ATLANTIC RIM – critique (action/sf)

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Carte d’identité :
Nom : Atlantic Rim
Pères : Jared Cohn
Livret de famille : David Chikochi (Red), Anthony ‘Treach’ Criss (Jim), Jackie Moore (Tracy), Grahame Greene (Hadley), Nicole Dickson (Dr Adams), Steven Marlow (Geise)…
Date de naissance : 2013
Majorité au : inconnue
Nationalité : USA
Taille : 1h20 / Poids : 500.000 $

Signes particuliers (+) : Le titre rigolo de culot.

Signes particuliers (-) : Comme pour toute production « Asylum », tous les défauts sont permis. Visuel catastrophiquement numérique, cheap, ridicule, acteurs mauvais, script perdu et jamais retrouvé. Sauf qu’ici, la cerise sur le gâteau est l’ennui. Un film de parlotte interminable même pas drôle au second degré. Juste une purge inutile.

 

THE ASYLUM RIM

Résumé : Des créatures gigantesques et monstrueuses sortent de l’océan Atlantique et attaque les États-Unis. Trois soldats courageux vont les combattre à bord de leurs robots géants…

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L’INTRO :

On reste dans la production estampillée Asylum après vous avoir narré les exploits du désormais célèbre Sharknado et on se penche maintenant sur le cas d’Atlantic Rim, la version sous-produite par ces benêts de la bisserie américaine, qui s’approprient le blockbuster voisin Pacific Rim. Une fois de plus, Asylum n’a pas perdu du temps et dégaine à la vitesse de la lumière alors que le film de Guillermo Del Toro vient à peine de sortir en salles il y a quelques semaines. Et comme ce fut le cas avec Transmorphers il y a quelques années, le studio ne se cache même pas du plagiat ironique avec un titre dont l’humour n’a d’égale que le culot de la boîte Asylum qui va sans aucun doute, voir une nouvelle injonction au tribunal lui tomber sur le coin de la tronche.  Hasard ou pique volontaire malicieuse, on retrouve même dans Atlantic Rim un clin d’œil (réel ?) avec un personnage de petite racaille qui va se faire vite fait bien fait botter le cul par le héros dont l’apparence n’est pas sans rappeler celle de Del Toro.

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Avec ses 500.000 dollars de trésorerie, soit 380 fois moins que son modèle hollywoodien, la série B Atlantic Rim compte un trou, où plutôt un fossé devrait-on dire, qui bien entendu, on vous le donne en mille, crève l’écran. Toujours les mêmes branleurs aux effets spéciaux qui ont dû œuvrer avec une vieille version PC d’After Effect, toujours un tocard derrière la caméra qui a essayé de faire comme il a pu en limitant les dégâts (l’heureux élu est un certain Jared Cohn, responsable pour Asylum du plagiat de 11/11/11 de Darren Lynn Bousman, intelligemment titré 12/12/12), toujours un casting composé d’une brochette d’acteurs de troisième zone aux airs ahuris qui jouent comme des patates avec bien sûr aussi, une guest star en perdition qui cachetonne histoire de (cette fois, c’est le légendaire Grahame Greene, l’indien de Danse avec les Loups) et enfin, toujours un film qui sonde les abysses de la nullité en cherchant s’il est encore possible de la repousser.

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L’AVIS :

Atlantic Rim donc, délocalise son histoire dans un autre océan (et hop, un procès d’évité face à la Warner), d’où émerge une créature gigantesque qui vient attaquer les côtes américaines. Mais pas de panique, l’armée compte dans ses rangs,  trois valeureux soldats indisciplinés et tout autant de robots agiles qui vont protéger les citoyens non sans quelques dégâts. Et c’est parti pour un grand moment de débilité même pas drôle (à la limite, on pouvait se marrer devant Sharknado). Atlantic Rim est une purge incroyable d’ennui (durée à l’ombre : 1h20, durée ressentie : 3 heures), qui se dope deux-trois fois pendant quelques minutes histoire de proposer quelques pauvres combats miteux entre géants. Le reste du temps, on est condamné à assister à un déversement de blabla soporifique qui est censé former une « histoire », ce qui n’est pas évident au premier coup d’œil. Avec une totale absence d’écriture (au moins c’est raccord avec la mise en scène) comme si le script était improvisé à même le plateau par un gugusse qui a regardé son gamin jouer aux légos avant de lui piquer l’histoire qu’il s’était construite après avoir vu… Pacific Rim (!!), Atlantic Rim nous plonge dans un non-univers (normal, pas le temps ni le fric d’en présenter un) où grosso-modo, des monstres tout numérique attaquent, des robots tout numérique défendent, où trois soldats courageux se battent tout en ayant un vague souci de romance pendant qu’un mec qui se prend pour John Wayne (avec la panoplie complète : démarche, grosse voix et bandeau sur l’œil) fait chier un amiral mono-expressif, où l’armée est composée de 3-4 pauvres soldats armés de mitraillettes Fisher Price pour tirer « épiquement » dans tous les sens sur des créatures qui font 50 fois leurs tailles… et c’est à peu près tout. Beaucoup de parlotte (et de la mauvaise avec des dialogues horripilants), des décors et costumes cheap, une BO de remplissage insupportable et du vide plus tard, on constate que l’on a -encore- perdu 1h30 devant une ânerie ridicule signée Asylum, mais une même pas drôle.

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On veut bien que le principe de la boîte est d’être spécialisée dans le nanar bisseux limite parodique pour DTV (dit mockbuster) mais il y a quand même des limites à la nullité. Pourquoi, de temps à autre, la firme ne nous propose pas une petite pépite à micro-budget bien foutue et maligne ? Non, c’est vrai, eux, leur créneau, c’est la connerie. Et faudrait surtout pas que ça soit trop bon. Alors OK, on devait raisonnablement s’y attendre dans le cas d’Atlantic Rim mais finalement, Asylum, c’est pire que Troma. Eux au moins, ils s’éclatent. Allez, on accordera la mention du jour à David Chokachi, exceptionnel acteur qui campe le héros qui est d’un ridicule à battre tous les records. Un grand acteur qui a joué dans La Fureur du Yeti quand même, siouplé, ainsi que dans plein d’autres titres qui sonnent le chef d’œuvre (prendre une grosse voix et lire : Collision Course, Jet Stream, Soul Surfer, Beyond the BreakThe Putt Putt Syndrome, cherchez l’erreur). Atlantic Rim est un mauvais Asylum, on espère que ça vous situe vaguement le niveau de la chose ? Bon, c’est pas tout ça mais là, envie pressante d’un vrai blockbuster, bon, nul, peu importe, mais juste fait correctement. La blague est terminée. On lui a mis un zéro mais c’était parce que les notes négatives ne sont pas encore disponibles sur Mondociné.

Bande-annonce :

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