STAR TREK SANS LIMITES de Justin Lin : la critique du film
Sortie cinéma

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note 2.5 -5
Carte d’identité :
Nom : Star Trek Beyond
Père : Justin Lin
Date de naissance : 2016
Majorité : 17 août 2016
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 2h03 / Poids : 185 M$
Genre : SF, Action

Livret de famille : Chris Pine, Zachary Quinto, Simon Pegg, Zoe Saldana, Idris Elba, Sofia Boutella, Anton Yelchin, Karl Urban, John Cho…

Signes particuliers : Un nouveau Star Trek plus focalisé sur la distraction que sur la créativité.

STAR TREK AVEC DES LIMITES

LA CRITIQUE DE STAR TREK SANS LIMITES

Résumé : Une aventure toujours plus épique de l’USS Enterprise et de son audacieux équipage. L’équipe explore les confins inexplorés de l’espace, faisant face chacun, comme la Fédération toute entière, à une nouvelle menace.

Left to right: Chris Pine plays Captain James T. Kirk and Anton Yelchin plays Chekov in Star Trek Beyond from Paramount Pictures, Skydance, Bad Robot, Sneaky Shark and Perfect Storm Entertainment

L’USS Entreprise et son équipage vous souhaitent la bienvenue à bord et vous invitent à jouir d’une nouvelle aventure aux confins de l’espace. Exit J.J. Abrams, trop occupé à faire mumuse du côté de la concurrence avec Star Wars, c’est le tâcheron Justin Fast & Furious Lin qui endosse cette fois-ci le rôle de chef d’orchestre du troisième opus de la néo-franchise qui ressuscite et modernise l’univers un brin poussiéreux de Star Trek. Après deux chapitres globalement bien reçus par le public comme par les fans, Sans Limites se devait de pousser le curseur un peu plus loin et de pérenniser l’avenir de la saga en lui apportant quelque-chose de plus. En gros, un épisode de transition entre le « début » et la « suite ». Clairement, Justin Lin avait fort à faire car le premier posait les bases, le second les développait, mais désormais, il s’agit d’entrer dans le dur, de trouver un moyen de faire de chaque épisode à venir, une nouvelle orgie spatiale respectueuse des codes déployés tout en se réinventant en permanence pour éviter la lassitude. Pari gagné ? Seulement à moitié.

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Avec Sans Limites, on sent bien ce que l’on redoutait d’avance : voir la saga Star Trek rentrer (déjà) dans le rang des blockbusters dénués de créativité et d’originalité. Bien plus conventionnel que les deux opus signés Abrams et n’étant désormais plus soumis à ce jeu d’équilibriste entre édification des bases et impératifs de spatio-spectacle, le film de Justin Lin semble plus préoccupé par les désidératas du sacro-saint entertainement que par l’envie de poursuivre l’immersion dans l’univers de la saga mythique, même s’il ne manque pas de convoquer un peu de fan-service. En tout cas, le fait de n’avoir plus rien à planter dans le décor mais de devoir seulement se contenter d’entretenir ce que son prédécesseur a érigé, affaiblit considérablement ce troisième acte, dont on pointera du doigt la fadeur et le classicisme sans ambitions. Le script cosigné Simon Pegg tente d’apporter un peu d’humour dans le ton mélancolique jusqu’alors déployé, mais ce sera là, la seule et unique nouveauté au programme de ce film d’aventure conduit de manière très plate, devant comme derrière la caméra. Justin Lin n’est pas J.J. Abrams et sa mise en scène, qui n’aligne que deux ou trois fulgurances égarées dans un océan de fonctionnel, ne séduit guère. Côté scénario, Sans Limites pèche par sa dramaturgie au suspens éventé et se borne à œuvrer comme un passe-plat remplissant un cahier des charges sans rien sonder d’autre. Correct et distrayant pour les amateurs de grosses machines pantagruéliques bourrées de SFX et d’action, Sans Limites en a au contraire une de taille, celle de ne pas trouver le moyen de faire vibrer et de proposer quelque-chose de réellement excitant. Au passage, on ne manquera pas de s’émouvoir de la présence du tristement disparu Anton Yelchin.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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