean Morgan a travaillé avec le chien ?

Jonas Cuaron : Lors de notre première réunion de travail, je me suis rendu compte que, tous les tatouages que vous voyez dans le film, ce sont des vrais en fait. Il a deux tatouages de ses chiens. Je me suis tout de suite dit que ce mec était mon « Sam ». Il est vite devenu très ami avec ce chien. Ça a facilité les choses qu’il soit « un homme à chien ».desierto-trailer-fbpicDesierto égratigne fortement l’image du fameux rêve américain. C’était une intention de départ que de ramener ce mythe vers une triste réalité, comme si finalement, il n’était qu’une illusion ?

Jonas Cuaron : Oui. Et d’ailleurs, Mateo a beaucoup réfléchi sur la fin justement. Dès le début, on savait que le public allait suivre ce périple et que ça serait important pour lui, qu’il arrive à bout, de l’autre côté. Mais dans le même temps, on ne voulait pas d’un happy end. Parce que la réalité, c’est que quand vous arrivez aux USA, ou en Europe par exemple, l’horreur continue. Il fallait trouver la bonne balance entre les deux idées.

Justement, parlons un peu de la fin. Le final est splendide avec ce plan très fort où les deux personnages avancent dans le désert blanc. Pourquoi avoir fait le choix de ne pas terminer le film sur ce plan et de rajouter une scène supplémentaire après lui ?

Jonas Cuaron : C’est drôle, j’ai fait le montage ici en France. Et les français sont un peu cyniques. On me disait « Finis sur ce plan !« . J’ai essayé mais je ne sais pas, peut-être parce que je suis mexicain moi-même, c’était trop dur de voir le film se finir là-dessus. Apparemment, les français voulaient que je tue Gael. (rires) Pour moi, ce plan de l’immensité était symbolique d’à quel point le périple que doivent entreprendre ces personnes, est long et difficile. Ça peut être le désert, la mer méditerranée…

Peut-être au fond, préfériez-vous aussi finir au plus près des personnages et non sur un plan loin d’eux…

Jonas Cuaron : Je voulais surtout qu’il se dégage un sentiment d’espoir. Il y a cette idée entre Gael et la fille, que même si le périple a été difficile, ils continuent de se pousser l’un l’autre. Je suis peut-être trop optimiste, j’ai besoin d’espoir.

Pourquoi avoir fait en sorte à ce que Gael Garcia Bernal et Jeffrey Dean Morgan n’aient finalement qu’une seule scène en commun ?

Jonas Cuaron : Desierto a plusieurs niveaux de lecture. Le niveau politique, le niveau du film de genre… Mais c’est avant tout une histoire assez archétypale de survie. Jeffrey est un monstre et Gael court pour lui échapper et finalement, il finit par se retourner et faire face à ce monstre. En travaillant avec Gael et Jeffrey, j’ai bien fait attention à ce qu’ils ne se croisent jamais pendant le tournage jusqu’à cette scène. On les avait mis dans deux hôtels différents, ils ne sont pas rencontrés avant, on tournait un jour avec l’un, un jour avec l’autre. Ils ne sont rencontrés que lors du tournage de cette scène finale et c’était assez intéressant car ils ne se connaissaient pas du tout. Le rendu est très honnête, je trouve.

(L to R) JEFFREY DEAN MORGAN and GAEL GARCIA BERNAL star in DESIERTO.A propos de leur duel sur la montagne. Pour un jeune réalisateur, c’est une scène très audacieuse car elle est très longue. Avez-vous eu des doutes à un moment concernant votre façon de la concevoir ?

Jonas Cuaron : Non. Quand Yoann a vu la scène pour faire la musique, il a halluciné car il fallait créer plus de six minutes de musique d’un coup. Mais pour moi, c’était important de ne pas couper dedans. Il fallait qu’on entre en transe devant elle, qu’on sente l’épuisement des personnages. C’est l’une de mes scènes favorites au final.

Aujourd’hui, vous êtes plus intéressé par l’écriture ou la réalisation ?

Jonas Cuaron : Ce sont deux visages de la même chose en un sens. On écrit tellement de fois un film. Vous écrivez un premier jet, puis d’autres, puis vous réécrivez sur le tournage avec les acteurs, et le montage est une sorte de réécriture finale. J’ai commencé par l’écriture parce que ce que je voulais, c’était raconter des histoires au cinéma et l’écriture était le premier pas pour ça.

Pouvez-vous nous dire deux mots sur votre prochain film ?

Jonas Cuaron : Je commence à peine à écrire donc tout ce que je pourrais dire paraîtra stupide. (rires) C’est facile de parler quand vous avez fait un film, c’est plus dur quand vous commencez à peine à le faire.

DESIERTO – BANDE ANNONCE VOST – LE 13 AVRIL AU CINÉMA

Un grand merci à Jonas Cuaron et Mateo Garcia pour leur gentillesse et leur disponibilité, à Condor/Version originale et Julie Tardit, ainsi qu’à Okarina et Florian, et aux autres participants de cette table ronde.

Propos recueillis et traduit par Nicolas Rieux

Un commentaire à propos de “Entretien avec Jonas Cuaron à propos de son nouveau film « Desierto »
Rencontre/Interview

  1. Film très fort, un suspens rarement atteint auparavant, la chaleur, les cactus qui seront le lieu de mort du chien j’ai adoré et aimerais que ce film soit vu par beaucoup de spectateurs, une autre forte d’immigration là c’est le désert et non pas la mer?

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