PARANORMAL ACTIVITY : THE MARKED ONES de Christopher Landon
en salles – critique (horreur)

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paranormal activityMondo-mètre :
note 5
Carte d’identité :
Nom : Paranormal Activity : The Marked Ones
Père : Christopher Landon
Livret de famille : Andrew Jacobs (Jesse), Richard Cabral (Arturo), Jorge Diaz (Hector), Carlos Pratts (Oscar), Gabrielle Walsh (Marisol), Renee Victor (Grand-mère), Catherine Toribio (Penelope), Molly Ephraim (Ali), David Fernandez Jr (Cholo)…
Date de naissance : 2013
Majorité au : 1er janvier 2014 (en salles)
Nationalité : USA
Taille : 1h24
Poids : 5 millions $

Signes particuliers (+) : Sortant enfin voir ce qu’il se passe dehors, cette variation hispanisante a au moins le mérite d’être moins statique et moins ennuyeuse que ses prédécesseurs. Ses personnages sont plus attachants et quelques séquences de flippe (faciles) fonctionnent… Sinon, on ne s’est pas remis de Gabrielle Walsh mais bon, ça…

Signes particuliers (-) : Cinématographiquement parlant, les volets précédents étaient limités par leur concept, celui-ci l’est moins. Il est donc juste mauvais, en plus d’être le roi de l’écologie a autant recyclé out ce qui se fait depuis des années sans la moindre once d’imagination.

 

MEILLEUR, PAREIL OU PIRE ?

LA CRITIQUE

Résumé : Jesse vient d’être diplômé, sa famille est fière de lui, ils sont heureux, son meilleur pote est génial et sa voisine est une bombe atomique. Tout va bien pour lui. Mais, intrigués par son étrange voisine du dessous de chez qui émane des bruits bizarres et des gémissements, Jesse et son ami Hector essaient d’en savoir plus. Quand elle est assassinée par une de leur connaissance, ils pénètrent chez elle pour satisfaire leur curiosité. C’est le début du cauchemar. Après avoir été « marqué », Jesse est désormais poursuivi par des forces mystérieuses…

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L’INTRO :

22 v’là Paranormal Activity qui rapplique ! La franchise qui divise le plus les fans de cinéma de genre signe un retour en dehors des clous. Traditionnellement, Paranormal Activity, c’est comme le beaujolais, c’est à époque fixe, généralement pour les fêtes d’Halloween. Que vient donc faire ce nouvel opus en plein mois de janvier ? L’explication est simple, The Marked Ones n’est pas le Paranormal Activity 5 que certains attendaient mais un spin off plus ou moins en marge de la saga, un peu à l’image de P-A : Tokyo Night en 2010 qui quittait le continent américain direction le Japon comme son titre l’indique. Alors que le prochain opus « officiel » est annoncé pour Halloween 2014, cette déclinaison s’invite cette fois-ci dans la communauté hispanique avec quelques vagues renvois au reste de la série (la furtive présence de Molly Ephraïm) et s’écarte sur certains points des codes qui caractérisaient jusque-là la franchise, même si le sujet reste similaire. Aux commandes, on retrouve Christopher Landon, scénariste des trois derniers volets en date et qui se retrouve promu réalisateur, signant ainsi son second long-métrage après la « comédie de bombasses » Burning Palms (qui réunissait juste Jamie Chung, Rosamund Pike, Zoe Saldana, Paz Vega, Lake Bell…).

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Vu la piètre qualité de la franchise depuis ses débuts, on se demandait bien qu’attendre de cette énième virée neurasthénique du côté des possédés, qui sonne clairement comme l’exploitation purement mercantile et sans réelle conviction d’un filon tellement usé qu’il est sur le point de rompre. Meilleur, pas mieux ou pire, telles étaient ses options… Une chose est sûre, différente. Mais point trop n’en faut non plus. Si l’on est toujours dans le registre du found footage, ce nouvel opus « innove » en abandonnant enfin le pénible style caméra de surveillance et huis clos atomiquement ennuyeux pour enfin mettre les pieds au grand air. The Marked Ones entre dans le cinéma d’horreur filmé caméra à l’épaule en vue subjective, un classique depuis Blair Witch. Un choix guère plus imaginatif ou nouveau, mais au moins plus dynamique et mobile, ce que l’on serait presque tenté d’accueillir comme une nouvelle salvatrice après des années à s’être fermement emmerdé devant le vide abyssal et statique des précédents coincés entre le salon, la chambre, le garage et les escaliers et dont les seules aventures trépidantes étaient d’aller dans le jardin.

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Cette fois-ci, la série nous invite à suivre Jesse, sympathique jeune homme hispanique qui va être « marqué » par des forces occultes et que son entourage (son meilleur pote marrant, sa voisine sexy et sa grand-mère « old-cool ») va essayer de sauver des griffes d’une sorte de confrérie de sorcières bizarres et nettement moins bien intentionnées que Samantha de Ma Sorcière Bien-Aimée. Sans être un must ni même un bon film d’ailleurs, ce Paranormal Activity « officieux » ou « marginal » (ils nous prennent vraiment pour des triples buses quand même) ne s’embarrasse pas d’un quelconque effort de créativité et joue en permanence la facilité à tous les égards. Landon reprend tout ce qui a déjà été fait ou vu ces dernières années dans le genre et signe un produit labellisé écolo où le maître-mot est recyclage, recyclage et recyclage. Dire que l’on traverse un calvaire artistique serait un poil exagéré mais pas loin puisque le film ne témoigne d’aucune intention de cet acabit, proposant seulement une mouture facile, basique, sans inspiration et seulement armée de l’envie de distraire et de faire flipper les pauvres âmes qui marchent encore dans ce type d’affaire. On se croirait dans un énième Vendredi 13 question démarche de production. Une véritable âme de bis à l’ancienne en somme, pour un film anecdotique rarement mis en scène et davantage expédié à la va-vite en prenant le public pour des endives avec une roublardise terrifiante, où l’on remplit à minima. Le pire, c’est que par moments, ça fonctionne.

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Dans son genre, The Marked Ones saura satisfaire les amateurs. Comme les autres avant lui, quelques séquences de flippe à suspens généralement achevées dans le jump scare efficace mais attendu atteignent leurs objectifs et le reste n’est que remplissage facile dans un film facile, piquant sans vergogne et avec facilité pas mal d’éléments à tout un tas de films, comme en premier lieu l’excellent Chronicle de Josh Trank. Moins chiant mais encore plus débile et non-créatif, The Marked Ones se regarde avec l’impression de mater un nanar cinématographiquement exécrable mais divertissant. Probablement que ses personnages plus attachants qu’à l’accoutumée y sont pour quelque-chose. Au générique de fin, on sait que l’on vient de voir une connerie sans nom repoussant les limites de l’idiotie, mais la sensation d’arnaque est moindre, ou plutôt différente. Dans le fond, The Marked Ones est peut-être l’un des plus mauvais de la série sur la forme, c’est loin d’être le plus emmerdant sur le fond et avec ça déjà, il marque un point précieux qui l’aide à tenir vaguement debout.

Bande-annonce :

Par Nicolas Rieux

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