DEMAIN ET TOUS LES AUTRES JOURS de Noémie Lvovsky : la critique du film
Sortie cinéma

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Carte d’identité :
Nom : Demain et tous les autres jours
Mère : Noémie Lvovsky
Date de naissance : 2017
Majorité : 27 septembre 2017
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h20 / Poids : NC
Genre
: Drame

Livret de famille : Luce Rodriguez, Noémie Lvovsky, Mathieu Amalric…

Signes particuliers : Trop bancal pour convaincre.

JE RÈGLE MON PAS SUR LE PAS DE MA MÈRE

LA CRITIQUE DE DEMAIN ET TOUS LES AUTRES JOURS

Résumé : Mathilde a 9 ans. Ses parents sont séparés. Elle vit seule avec sa mère, une personne fragile à la frontière de la folie. C’est l’histoire d’un amour unique entre une fille et sa mère que le film nous raconte. 

Cinq ans après le joli succès de Camille Redouble, l’actrice Noémie Lvovsky repasse derrière la caméra avec Demain et tous les autres jours, une fable sur l’amour indéfectible entre une mère et sa fille, à la frontière de la folie. Dans ce récit mélancolique aux faux airs de comédie dramatique, la jeune Mathilde vit seule avec sa mère, psychologiquement fragile voire dérangée. A la maison, elle assume, portant à bout de bras cette mère parfois un peu trop lourde, mais qu’elle aime malgré tout. Quand Mathilde entend sa chouette lui parler, se pose la question de savoir si elle ne serait pas folle elle aussi…

Avec Demain et tous les autres jours, Noémie Lvovsky a voulu signer une sorte de conte métaphorique observant la solitude d’une enfant assumant un poids trop lourd pour ses jeunes épaules. Pour se faire, le film glisse entre les genres, au point d’en devenir insaisissable. Comédie dramatique ? Drame ? Conte fantastique ? On ne sait pas, probablement un mélange de tout cela, mais après tout, pourquoi vouloir à tout prix classer cet effort si singulier, qui s’applique à dessiner sa propre voie plutôt que de suivre un parcours balisé par des codes usités ? Peut-être justement, parce que cette même singularité qui donne au film son ton si particulier, peine à lui rendre vraiment service. Demain et tous les autres jours a beau s’évertuer à être émouvant, il a beau essayer de nous embarquer avec sa symbolique onirique (peu finaude) sur les angoisses d’une enfance brisée, la chouette parlante représentant bien évidemment le désarroi et la solitude de la jeune Mathilde, rien n’y fait vraiment. Bancal et balbutiant, le film de Noémie Lvovsky n’arrive jamais à se lancer, à trouver la bonne cadence pour filer droit et emporter le spectateur dans son histoire. Malgré ses efforts évidents, l’actrice-réalisatrice n’arrive surtout pas à bâtir un film homogène, le désordre qui habite la tête de cette mère un peu folle, finissant par venir habiter les pores d’un film qui se voudrait poétique, doucement fou et un peu triste, mais qui se révèle surtout ennuyeux, désordonné, artificiel.

Film d’intentions qu’il n’arrive malheureusement jamais à concrétiser, Demain et tous les autres jours se traverse avec la sensation de voir sans cesse de bonnes idées sur le bord de la route, lesquelles n’ont pas été invitées à bord d’un véhicule qui avance à souffrant d’une écriture trop erratique. Reste de bons comédiens pour tenter de sauver le naufrage alors que l’émotion se dissipe derrière la monotonie d’un film qui manque cruellement de densité. Derrière une formidable Luce Rodriguez, jeune comédienne que l’on sera sûrement amené à revoir, Noémie Lvovsky séduit en mère qui divague, et un remarquable Matthieu Amalric amène un peu de gravité dans un film très aérien… tellement qu’il s’envole et nous échappe.


BANDE-ANNONCE :

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Par Nicolas Rieux

 

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