DOS AU MUR (critique)

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Mondo-mètre :

Carte d’identité :
Nom : Man on a Ledge
Parents : Asger Leth
Livret de famille : Sam Worthington, Jamie Bell, Elizabeth Banks, Genesis Rodriguez, Ed Harris, Anthony Mackie, Edward Burns…
Date de naissance : 2011
Nationalité : États-Unis
Taille/Poids : 1h42 – 42 millions $

Signes particuliers (+) : Distrayant. Et Genesis Rodriguez bordel !!

Signes particuliers (-) : Con comme ses pieds. Archétypal et basique. Bourré de raccourcis. Naïf.

 

UN BLOCKBUSTER SUR LE VIDE, C’EST JAMAIS BON SIGNE…

Résumé : Ancien flic emprisonné à tort, Nick Cassidy parvient à échapper à la vigilance des deux policiers l’accompagnant à l’enterrement de son père. Il se retrouve sur la corniche d’un grand hôtel, prêt à se jeter dans le vide. Mais ses actions font partie d’un plus vaste plan visant à l’innocenter…

Premier film d’Asger Leth, auteur précédemment d’un unique documentaire, Dos au Mur n’est pas le genre de film qui se prend la tête où qui cherche à être plus qu’il n’est. Petite série B divertissante pour samedi soir détendu (enfin « petite »… 42 millions de dollars quand même), Dos au Mur est l’archétype du thriller complètement con qu’il en devient finalement presque sympathique.

C’est sans se prendre la tête et assumant son intrigue peu innovante, s’amusant à renouer avec le charme des anciens films d’action des années 80, que le film d’Asger Leth déroule à un rythme soutenu sans temps morts son récit mélangeant cool attitude en mode feel good movie, humour gentiment placé à base de vannes et action efficace. S’inspirant des grands films de braquage qu’il croise avec un univers technologique à la Mission impossible, ce modeste Dos au Mur se veut honnête, sincère malgré ses invraisemblances incessantes, son intrigue ahurissante de bêtise symbolisée par un final à faire sourire de connerie. Mais l’énergie est là et la naïveté de l’entreprise est telle, que l’on en vient presque à se prendre de tendresse pour ce qui s’avère être un film d’action basique, simpliste même, mais faisant passer son moment en veillant au préalable à débrancher son cerveau. Confié aux bons soins d’un Tony scott ou autre expert en film nerveux, pas de doute que le film aurait pu être porté à un tout autre niveau qualitatif. Mais sans surprendre, Dos au Mur est plaisant emmené par les virils  Sam Worthington et Jamie Bell (eh oui) opposé à un bon bad guy incarné par le toujours bon Ed Harris. Et pour la touche de féminité, Elizabeth Banks balade sa blondeur mais est vite éclipsée par la petite révélation du film : la bombasse Genesis Rodriguez géniale minette sexy ultra girly assumée et rigolote.

Difficile de terminer ce texte avec cette photo sous les yeux (la scène concernée est racoleuse au possible mais pour une fois, on soulignera non pas l’éthique du metteur ne scène mais la générosité dont il fait preuve à notre égard car dieu sait qu’elle vaut le détour. A faire renoncer à son sacerdoce un curé !). Bref, parfois ce genre de connerie fait du bien. Mais attention, ça reste une connerie quand même.

Bande-annonce :

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