INFINI de Shane Abbess : la critique du film [sortie DVD/Blu-ray]

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note 4.5 -10
Carte d’identité :
Nom : Infini
Père : Shane Abbess
Date de naissance : 2015
Majorité : 04 novembre 2015
Type : Sortie vidéo
(Éditeur : Seven 7)
Nationalité : Australie
Taille : 1h50 / Poids : NC
Genre : SF

Livret de famille : Daniel MacPherson (Whit), Grace Huang (Claire), Luke Hemsworth (Charlie), Bren Foster (Morgan), Luke Ford (Chester), Dwaine Stevenson (Rex), Tess Haubrich (Lisa), Harry Pavlidis (Menzies), Kevin Copeland (Johanson)…

Signes particuliers : Une série B de science-fiction venue d’Australie, qui a fait son petit effet au dernier BIFFF 2015.

DANS L’ESPACE, PERSONNE NE VOUS ENTEND CRIER (encore…)

LA CRITIQUE

Résumé : Une équipe de sauvetage est transportée à travers l’espace au 23e siècle dans une colonie minière pour sauver le seul survivant d’une catastrophe biologique. Durant cette mission, ils trouvent une arme redoutable qui doit frapper la Terre une heure plus tard.

Whit Carmichael (Daniel MacPherson) in a scene from INFINI, directed by Shane Abbess.

L’INTRO :

Exilée à l’autre bout du globe et loin de tout, l’Australie est pourtant une terre d’accueil pour le cinéma depuis pas mal de décennies maintenant. Une terre qui réussit même à se faire entendre régulièrement à travers le monde, au point que l’on ne compte même plus le nombre de grands cinéastes ou comédien(ne)s ayant émergé d’un pays à la production peu quantitative mais souvent intéressante et ambitieuse. Le dernier en date, c’est Shane Abbess, jeune geek qui s’était fait remarquer en 2007 avec son premier long-métrage, le film d’action fantastique Gabriel. Huit ans plus tard, le cinéaste livre son second effort, avec la série B de science-fiction Infini, présentée en Première Mondiale au BIFFF 2015. Sur Infini, qui relate le parcours mouvementé d’une équipe de sauvetage au 23eme siècle transportée à l’autre bout de la galaxie pour aller secourir un homme dans une colonie minière frappée par une catastrophe biologique et contrer un désastre annoncé, Shane Abbess a presque tout fait comme un grand, l’écriture, la production, la mise en scène. Pas de gros budget, pas de têtes vraiment connues (mis à part Luke Hemsworth, frère de Chris) mais l’envie de pondre un truc plutôt bien foutu, voilà comment résumer Infini, qui paraît aujourd’hui chez nous en DTV.infini_soldiersL’AVIS :

On ne va pas se mentir, Infini n’est pas le film de l’année, loin de là. Fort à parier que Shane Abbess ne visait de toute manière pas de telles ambitions. Cela étant dit, on espérait quand même un peu plus de cette série B qui n’a rien de honteuse, mais qui affiche trop de carences pour prétendre à s’imposer comme une bonne surprise accouchée avec inspiration et malice. Passée une introduction complètement bordélique cherchant à condenser les bases de son univers mais s’y prenant fort maladroitement dans la gestion des informations délivrées au point d’obstruer son conduit, mettant ainsi en péril l’accroche du spectateur et surtout de son attention (qui se joue souvent dans le premier quart d’heure sur ce type de film court sur pattes), Infini trouve son rythme de croisière et une meilleure tenue lorsqu’il vire au thriller SF de genre alternant survival et horreur dans une énième histoire d’infectés ultra-violents contaminés par une « chose » mystérieuse. Et même si Abbess ne s’impose pas comme un remarquable conteur, gérant même assez mal l’équilibre et la construction narrative d’une histoire, sa modeste bisserie sans génie s’efforce au moins de faire le job, dans son créneau pas évident, une fois lancée sur l’autoroute de l’action rythmée et dynamique.InfiniNéanmoins, on reprochera tout de même au film un trop grand nombre de choses pour convaincre. A commencer par la piètre prestation de ses comédiens, suivie de la redondance d’un script à l’arc et aux enjeux trop légers, de ses nombreuses incohérences ou de son incapacité à proposer autre chose qu’un récit de survie linéaire fondé sur une idée trop mince pour alimenter une histoire semi-originale, ou encore une mise en scène et un montage en souffrance question lisibilité et diversité. L’affaire reste distrayante à défaut d’être captivante, et s’applique bien à cacher ses ambitions rabougries et son petit budget derrière un huis-clos roublard et rondement mené (peut-être trop d’ailleurs). Flirtant souvent avec le superficiel crétin et le grand n’importe quoi recyclant à tout va (à commencer par le The Thing de Carpenter ou le Aliens de Cameron, mais aussi Event Horizon ou Abyss), Infini ne restera pas dans les annales, pas plus qu’il ne fera office de pépite surprenante dans le vaste marché du direct-to-video cette année. Toutefois, les amateurs de thriller horrifique science-fictionnel peu exigeant auront toujours un encas à se mettre sous la dent pour alimenter une soirée DVD en mal de faux blockbuster à regarder.

EXTRAIT :

Par Nicolas Rieux

Un commentaire à propos de “INFINI de Shane Abbess : la critique du film [sortie DVD/Blu-ray]

  1. infini film fabuleux un grand message pour l humanite;le film est juste un support pour faire passer un message de paix et de pardon;tout y est la vie la mort;l amour la haine,la dualite de l ame humaine;et enfin la ressurection;ce ce film a une dimension theologique,peu de personne l on compris;on peut y voir notre reflet,ce film ,je l ai vecu en vrai;suite a une depression severe et un surmenage;j ai ete victime d un grave avc;un an d arret;neuf moi de reeducation;j etais redevu enfant,puis ado;puis adulte peureux;je suis redevu l homme que j etais au bout de deux ans;en meilleur,sans colere;j ai recuperer tous mes moyens physiques et intellectuels meme en mieux;merci

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