PAPA WAS NOT A ROLLING STONE de Sylvie Ohayon
Critique – Sortie Ciné

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013122.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMondo-mètre
note 5.5 -10
Carte d’identité :
Nom : Papa Was Not a Rolling Stone
Père : Sylvie Ohayon
Date de naissance : 2014
Majorité : 08 octobre 2014 (en salles)
Nationalité : France
Taille : 1h39 / Poids : NC
Type : Comédie dramatique

Livret de famille : Doria Achour (Stéphanie), Aure Atika (Micheline), Marc Lavoine (Christian), Sylvie Testud (Nadège), Soumayé Bocoum (Fatima), Rabah Naït Oufella (Rabah)…

Signes particuliers : Un joli petit film inoffensif, globalement drôle et touchant, nostalgique aussi, seulement égratigné par ses facilités et son message porteur d’espoir apposé sans finesse. Ses jeunes comédiens font la différence.

LA CITÉE, TU L’AIMES OU TU LA QUITTES

LA CRITIQUE

Résumé : Dans les années 80, Stéphanie grandit à La Courneuve auprès d’une mère absente et d’un beau-père brutal. Très vite, elle décide de se sortir de son quotidien morose. Grâce à l’amour de sa grand-mère, à ses lectures, sa passion pour la danse et pour Jean-Jacques Goldman, elle se débat dans cette cité colorée où l’amitié est primordiale. Un jour, elle le sait, Stéphanie quittera la cité pour mener la vie dont elle a toujours rêvé. Le film raconte l’histoire de cet envol. Un film inspiré du livre autobiographique de la réalisatrice.244593.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx L’INTRO :

Enfant de la citée des 4400 à La Courneuve, Sylvie Ohayon aura su se battre pour se sortir des griffes d’une vie toute tracée, loin de ses rêves de petite fille et d’adolescente. Par un roman autobiographique paru en 2011, l’auteur aura raconté son parcours. Trois ans plus tard, en voici l’adaptation cinématographique, qu’elle aura dirigée elle-même, signant là son premier long-métrage. Et si elle est néophyte en mise en scène, elle ne sera pas la seule sur son plateau puisque son héroïne l’incarnant à l’écran, est le fruit d’un casting sauvage réussi qui a de grandes chances de révéler la jeune et lumineuse Doria Achour et plusieurs autres comédiens non-professionnels participant à cette belle aventure.Capture d’écran 2014-09-04 à 03.05.47 L’AVIS :

Sans être un grand film et sans avoir la prétention de s’en réclamer, Papa Was Not a Rolling Stone est de ces films humbles et sympathiques qui s’attache avec sincérité à faire passer son message sur l’espoir, la volonté, la ténacité, mettant en lumière une jeunesse qui tient son destin entre ses mains et qui peut aspirer à plus que seulement rêver pour peu qu’elle s’en donne les moyens. On ne naît pas, on devient. Certes, le discours est asséné sans trop de finesse, appuyant lourdement ses coutures autant qu’il appuie fortement sur les clichés qui façonnent son histoire (relevant du vécu et ça se sent), certes, on pense parfois au récent Tout ce qui Brille de Géraldine Nakache, certes c’est assez prévisible dans l’âme (le film n’existerait sans doute pas si la fin ne l’était pas car il n’aurait alors pas grand-chose à raconter) et certes, il s’enferme parfois un peu trop dans son esprit communautariste alors qu’ironiquement, il s’efforce de défendre l’esprit d’une « France pour tous »… Mais léger, enlevé et agréable, Papa Was Not a Rolling Stone est un film biographique drôle, parfois touchant, porté par de bons jeunes comédiens (sublime et éclatante Doria Achour, drolatique et bonhomme Soumayé Bocoum), encadrés par quelques « tauliers » qui font le métier (de solides Marc Lavoine, Aure Atika ou Sylvie Testud). Et son parfum très nostalgique brassant toute la culture des années 80 (les trits, Goldman ou Prisunic, les joggings, les Weston ou les 103, Jean-Luc Lahaye, les baladeurs ou les colliers de bonbons) caresse une fibre que l’on aime bien voir chatoyée de temps à autre. Un bon moment.

Bande-annonce :

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