DANGEROUS PEOPLE de Henrik Ruben Genz : la critique du film [sortie DVD/Blu-ray]

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Dangerous_people Mondo-mètre
note 4 -10
Carte d’identité :
Nom : Good People
Père : Henrik Ruben Genz
Date de naissance : 2014
Majorité : 04 novembre 2015
Type : Sortie vidéo
(Éditeur : Metropolitan)
Nationalité : USA
Taille : 1h30 / Poids : NC
Genre : Thriller

Livret de famille : James Franco (Tom), Kate Hudson (Anna), Tom Wilkinson (Halden), Omar Sy (Khan)…

Signes particuliers : Omar Sy s’essaie à un rôle de méchant pour une série B américaine.

LES GENTILS CONTRE LES MÉCHANTS

LA CRITIQUE

Résumé : Tom et Anna, un jeune couple d’Américains vivant à Londres se retrouve criblé de dettes sans rien avoir fait de mal. Une nuit, ils découvrent chez eux un cadavre. A côté du corps, 220 000 livres sterling en liquide. Tout ce qu’ils ont à faire, c’est ramasser cet argent, et la totalité de leurs problèmes seront réglés. Du moins c’est ce qu’ils croient. Dès qu’ils mettent la main sur l’argent, ce sont les vrais ennuis qui commencentGood_people_2L’INTRO :

Tourné en 2014 juste après X-Men : Days of Future Past, le thriller Dangerous People s’inscrit dans la continuité de la percée hollywoodienne de notre intouchable Omar Sy national. Après sa quasi-figuration du côté des superhéros, Omar Sy trouve ici un rôle un peu plus conséquent, en l’occurrence celui d’un bad guy traquant un gentil couple tout sirupeux qui se retrouve emporté dans un univers criminel bien loin de leur vie tranquille d’ordinaire seulement secouée par les traites qui s’accumulent et qui les prennent à la gorge. Mais attention, « rôle plus conséquent » ne veut pas dire tête d’affiche. S’il est mis en avant chez nous pour tenter de vendre le film, Dangerous People ne se résume pas à Omar Sy, loin de là. L’acteur n’y tient d’ailleurs qu’un second rôle, les deux véritables héros de cette affaire signée du danois Henrik Ruben Genz (quelques longs au Danemark ou des épisodes des séries The Killing et Borgen) étant James Franco et Kate Hudson. Dangerous People est scénarisé par le très bon Kelly Masterson (Snowpiercer, 7h58 ce samedi-là) à partir d’un roman de Marcus Sakey.112436.jpg-c_640_360_x-f_jpg-q_x-xxyxxL’AVIS :

Malgré donc la présence de Omar Sy au générique, Dangerous People n’a pas eu l’occasion de s’inviter dans les salles obscures françaises. On comprend vite pourquoi à la découverte de cette série B qui présente toutes les caractéristiques d’un DTV de seconde partie de soirée, un samedi soir d’hiver. Dangerous People est un petit thriller cousu de fil blanc, sans génie ni réelles ambitions, recyclant mollement une mécanique sucée jusqu’à la moelle par une pelletée de prédécesseurs. L’idée d’un couple tombant sur un paquet de fric, se posant quelques vagues dilemmes moraux vite expédiés, avant de choisir et de devenir la proie de criminels en chasse, résonne assez bruyamment dans nos deux oreilles. Au choix, on a vu ça dans l’excellent Un Plan Simple de Sam Raimi, dans le fabuleux True Romance de Tarantino (même s’il s’agissait de drogue) ou encore dans le moyen A Single Shot avec Sam Rockwell. Henrik Ruben Genz n’apporte aucune idée nouvelle et accouche d’un exercice convenu et au mieux regardable, emballé avec le sérieux d’un yesman rodé faisant face à une œuvre de commande portée par quelques stars cachetonneuses. Les clichés s’accumulent de la première à la dernière minute, la crédibilité générale est en souffrance, le mélange drama-thriller peine à prendre, et Dangerous People ne s’écarte jamais de son droit chemin, essayant d’éviter de trop regarder sur les bords où le ridicule lui lance quelques appels chuchotés. Aucune prise de risque et à l’arrivée, un film trop terne pour convaincre.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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