THE GOOD LIE de Philippe Falardeau : la critique du film et le test [Sortie Blu-ray/DVD]

Partagez cet article

179249.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMondo-mètre
note 6.5 -10
Carte d’identité :
Nom : The Good Lie
Père : Philippe Falardeau
Date de naissance : 2014
Majorité : 19 août 2015
Type : Sortie DVD/Blu-ray
Nationalité : USA
Taille : 1h52 / Poids : 12 M$
Genre : Drame

Livret de famille : Reese Witherspoon (Carrie), Corey Stoll (Jack), Thad Luckinbill (Matt), Arnold Oceng (Mamere), Ger Duany (Jeremiah), Femi Oguns (Theo), Joshua Mikel (Dave), Kuoth Wiel (Abital), Sarah Baker (Pamela), Mike Pniewski (Nick), Sharon Conley (Erin)…

Signes particuliers : Une histoire (vraie) tragique, forte et bouleversante, racontée certes avec un parfum de drama à l’américaine, mais qui ne manquera pas d’émouvoir.

UNE HISTOIRE VRAIE ENTRE LE SOUDAN ET LES ÉTATS-UNIS

LA CRITIQUE

Résumé : Inspirée de faits réels, l’histoire incroyable de 4 orphelins, rescapés d’une attaque de leur village au Soudan. Ils parcourent près de 1000 kilomètres à pieds pour rejoindre un camp de réfugiés des Nations Unies et survivre. 10 ans plus tard, devenus adolescents, ils gagnent le droit d’immigrer aux États-Unis à la suite d’un tirage au sort. Commence pour eux une nouvelle aventure, extraordinaire, dans un monde inconnu et surprenant, marquée par la rencontre d’une femme exceptionnelle qui les aidera à retrouver un sens à la vie.546025.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx L’INTRO :

Présenté en compétition officielle au dernier Festival de Deauville, The Good Lie était le nouveau film du québécois Philippe Falardeau (à ne pas confondre donc avec le thriller canadien éponyme de Shawn Linden tourné en 2012, de même qu’il ne faut pas confondre le cinéaste avec Eric Falardeau, autre québécois auteur du bien moche Thanatomorphose). Le réalisateur de Monsieur Lazhar tournait là son premier film américain avec cette histoire inspirée de faits réels, s’attachant au destin incroyable de quatre orphelins rescapés de la guerre civile au Soudan et qui parviendront à migrer vers les Etats-Unis pour y démarrer une nouvelle vie en laissant cette tragédie derrière eux. Si l’actrice Reese Witherspoon fait un peu office de « nom ronflant » mis en avant pour les besoins de la promotion du film, le cœur de la distribution est essentiellement constitué de comédiens nettement moins connus mais déversant un torrent de vérité à l’écran, pour la simple et bonne raison qu’ils ont pour la plupart vécu ce drame humain de l’intérieur. Et si Arnold Oceng est un enfant-vedette qui a démarré sa carrière à l’âge de six ans, les autres comédiens qui composent ce quatuor de rescapés, ont tous vécu la guerre soudanaise et, comme les personnages qu’ils interprètent, sont des migrants qui ont pu quitter les camps de réfugiés pour les Etats-Unis, plusieurs années après. Autant dire que jouer quelque-chose que l’on a vécu donne lieu à une sincérité qui se retrouve à l’écran. N’ayant pas eu la chance de passer par la case « sortie en salles », The Good Lie sort aujourd’hui directement en vidéo, près d’un an après sa présentation deauvillaise. Une bonne nouvelle.098458.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxL’AVIS :

The Good Lie est du cinéma confortable. Ça ne veut pas dire pour autant qu’il n’est pas bon. On s’attendait à un drama excessivement larmoyant et dégoulinant de bons sentiments avec pour but de bouleverser l’assistance, Philippe Falardeau nous aura donné à voir tout le contraire ou presque. Certes, le film est émouvant et démonstratif, certes il accumule pas mal de facilités narratives et repose sur un postulat très manufacturé, certes, il aligne en série pas mal de clichés et reste sur des sentiers très balisés recherchant le rire et les larmes comme finalité… Mais dans son ensemble, The Good Lie est un joli moment de cinéma, tragique et dur dans sa première moitié, étonnement plus drôle dans la seconde quand il joue la carte du choc des cultures (on pense aux Dieux sont Tombés sur la Tête). Certains ne surmonteront pas l’effet nauséeux de son ton moralisateur acoquiné à une ribambelle de clichés pensés avec commodité, même globalement, The Good Lie reste un drame touchant, distillant au passage quelques petites vérités bien soulignées (le gaspillage, le statisme administratif, l’égocentrisme américain…) tout en plaçant la thématique de l’humanité et de l’espoir au centre de son récit. Sans être un grand film, The Good Lie est un modeste moment lumineux et sincère.THE GOOD LIE

LE TEST BLU-RAY

Très belle image d’une impeccable netteté et soignée dans son étalonnage colormétrique, pistes son travaillées en fonctionnant à pleine puissance, les conditions sont optimales pour découvrir en vidéo cet inédit au cinéma qu’est The Good Lie. Deux suppléments complètent ensuite le film. Un premier d’un peu plus d’un quart d’heure, revenant sur l’incroyable histoire sur laquelle est basée le film. Monté comme un making of, producteurs, scénariste, directrice de casting, la fantastique actrice Reese Witherspoon ou encore le réalisateur Philippe Falardeau s’expriment au milieu d’un grand (trop grand d’ailleurs) extraits du film appuyés par quelques rares images du tournage. ce making of sera surtout l’occasion de voir s’exprimer les acteurs non-professionnels du film, dont on découvre également les auditions. Également au programme, quelques anecdotes et des images du tournage. On y apprend notamment que le film a pu bénéficier de la collaboration de l’ONU pour tourner dans un vrai camp de réfugié. Sont également proposées, douze minutes de scènes coupées. Pour la plupart, de très bonnes séquences qui aurait probablement alourdi le rythme et rallongé le film, mais que l’on découvre avec plaisir.

BANDE-ANNONCE :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.