THE TROLL HUNTER (critique)

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note 8
Carte d’identité :
Nom : Trolljegeren
Père : André Ovredal
Livret de famille : Otto Jespersen (Le chasseur), Glenn Erland Tosterud (Thomas), Johanna Mørck (Johanna), Tomas Alf Larsen (Kalle), Robert Stoltenberg (Polsk), Hans Morten Hansen (Finn)…
Date de naissance : 2010
Nationalité : Norvège
Taille/Poids : 1h33 – 3 millions €

Signes particuliers (+) : Un monument fantastico-horrifique venu de Norvège. Terrifiant, drôle, original, tendu, Troll Hunter utilise les codes classiques du found footage mais avec génie. Et ses superbes effets spéciaux sont la cerise sur le gâteau.

Signes particuliers (-) : x

 

A LA RECHERCHE DU FILS CACHE D’UN MUPPET ET DE ALF

Résumé : Un groupe d’étudiants tournent un documentaire sur la légende des imaginaires Trolls. Dans leur parcours, ils croisent la route d’un soi-disant « chasseur de trolls » allant ainsi à la rencontre de ces soi-disant créatures imaginaires…

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Quand Le Projet Blair Witch part en vacances en Norvège, ça donne… The Troll Hunter ! Depuis quelques années, le cinéma nordique (danois, suédois, norvégien ou même finlandais) fait preuve d’une sacrée vitalité et d’une bonne dose de courage pour se lancer dans des projets de plus en plus ambitieux ou originaux. Et l’on va pas s’en plaindre car toutes les occasions sont bonnes à saisir pour découvrir un cinéma rafraîchissant, frais, surtout si par ailleurs il est en plus totalement fun et divertissant !

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Avec son modeste budget limité de 3 millions de dollars en poche, André Ovredal se plonge dans les contes et légendes scandinaves pour nous mener à la rencontre des fameux Trolls, créatures bien méconnu de par chez nous. Si certains les voient comme de petits monstres espiègles, d’autres les imaginent comme de petites peluches affectueuses et mignonnes. Ovredal lui, nous montre la vérité, leur réel et terrifiant visage. Non les Trolls ne sont pas des petits gnomes farceurs mais au contraire, de gigantesques créatures puissantes vivant à l’écart de toute civilisation au point d’être considérées comme « légendaires » alors que bien évidemment, elles existent. Parce que The Troll Hunter, selon la mode actuelle, est  tourné sous la forme d’un documenteur ou faux-documentaire sous-entendant que ce que l’on voit sous nos yeux, a réellement été filmé par un groupe d’étudiants. Et The Troll Hunter de devenir un témoignage de la réalité de ces légendaires bestioles quasi-invisibles pour le commun des mortels.

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Très ancré dans la culture locale et pourtant universel par la façon dont il nous présente les choses comme s’il permettait au monde de découvrir un pays, ses contes féériques et ses terreurs tout en employant des codes de narration classiques et à la portée de tous, The Troll Hunter est la petite merveille du moment envoyée par la lointaine Norvège. Le film d’Ovredal n’a aucunement à rougir de la concurrence du cinéma américain en matière de blockbuster spectaculaire qui déboite. A mi-chemin entre le conte horrifique et le film d’aventures fantastique à sensation, il parvient à réunir tous les ingrédients nécessaire à un super moment de cinéma pop corn comme on les aime : action, humour décalé (les Trolls ne mangent que les chrétiens, pas les gens des autres religions !), terreur pure et surtout effets spéciaux impressionnants. Conçus en images de synthèse, les véritables héros du film, puisque ce sont eux que nous attendons de pied ferme dès le départ, sont visuellement époustouflants et laissent sans voix. Leur réalisme et l’ingéniosité de leur conception vient s’ajouter à des décors naturels somptueux pour un résultat offrant une évasion sur fond de flippe géante terriblement agréable.

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Ovredal envoie une belle claque aux amateurs de cinéma d’horreur comme à ceux passionnés d’aventures extrêmes. Remarquablement écrit, gérant et sachant doser à la perfection les apparitions des monstres pour ni trop en montrer ni pas assez, The Troll Hunter fait passer par tous les stades, le temps du séance à sensation. Réaliste, point renforcé par une recherche de l’improvisation dans le jeu des acteurs sur le tournage, voilà une petite pépite comme on aimerait en voir bien plus souvent ! Loin de l’arnaque qu’était Blair Witch, loin des excès d’un cinéma Hollywoodien ne sachant plus faire vraiment peur avec ce genre de choses, The Troll Hunter parvient à nous dépayser et ce sera pour mieux nous surprendre. Abouti, intelligent, diablement roublard, impressionnant au vu de son coût, ce documenteur sensationnaliste nous donnerait presque envie de voir ces troll en vrai ! Quoique non, en fait…

Bande-annonce :

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