L’AMOUR EST UNE FÊTE de Cédric Anger : la critique du film
Sortie cinéma

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Carte d’identité :
Nom : L’amour est une fête
Père : Cédric Anger
Date de naissance : 2018
Majorité : 19 septembre 2018
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h58 / Poids : NC
Genre
: Comédie

Livret de famille : Guillaume Canet, Gilles Lellouche, Camille Razat, Michel Fau…

Signes particuliers : Une comédie fun, rock et sexy !

CANET ET LELLOUCHE À FOND DANS LE CUL

LA CRITIQUE DE L’AMOUR EST UNE FÊTE

Résumé : Paris, 1982. Patrons d’un peep show, Le Mirodrome, criblés de dettes, Franck et Serge ont l’idée de produire des petits films pornographiques avec leurs danseuses pour relancer leur établissement. Le succès est au rendez-vous et ne tarde pas à attirer l’attention de leurs concurrents. Un soir, des hommes cagoulés détruisent le Mirodrome. Ruinés, Franck et Serge sont contraints de faire affaire avec leurs rivaux. Mais ce que ces derniers ignorent, c’est que nos deux « entrepreneurs » sont des enquêteurs chargés de procéder à un coup de filet dans le business du « X » parisien. C’est le début d’une aventure dans le cinéma pornographique du début des années quatre-vingt qui va les entraîner loin. Très loin… Quatre ans après La prochaine fois je viserai le coeur, le réalisateur Cédric Anger change complètement de registre et s’intéresse au monde du porno dans les années 70/80 à travers une comédie rétro-pop qui bouscule un peu les ternes habitudes du cinéma français traditionnel. A cette époque, Giscard se présentait comme un Président moderne rompant avec la rigidité des années De Gaulle. Derrière lui, Mitterrand s’affirmait comme le garant de la libéralisation des mœurs. Dans ce contexte, l’explosion du porno était un souci. Comment condamner ce que l’on considère comme amoral quand on se vante d’abolir la censure ? Comment garder le contrôle quand on se dit “moderne” et défenseur de la liberté ? Le porno aura embarrassé les gouvernements successifs et s’il évoque cette période sans toutefois verser dans le pur portrait historico-sociologique à vocation pédagogique, L’amour est une fête est avant tout une balade joyeuse et haute en couleurs dans un univers alors à son apogée, qui ne retrouvera d’ailleurs jamais ce parfum d’insouciance répondant à la libéralisation des mœurs post-mai 68. Dans L’amour est une fête, deux policiers (les potes Gilles Lellouche et Guillaume Canet) sont envoyés en infiltration dans le milieu du porno parisien de Pigalle. Mais leur job va vite être sacrifié sur l’autel du plaisir. Et L’amour est une fête d’oublier complètement le film d’enquête, pour foncer tout droit sur l’autoroute de la comédie débridée dont le côté « feel good movie » résonne avec l’ambiance d’un milieu loin du cynisme qu’il connaît aujourd’hui.Avec L’amour est une fête, Cédric Anger voulait dresser un portrait plein de bienveillance et de tendresse de ce qu’était l’univers du porno à son époque bénie. Imaginez, pas de notion d’exploitation sexuelle, pas de soumission à des impératifs économiques, pas d’industrie cynique et malsaine, seulement des gens qui s’amusaient comme des dingues en faisant des films pour le plaisir, dans une ambiance festive et débridée. C’était ça le monde du porno à la fin des années 70 / début des années 80, et c’est ça que montre Cédric Anger dans sa comédie délirante qui fonctionne sur le principe du saut dans un inconnu évolutif. Car au fur et à mesure que l’histoire progresse, on ne sait jamais ce que L’amour est une fête nous réserve pour l’instant d’après. Complètement libre dans sa démarche, le film fait ce qu’il veut, comme il veut, flirtant aussi bien avec la parodie déjantée qu’avec le film policier ou le film de fesse sympathique, et de cet affranchissement des règles, né un régal à la folie grisante hyper-communicative. Détaché de tout devoir moral et de toute notion de jugement, Anger vagabonde, saute de genre en genre, et l’esprit de son film comme sa mise en scène se calque et reflète l’esprit de son sujet d’alors. Au cœur de l’action, les amis à la ville Guillaume Canet et Gilles Lellouche prennent un plaisir évident à incarner ces personnages de flics rapidement plus intéressé par leur « nouveau métier » que par leur carrière de policiers. La découverte d’un monde de fête, de filles et de fun va être un électrochoc, et c’est en substance ce que raconte L’amour est une fête si l’on devait lui trouver une portée plus haute que le simple regard jeté sur le porno avant son industrialisation. La vie a tellement plus de panache quand on s’y éclate !Désinvolte, jouissif, bon enfant, parfois ubuesque et toujours divertissant avec un souffle de fraîcheur revigorant, L’amour est une fête est un film vivant, une comédie rock qui parle d’amour (physique !), une délicieuse sucrerie exaltante et excitante, qui vise vraiment l’immersion privilégiée dans un monde subversif observé avec un regard doux qui ne se prend jamais au sérieux.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

8 commentaires à propos de “L’AMOUR EST UNE FÊTE de Cédric Anger : la critique du film
Sortie cinéma

  1. Très déçu du film j’espérais beaucoup avec Lellouche et Canet et j’en suis complètement déçu aucune histoire
    C’est la première fois que je m’ennuie en allant voir un film on était 4 2 sont partis au bout d 1 heure 30
    Un 10 ans rien ne démarre dans ce film c’est juste du voyeurisme très beau voyeur isthme d’ailleurs mais c’est tout

  2. Cinéphiles tous les deux surtout de films français et admiratifs des carrières de Canet et Lellouche, nous avons été surpris d’entrer un samedi à 20h dans un grand ciné parisien du 12ème à 80% vide, pour voir ce film avec 2 acteurs qu’on adore.
    Après 30 min, nous avons eu le sentiment d’avoir été piégés, entraînés dans un sujet qui fait plus l’apologie de deux flics qui basculent dans la drogue et la prostitution que celle des tournages pornos. Le sens nous en a échappés, mais nous au moins, nous sommes, hélas restés jusqu’au bout, ce que de nombreux spectateurs n’ont pas fait en sortant tout au long du film ! Nous serions intéressés de savoir si Canet et lellouche ont vu le film monté ?

  3. Je me demande quelle crise existentielle Canet traverse pour participer à un tel projet??
    Quant à Lelouche, il est surcomplexé et se livre à une interprétation irréel..

  4. Pathétique. Comment des acteurs tels que Guillaume Canet et Gilles Lellouche peuvent-ils se laisser embarquer dans un tel navet ? Aucun intérêt. À éviter absolument.

  5. Bah, dommage car moi j’y ai vraiment vu et ressenti toute la bienveillance du milieu de la porno de l’époque parisienne ! De plus, il y a un effet feed-back et on comprend que les policiers ont pris goût à l’ascension des plaisirs en parallèle de la déstructuration de leur vie bien rangée et bien assise socio-professionnellement. C’est très judicieux de traiter ce genre de production cinématographique selon ces angles de vue ! Je ne me suis pas ennuyée du tout et je n’ai rien trouvé de vulgaire. Je suis pourtant une femme ! et je n’aime pas particulièrement les 2 acteurs principaux. Aucun regret et même pas peur !

  6. Un beau navet! vous dites dans votre critique que le film est rafraichissant je ne vois vraiment pas en quoi il l’est! c’est cloque! sans commencement ni fin! on pourrait croire qu’avec des acteurs pareils ça pourrait être bien , ce n’est même pas bien joué et Lellouche pathétique dans son déguisement! c’est bien une des premières fois que je pars avant la fin..Dommage

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