SPIDERHOLE (critique)

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Mondo-mètre :

Carte d’identité :
Nom : Spiderhole
Parents : Daniel Simpson
Livret de famille : Amy Noble (Zoe), Emma Griffiths Malin (Molly), George Maguire (Toby), John Reagan (le psychopathe), Moya Ferrely (Le docteur), Reuben-Henry Biggs (Luke)…
Date de naissance : 2010
Nationalité : Irlande
Taille/Poids : 1h22 – Petit budget

Signes particuliers (+) : Sympathique et potable.

Signes particuliers (-) : Un vaste recyclage de tout plein d’autres films du genre.

 

PLUS QU’UN CROISEMENT, UN VRAI CARREFOUR !

Résumé : Quatre jeunes étudiants profitent du flou sur la loi réglementant le squat pour investir une immense maison abandonnée. Sauf qu’elle n’est peut-être pas si inoccupée qu’elle en a l’air et la bâtisse pourrait bien devenir leur tombeau…

Petite production horrifique irlandaise jouant sur la veine Hostel et Saw, en somme sur le bon gros torture porn qui tâche, Spiderhole, du débutant Daniel Simpson, dont c’est le premier long-métrage après deux courts, fleure bon l’opportunisme à plein nez.

Prenant des éléments assez conventionnels, une bande d’amis, une maison lugubre, un huis clos étouffant, un psychopathe deviné et nul échappatoires, Spiderhole démarre plutôt bien. Très bien même. Si les personnages sont toujours aussi insipides, comme souvent dans l’horreur malheureusement, le jeune cinéaste installe bien son atmosphère angoissante et prend surtout son temps pour faire monter la pression crescendo au rythme de la panique qui va éprendre ses jeunes héros inconscients. Tout est cool, tout est sympa, puis un accroc dans l’apparente jovialité de l’histoire et tout dérape. Pas forcément directement dans le sadisme crade d’ailleurs, dans un premier temps. Simpson s’affaire d’abord à nouer les tripes par une tension progressive allant de pair avec le sentiment de panique emplissant les personnages au fur et à mesure qu’ils comprennent qu’un piège s’est refermé sur eux avant d’en découvrir la nature.

Spiderhole tient plutôt bien la route pendant un temps façon « film d’horreur mineur et ressucé ». L’erreur de Simpson aura été d’avoir du mal ensuite à passer la seconde et à convaincre une fois la tournure de son film passée, alors que du thriller angoissant, il virait au pseudo torture porn évoqué. Poussif et peu inspiré, Spiderhole est hésitant, se dirigeant vers une brutalité gore mais sans cesse freinée. Simpson semble ne pas trop savoir quoi faire. Trash mais pas trop ? Torture porn ou en montrer peu ? Miser sur l’ambiance oppressante ou sur les plans chocs ? Finalement, dans cette cacophonie de volonté, Spiderhole ne va nulle part et tourne un peu à vide, sa deuxième moitié n’atteignant pas les bonnes intentions affichées par la première. Dommage. Et c’est pas vraiment un twist de fin inspiré de The Midnight Meat Train qui satisfera vraiment.

Mais dans la masse des bouses ressuçant des succès passés ou des modes tendances, Spiderhole n’est pas le pire, loin de là et se laisse regarder malgré son ralentissement et son manque de rythme en cours de route où il se laisse aller à une certaine confusion dans l’écriture. Dispensable ou utile pour boucher un trou une fin de samedi soir…

Bande-annonce :

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