SHARKNADO 2 de Anthony C. Ferrante
Critique – Diffusion Télé

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note 5 -10
Carte d’identité :
Nom : Sharknado 2 : The Second One
Père : Anthony C. Ferrante
Date de naissance : 2014
Majorité : 30 juillet 2014
Type : Diffusion télévisée
Nationalité : USA
Taille : 1h25
Poids : Budget de 1,5 M$

Genre : Horreur
Livret de famille : Ian Ziering (Fin), Tara Reid (April), Vivica A. Fox (Skye), Mark McGrath (Martin), Kari Wuhrer (Ellen), D.C. Douglas (Budd), Tiffanie Shepis (Chrissie), Judd Hirsch (Ben)…

Signes particuliers : Une saga nanardesque déjà culte érigeant la nullité au rang d’art en soi. Ce second volet s’inscrit dans la grande tradition du premier : toujours aussi cheap, toujours aussi bête, toujours aussi fendard ! Du WTF incarné !

 

SHARK ATTACK : CHAPITRE 2

LA CRITIQUE

Résumé : L’invasion des requins continue et frappe New York après un dérèglement climatique.Capture d’écran 2014-08-11 à 10.11.25 L’INTRO :

Le 11 juillet 2013, la chaîne américaine Syfy réalisait sans aucun doute l’un de ses plus beaux coups historiques. Il s’appelait Sharknado. Fauché comme les blés mais fort d’un concept tellement débile qu’il en devenait presque attirant, le film aura capté des millions de spectateurs avant de devenir un phénomène culte. Pensez donc, des requins propulsés par une tornade géante en plein Los Angeles. Sharknado était le nanar le plus « What the Fuck » de l’année ! Conscient de tenir une perle qui déchaînait les réactions exaltées à travers le monde, Syfy a rapidement décidé de capitaliser sur cette manne providentielle. A peine un an plus tard, voilà que le network nous balance Sharknado 2. Le principe est simple, on prend les mêmes et on recommence. Enfin presque. La seule nuance, c’est qu’on quitte L.A., direction New York cette fois-ci. Rebelote, un carton mondial doublé d’un triomphe sur les réseaux sociaux, et un troisième est déjà annoncé !sharknado-2-enough-said

L’AVIS :

Sharknado 2, ou quand la connerie et la nullité deviennent un jeu artistique à part entière. S’il ne le faisait pas exprès, le film d’Anthony C. Ferrante (le mec déjà coupable du premier) appartiendrait à la race des nanars tragiques et honteux dont on se moquerait avec consternation jusqu’à la fin des temps. Mais ce qu’il est relève d’autre chose, à la limite du phénomène télévisuel ovniesque génial. Sharknado 2 entre dans la catégorie du pastiche, du burlesque nanardeux, de la gaudriole gor-ifique assumant et revendiquant sa ringardise, comme tout droit sorti d’une réunion de travail inscrit sous le signe de la fumette de substance illicites. Et ça se sent dès la chanson de son générique, fière comme un pinson, et spécialement conçue pour vanter l’esprit débridé de cette néo-saga demeurée.Sharknado 2: The Second One

Pour le reste, Sharknado 2 fait dans la redite en plus gros, plus fun, plus con, visant le délire avec générosité sans s’embarrasser des tracas de la qualité, qu’elle soit scénaristique, artistique ou formelle. La tornade frappant New York ne charrie pas avec elle que des requins, elle trimballe aussi à nouveau son lot d’invraisemblances, d’incohérences, de faux raccords, déversant tout ça dans une joyeuse débilité régressive alimentée par les pires dialogues placés dans la bouche des pires acteurs et les pires SFX laids à s’en crever les yeux. Devant la caméra, si l’on se contrefout des sans-talents que sont cette tête de quiche de Ian Zierig (Steve Sanders de Melrose Place, qui rempile) devenue l’icône héroïque de cette nanardise délurée, autant que l’on se contrefout de la botoxée Tara Reid, 38 ans et déjà une tête de vieille californienne alcoolique, on a revanche un peu plus mal au cœur pour la perdue Vivica Fox (Independence Day, Kill Bill), ou du moins ce qu’il en reste, qui vient patauger en badass woman dans cette foirade-marrade. Pareil pour Judd Hirsh (Independence Day également mais surtout plein de bonnes choses comme A Bout de Course de Lumet).sharknado-2

Sharknado 2, à l’instar du premier mais en plus fort, c’est l’assurance d’une bonne tranche de rire nanardeuse. L’important, c’est de le voir à plusieurs. Seul, la tragique de la chose pourrait prendre le dessus. En bande, c’est du délire en barre assumé.

Bande-annonce :

Par Nicolas Rieux

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