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RAOUL TABURIN de Pierre Godeau : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Raoul Taburin
Père : Pierre Godeau
Date de naissance : 2018
Majorité : 17 avril 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h30 / Poids : NC
Genre : Comédie

Livret de famille : Benoît Poelvoorde, Edouard Baer, Suzanne Clément, Grégory Gadebois, Vincent Desagnat, Victor Assié, Theo Gallet, Ilona Bachelier …

Signes particuliers : Un joli conte adapté de la BD de Sempé.

POELVOORDE REMONTE EN SELLE… ENFIN PRESQUE !

LA CRITIQUE DE RAOUL TABURIN

Synopsis : Raoul Taburin, c’est l’histoire d’un petit garçon devenu grand sans savoir faire du vélo. L’histoire d’un immense malentendu vécu comme une malédiction. Un imposteur malgré lui.

Pour les amateurs d’adaptations de bandes dessinées au cinéma, voici que débarque Raoul Taburin, long-métrage tiré de l’œuvre éponyme de Sempé. Réalisé par Pierre Godeau (11.6 avec François Cluzet) et porté par un Benoît Poelvoorde qui remonte à bicyclette (ou presque) 18 ans après Le Vélo de Ghislain Lambert, Raoul Taburin s’aventure dans le petit village de Saint-Céron, où le dénommé Raoul Taburin est un étonnant marchand de vélos passionné par son métier. Une passion gênée par un seul petit détail qui lui pourrit la vie tel un caillou dans une chaussure : il n’a jamais su faire de vélo et s’acharne à cacher son secret à tous depuis toujours. Restait à espérer que le film rende mieux justice à la BD que Le Petit Nicolas, d’autant que pour les amoureux de Sempé, Raoul Taburin revêt un caractère particulier puisqu’il s’agit de la seule BD écrite et dessinée par l’artiste…

Si les adaptations de BD n’ont que rarement donné satisfaction à ce jour (sauvons les mignons Le Petit Spirou et Bécassine), Pierre Godeau réussit à composer quelque chose d’assez charmant avec son Raoul Taburin. Parce que le cinéaste épouse les codes du conte pour dérouler sa belle histoire, parce qu’il injecte à son film tendresse et fantaisie, et parce que Benoît Poelvoorde fait des merveilles -comme toujours- à l’écran dans la peau de ce vendeur de vélo terriblement attachant. Enroulé dans une simplicité bienvenue qui offre au film un petit quelque chose d’agréablement merveilleux, Raoul Taburin fait le choix d’une esthétique doucement rétro pour nous emmener dans une balade hors du temps entre rires et émotion. L’ensemble paraît parfois un brin fade et tend vers l’exercice un peu vieillot (curieux pour un film réalisé par un jeune cinéaste) mais il est ludique et s’adresse aux petits comme aux grands en s’offrant tel un feel good movie animé par une touchante sincérité d’âme.

BANDE-ANNONCE :

Par Wilfried Rennahan

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