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LE VENT DE LA LIBERTÉ de Michael Bully Herbig : la critique du film

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Spectateurs

La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Ballon
Père : Michael Bully Herbig
Date de naissance : 2018
Majorité : 10 avril 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : Allemagne
Taille : 2h06 / Poids : NC
Genre : Thriller, Historique

Livret de famille : Friedrich Mücke, Karoline Schuch, David Kross…

Signes particuliers : Un thriller dont on ressort comme après deux heures dans une essoreuse !

VOLER OU NE PAS VOLER, TELLE EST LA QUESTION

LA CRITIQUE DE LE VENT DE LA LIBERTÉ

Synopsis : 1979. En pleine guerre froide, deux familles ordinaires d’Allemagne de l’Est rêvent de passer à l’Ouest. Leur plan : construire une montgolfière et survoler la frontière. Une histoire incroyable. Une histoire vraie.

 

Certains ont peut-être encore en tête le film La Nuit de l’Evasion de Delbert Mann avec John Hurt, produit par Disney en 1982. Le film racontait le périple authentique de deux familles qui ont tenté de fuir l’Allemagne de l’Est en ballon gonflable pour passer à l’Ouest. 37 ans plus tard, l’acteur-réalisateur allemand Michael Bully Herbig s’est repenché sur cette histoire, qu’il porte à nouveau à l’écran à travers un thriller de très haute volée (sans mauvais jeu de mot).

Avec Le Vent de la Liberté, Herbig nous replonge dans le sombre passé de l’Allemagne divisée, du rideau de fer et de la dictature idéologique soviétique qui faisait régner la terreur sur la RDA. Inspiré de l’incroyable histoire vraie de ces deux familles qui se sont lancées dans ce projet suicidaire de construction d’une montgolfière pour survoler la frontière et ses patrouilles meurtrières qui avaient pour ordre de tirer à vue sur les « traîtres », Herbig signe un thriller non seulement bien fichu et très efficace, mais qui réussit à imposer un climat de tension incroyable dès les premières minutes, climat qui ne va cesser de croître tout au long du film pour nouer les tripes au rythme d’un suspens démentiel et ultra-maîtrisé.

Intelligemment, Michael Herbig ne laisse aucune place aux fioritures et aux temps morts. Pas le temps pour ça. Une approche qui au final vient coller au récit raconté et au sentiment d’urgence qu’il met en scène pour cette famille pressée par le temps alors que l’étau se resserre. Ainsi, Le Vent de la Liberté ne s’embarrasse pas de prologue à rallonge, d’installation inutilement étirée ou de présentation factuelle de ses personnages. Tout cela, il le fera au fur et à mesure d’un récit formidablement bien construit et agencé. Dès l’ouverture, on est tout de suite dans le bain, dans une atmosphère d’inquiétude, de stress, de peur, autour de personnages aux allures d’animaux inquiets, qui vont rapidement devenir des animaux traqués. La Stasi rôde, le collet se resserre, et le spectateur vit en apnée cette entreprise désespérée aux chances infimes. Et toujours avec cette même maîtrise, Herbig multiplie adroitement les points de vue, les chasseurs et les chassés, déployant ainsi derrière son thriller haletant, voire suffocant, un portrait terrifiant du fonctionnement anxiogène de l’ex-URSS. Servi par d’excellents comédiens auquel on s’identifie sans peine, Le Vent de la Liberté s’impose vite comme un thriller remarquable à s’en ronger les ongles, à la fois inquiétant, passionnant et ultra-prenant.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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