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SANS FILTRE de Ruben Ostlund : la critique du film [Cannes 2022]

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Nom : Triangle of Sadness
Père : Ruben Ostlund
Date de naissance : 2021
Majorité : Prochainement
Type : sortie en salles
Nationalité : Suède
Taille : 2h30/ Poids : NC
Genre : Comédie dramatique

Livret de Famille : Harris DickinsonCharlbi Dean KriekWoody Harrelson

Signes particuliers : La palme d’or du dernier festival de Cannes.

Synopsis : Après la Fashion Week, Carl et Yaya, couple de mannequins et influenceurs, sont invités sur un yacht pour une croisière de luxe. Tandis que l’équipage est aux petits soins avec les vacanciers, le capitaine refuse de sortir de sa cabine alors que le fameux dîner de gala approche. Les événements prennent une tournure inattendue et les rapports de force s’inversent lorsqu’une tempête se lève et met en danger le confort des passagers.

 

SATIRE DU CAPITALISME MODERNE

NOTRE AVIS SUR SANS FILTRE

Triangle of Sadness (rebaptisé Sans Filtre en France) du Suédois Ruben Ostlund (déjà récompensé avec la satire du milieu de l’art contemporain The Square) tire son titre d’une moue imposée aux mannequins afin d’incarner les marques de luxe qui ne supportent pas que les modèles sourient sur le catwalk et devant les objectifs des photographes. D’une introduction à base de vérités bien assénées sur les influenceurs et ceux qui alimentent leur business, le film prend une autre direction puisqu’il emmène le monde des riches et des puissants (réels et virtuels) pour une croisière de « Happy Few » en yacht. Le film adopte alors la forme d’une fable satirique et tire à boulets rouges -et assez justement- sur l’un des concepts au cœur du capitalisme moderne : les notions d’utilité et de valeur. Soit un diamant qui n’a aucune utilité mais une valeur inestimable, quand l’eau pourtant vitale ne coûte rien à ceux qui la consomme dans nos pays à économie de marché. Alors qu’un Michel Franco met à mort les super-riches au sens propre comme au sens figuré, le réalisateur Triangle of Sadness préfère les laisser s’entredéchirer au fur et à mesure que des épreuves se glissent sur leur route. Jubilatoire, peut-être un peu long, mais un film à voir assurément.

 

Par Bart Sampson

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