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THE MOUNTAIN – UNE ODYSSÉE AMÉRICAINE de Rick Alverson : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : The Mountain
Père : Rick Alverson
Date de naissance : 2017
Majorité : 26 juin 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille
: 1h48 / Poids : NC
Genre : Drame

Livret de famille : Jeff Goldblum, Tye Sheridan, Denis Lavant…

Signes particuliers : Bonne sieste !

UN PAMPHLET CONTRE LA LOBOTOMIE ARTISTIQUE ?

LA CRITIQUE DE THE MOUNTAIN

Synopsis : États-Unis, années 50. Le Dr. Wallace Fiennes emploie Andy, un jeune homme introverti, comme photographe pour documenter sa méthode de lobotomie, de plus en plus controversée. Au fur et à mesure de leur expédition d’asile en asile, Andy, témoin de l’effritement de la carrière et de la vie du docteur, va peu à peu s’identifier aux patients. À leur arrivée dans une petite ville de montagne, berceau du mouvement New Age, Andy et Wallace font la rencontre d’un guérisseur français peu conventionnel et de sa fille. 

Jeff Golblum, Tye Sheridan, Udo Kier et Denis Lavant. C’est un beau casting hétéroclite que s’est offert le cinéaste indé Rick Alverson pour son nouveau long-métrage The Mountain – Une Odyssée Américaine. Librement inspiré de la vie du docteur Walter Freeman, connu pour ses travaux controversées sur la lobotomie, ce drame nous entraîne sur les routes américaines dans les années 50, dans le sillage du psychiatre en fin de carrière et de son assistant chargé de faire des photos des patientes rencontrées d’asile en asile.

Symptomatique d’un cinéma indépendant pompeux qui croit asséner une expérience de cinéma à travers son minimalisme ultra-radical, là où il n’est que douleur et souffrance, The Mountain est semblable à un interminable tunnel dont la fin paraît si lointaine que l’on se demande si l’on ne va pas y finir sa vie. Incapable de nous attacher à quoique ce soit tout au long de déroulé froid et clinique, Rick Alverson perd complètement le spectateur dans son road movie dramatique dénué de rythme et qui n’arrive jamais à être aussi fascinant qu’il le voudrait. Et alors que les cheveux blancs et les rides poussent en temps réel, The Mountain nous achève avec un final à hurler d’ennui, si toutefois ce dernier ne nous a pas déjà flanqués dans les bras de Morphée depuis belle lurette. Les tentatives du metteur en scène de dresser un parallèle entre la lobotomie de jadis et la passivité intellectuelle du cinéma contemporain se révèlent vaines car s’il y a bien un sentiment que provoque The Mountain avec ses partis pris sur-exigeant, c’est bien de nous rendre totalement passifs et détachés de la fumisterie qui se joue à l’écran.

BANDE-ANNONCE :

Par David Huxley

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