CAPTIFS (critique – thriller)

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note 4
Carte d’identité :
Nom : Captifs
Père : Yann Gozlan
Livret de famille : Zoé Félix (Carole), Eric Savin (Mathias), Arié Elmaleh (Samir), Ivan Franek (un ferrailleur), Igor Skreblin (un ferrailleur), Margaux Guenier (Ana)…
Date de naissance : 2009
Nationalité : France
Taille/Poids : 1h24 – 2 millions €

Signes particuliers (+) : x

Signes particuliers (-) : Trop mou, trop tendre, Captifs n’est jamais prenant et ses personnages jamais intéressants.

 

PAS TRÈS CAPTIVANT CE CAPTIFS

Résumé : Travaillant avec une équipe humanitaire dans les Balkans, Carole et deux de ses collègues sont attaqués sur le chemin du retour. Ils sont enlevés et séquestrés par de mystérieux agresseurs…

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« Inutile de crier, personne ne vous entend ». Par ses quelques mots piqués à la campagne marketing du Alien de Ridley Scott, l’affiche de Captifs, second film de Yann Gozlan après le thriller Echo avec Lubna Azabal, annonce la couleur : le film va être va être un haut moment de terreur intense om les protagonistes vont être mis à mal dans une histoire perverse et retors. C’est en tout cas le moins que l’on espérait de ce thriller horrifique en mode survival, français avec la pétillante Zoé Felix comme star principale et victime de bourreaux de ces contrées de l’Europe de l’Est, souvent présentées comme hostiles dans le cinéma d’horreur.

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Ne vous attendez pas une folle originalité devant ce petit et énième trip sur ces pays de l’Est où le kidnapping en vue du marché du don d’organe semble, si l’on en croit le cinoche de genre, un sport national. Captifs ne cherche d’ailleurs pas à être révolutionnaire dans le domaine mais seulement à être une nouvelle version de ces survival où de pauvres âmes se retrouvent aux prises avec des agresseurs mystérieux et aux motivations obscures, du moins au départ. Car bien sûr, on voit tout venir très rapidement. Gozlan a bien compris que le genre est à la mode ces temps-ci. Croisant le thriller avec le torture porn soft (on est très très loin d’Hostel en gros) le réalisateur ambitionne seulement de faire flipper le spectateur devant le sort sordide réservé à ces pauvres humanitaires (l’identification et la compassion n’en seront ainsi que plus fortes et l’inhumanité ignoble des agresseurs, décuplée).

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Si comme le dit l’affiche, « personne ne nous entend crier », c’est qu’il y a bien une raison. C’est peut-être tout simplement parce que tout le monde roupille depuis longtemps. Captifs se regarde d’un œil un poil distrait par quelques séquences malignes tandis que l’autre est déjà en train de se fermer devant la banalité de l’affaire vue et revue mille fois auparavant. A tel point, que toute l’histoire en devient finalement assez peu intéressante à l’image des protagonistes dont on a profondément rien à foutre. A la limite même, on souhaiterait presque qu’ils meurent au plus vite, leur jeu en serait ainsi insupportable moins longtemps à commencer par la Félix tout comme Arié Elmaleh, frère de Gad. Monsieur Gozlan, soyons sérieux, il en faut un peu plus maintenant, Captifs aurait pu être « presque » sympa mais il y a dix ans, plus aujourd’hui.

Bande-annonce :

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