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YESTERDAY de Danny Boyle : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Yesterday
Père : Danny Boyle
Date de naissance : 2018
Majorité : 3 juillet 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : Angleterre
Taille
: 1h57 / Poids : NC
Genre : Comédie, Musical

Livret de famille : Himesh Patel, Lily James, Ed Sheeran…

Signes particuliers : Un feel good movie qui fait du bien… au son des Beatles.

DANNY BOYLE JOUE AVEC LES BEATLES

LA CRITIQUE DE YESTERDAY

Synopsis : Hier tout le monde connaissait les Beatles, mais aujourd’hui seul Jack se souvient de leurs chansons. Il est sur le point de devenir extrêmement célèbre. Jack Malik est un auteur-compositeur interprète en galère, dont les rêves sont en train de sombrer dans la mer qui borde le petit village où il habite en Angleterre, en dépit des encouragements d’Ellie, sa meilleure amie d’enfance qui n’a jamais cessé de croire en lui. Après un accident avec un bus pendant une étrange panne d’électricité, Jack se réveille dans un monde où il découvre que les Beatles n’ont jamais existé… ce qui va le mettre face à un sérieux cas de conscience.  

Oublié l’échec de son aventure avortée sur le prochain James Bond, Danny Boyle revient avec un projet bien plus à la mesure de son style de conteur survolté. Avec Yesterday, comédie délirante et musicale née d’un postulat fantastique farfelu, le britannique imagine un monde où les Beatles n’ont jamais existé ! Sauf pour Jack Malik (Hamish Patel), un jeune chanteur amateur qui rêve de gloire et va saisir la trop belle aubaine de se faire un nom à la place des génies de Liverpool.

Pour le public français, Yesterday ne manquera pas de rappeler un peu le Jean-Philippe de Laurent Tuel avec Fabrice Luchini et Johnny Hallyday sorti il y a une douzaine d’années. À la différence près que Luchini y retrouvait le vrai Jean-Philippe Smet pour le convaincre de devenir Johnny là où le Jack Malik de Yesterday va s’emparer de l’immense héritage musical des Beatles pour se construire une carrière de superstar sous la bienveillance d’un mentor incarné par le rouquin Ed Sheeran. Une ascension fulgurante au sommet des charts… avant d’être rattrapé par une crise de conscience face à son imposture artistique. Et Danny Boyle de pouvoir ainsi évoluer entre les eaux d’une joyeuse comédie rock qui balance tout en s’offrant une intelligence du propos qui n’entame cependant jamais le capital légèreté et sympathie de l’entreprise.

Avec une bande-son égrenant tous les tubes du légendaire groupe anglais, Danny Boyle avait déjà une base solide pour régaler son public. Restait à raconter quelque chose autour car son film n’est pas le premier à surfer sur l’image du mythe. C’est là qu’entre en piste le sur-talentueux Richard Curtis (Bridget Jones, Love Actually) que l’on retrouve au scénario. Le roi de la romcom britannique s’est fait plaisir avec un script aux petits oignons offert comme un cadeau à Danny Boyle. Et s’il y a bien une chose que sait faire ce dernier justement, c’est raconter et mettre en images. Et il le prouve encore une fois avec un feel good movie au panache exaltant. Yesterday est une comédie très drôle, un drame profond et intéressant, un film musical bourré d’entrain, un terrain d’expérimentations visuelles (quoique Boyle semble s’être un peu assagi), une réflexion sur la puissance de l’art, la fonction d’artiste et les affres du star system, ou encore un divertissement jubilatoire mâtiné de romance et porté par une énergie explosive. D’un bout à l’autre, on rit, on chante, on s’émeut, on vibre et on prend son pied devant un film facétieux qui s’applique constamment à faire autant dans la nostalgie que dans le commentaire actuel sur l’industrie artistique d’aujourd’hui. De quoi contenter tous les publics.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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