STINKING HEAVEN de Nathan Silver : la critique du film [Champs-Élysées Film Festival]

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Nom : Stinking Heaven
Père : Nathan Silver
Date de naissance : 2015
Majorité : Inconnue
Type : Sortie indéterminée
Nationalité : USA
Taille : 1h10 / Poids : NC
Genre : Drame

 

Livret de famille : Deragh Campbell (Lucy), Henri Douvry (Kevin), Jason Giampietro (Alex), Jason Grisell (Fred), Hannah Gross (Ann), Eleonore Hendricks (Betty)…

Signes particuliers : Un calvaire cinématographique à s’en arracher les yeux à la petite cuillère. Et le premier 0/10 de l’histoire de Mondociné.

NATHAN SILVER N’ARRANGE PAS SON CAS

LA CRITIQUE

Résumé : Jim et Lucy, des jeunes mariés, sont les pionniers d’une communauté qui prône les bienfaits d’une vie ascétique dans une banlieue du New Jersey. Les membres du groupe se nourrissent, se lavent et travaillent tous ensemble, tout en préparant du « thé sain fait maison » qu’ils vendent dans leur van. Malgré les disputes et les problèmes individuels, Jim et Lucy ont réussi à créer un véritable havre de paix pour ce groupe de marginaux. Une harmonie qui va être perturbée par l’arrivée inattendue d’Ann, ancienne droguée et ex-petite amie d’un des membres de la communauté.stinking_heaven_2L’INTRO :

Les cinéphiles qui courent l’actualité des Festivals auront peut-être déjà entendu parler de Nathan Silver, ce jeune réalisateur qui incarne parfaitement la mouvance extrême du cinéma « indie » américain. Stinking Heaven est déjà son cinquième long-métrage, le dernier en date, Uncertain Terms, avait connu les honneurs d’une sélection en compétition à Deauville l’an passé. Financé via Kickstarter et tourné en quelques jours dans un amateurisme ascétique, ce nouvel effort s’attache au portrait d’une petite communauté de marginaux à la recherche d’une vie paisible prônant une vie de dénuement et d’harmonie, après des passifs mouvementés (drogue, alcool, violence). L’arrivée d’une nouvelle pensionnaire va mettre en péril l’équilibre de la maisonnée.stinking_heaven_3

L’AVIS :

Stinking Heaven est sans doute très intéressant. Mais pour réussir à entrer en connexion avec sa substance la plus profonde, il faut pour cela, passer outre son image dégueulasse filmée au camescope de 25 ans d’âge, passer outre sa radicalité extrême, passer outre son ennui profond et assommant, outre sa prétention et son verbeux de pacotille, outre son minimalisme excessif ou outre encore sa confusion générale, qu’elle soit filmique ou narrative. Ça fait vraiment beaucoup. Nathan Silver nous livre une « œuvre » underground déconcertante, a-cinématographique, sorte de captation à chaud d’une performance improvisée à plusieurs. Sa chronique très (trop) intimiste sur cette pseudo-communauté hippie, est une douleur de chaque instant, un court long-métrage entre calvaire et hermétisme, venant confirmer que Silver est un auteur plus que singulier, qui ne fédérera que les plus passionnés les plus acharnés, de son cinéma anticonformiste.

Par Nicolas Rieux

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