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THE ROOM de Christian Volckman : la critique du film [VOD]

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Carte d’identité :
Nom : The Room
Père : Christian Volckman
Date de naissance : 2019
Majorité : 14 mai 2020
Type : sortie VOD
Nationalité : France
Taille : 1h40 / Poids : NC
Genre : Thriller fantastique

Livret de famille : Olga Kurylenko, Kevin Janssens, Joshua Wilson…

Signes particuliers : Un thriller fantastique qui part bien puis s’épuise en route.

LA CHAMBRE DES SECRETS

NOTRE AVIS SUR THE ROOM

Synopsis : Kate et Matt quittent la ville pour s’installer à la campagne dans une grande maison isolée et délabrée. Peu après leur déménagement, ils découvrent une chambre qui a le pouvoir d’exaucer tous leurs désirs… 

Autre victime de la pandémie actuelle qui a vu les salles de cinémas fermer subitement, le thriller fantastique The Room, dont la sortie a glissé du grand écran vers les plateformes de VOD. Rien à voir avec le nanar atomique (tristement) culte de Tommy Wiseau, ce The Room version 2019/2020 est le nouveau long-métrage de Christian Volckman, qui avait plus ou moins abandonné le cinéma depuis l’échec de son ambitieux Renaissance il y a 14 ans. Porté par Olga Kurylenko et le belge Kevin Janssens, on y suit l’incroyable découverte de Kate et Matt, qui ont quitté la ville pour recommencer une nouvelle vie à la campagne, dans une grande demeure qu’ils veulent restaurer. Mais peu après leur emménagement, ils vont y découvrir une étrange pièce… qui a le pouvoir d’exaucer tous leurs désirs. Le début et de la fin de tout.

Sorte de sombre variation du mythe d’Aladin où la lampe à trois coups de génie devient une chambre mystérieuse sans limite de vœux, The Room tient une bonne idée et réussit à bien l’exploiter pendant un temps… avant de perdre le fil et de fondre comme neige au soleil. Au lieu de s’en être tenu à ce qu’il avait de meilleur à savoir l’utilisation frénétique de cette pièce magique à en devenir fou, Volckman a cru bon d’étoffer son histoire en y intégrant et développant des éléments secondaires qui, de prolongements narratifs, deviendront vite des éléments parasites. Ce qui se tenait alors va s’évaporer pour laisser place à frustration et semi-ennui devant un film qui tourne à vide alors qu’il s’était montré si séduisant au départ avec sa critique à peine déguisée du matérialisme fou typique de nos sociétés modernes où l’on veut posséder pour posséder… sachant que l’on emportera rien dans la tombe (enfin on peut si on veut, mais l’intérêt est quand même assez limité). Ici, ce couple désargenté va se faire aspirer par leur incroyable découverte, exigeant tout et n’importe quoi, comme hypnotisé par leur boulimie d’avoir uniquement parce qu’ils ont la possibilité de l’avoir. Mais The Room de montrer que cette hystérie consommatrice, amusante de loin, peut avoir des conséquences quand on perd inéluctablement l’équilibre.

Malheureusement, à l’image du film où les personnages finissent par se perdre entre illusion et réel, le spectateur se perd lui aussi dans la cacophonie narrative ambiante. Le fait que ce ne soit pas très bien joué par l’ensemble du petit casting (une Olga Kurylenko en roue libre et un Kevin Janssens juste pas bon) devient un détail périphérique tant le vrai problème du film tient dans cette écriture trop bancale. Peut-être que The Room eut mieux valu d’être un bon court-métrage, plutôt qu’un long très moyen.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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