ÔTEZ-MOI D’UN DOUTE de Carine Tardieu : la critique du film
sortie cinéma

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Carte d’identité :
Nom : Ôtez-moi d’un doute
Mère : Carine Tardieu
Date de naissance : 2016
Majorité : 06 septembre 2017
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h40 / Poids : NC
Genre
: Comédie romantique

Livret de famille : François Damiens, Cécile de France, André Wilms, Guy Marchand…

Signes particuliers : Une très jolie comédie romantico-dramatique.

JE SUIS TON PÈÈÈÈÈRE…

LA CRITIQUE DE ÔTEZ-MOI D’UN DOUTE

Résumé : Erwan, inébranlable démineur breton, perd soudain pied lorsqu’il apprend que son père n’est pas son père. Malgré toute la tendresse qu’il éprouve pour l’homme qui l’a élevé, Erwan enquête discrètement et retrouve son géniteur : Joseph, un vieil homme des plus attachants, pour qui il se prend d’affection. Comme un bonheur n’arrive jamais seul, Erwan croise en chemin l’insaisissable Anna, qu’il entreprend de séduire. Mais un jour qu’il rend visite à Joseph, Erwan réalise qu’Anna n’est rien de moins que sa demi-sœur. Une bombe d’autant plus difficile à désamorcer que son père d’adoption soupçonne désormais Erwan de lui cacher quelque chose… 

Pour son troisième long-métrage, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, la réalisatrice Carine Tardieu plonge François Damiens dans un délicieux imbroglio identitaire qui va faire valser ses certitudes sur ses origines. Erwan s’occupe de son père vieillissant (Guy Marchand), épaule sa fille enceinte d’un père inconnu (Alice de Lencquesaing) et dirige sa société de déminage très sollicitée sur les plages bretonnes truffées de « souvenirs » de la Deuxième Guerre Mondiale. Lorsqu’il découvre que son père n’est pas son père biologique, il entreprend de retrouver celui à qui il doit la vie. Ses recherches le mèneront vers Joseph (André Wilms), un vieil homme très attachant. La situation se compliquera lorsqu’il fera la connaissance de la belle Anna (Cécile de France). Il est séduit mais va vite apprendre qu’Anna est sa demi-sœur…

A tout ceux qui attendent une comédie romantique bien nunuche, bien classique et bien balourde, avec du mignon par kilotonne et un humour pouêt-pouêt désespérément ampoulé, autant passer votre chemin, Ôtez-moi d’un Doute n’est pas fait pour vous. Cinq ans après le joli succès de Du Vent dans mes Mollets avec Agnès Jaoui, la réalisatrice Carine Tardieu revient avec une nouvelle délicatesse dont le charme n’a d’égal que sa propension à sans cesse esquiver les codes balisés des genres qu’elle traverse. Ôtez-moi d’un Doute est bien une comédie, voire même une comédie romantique d’ailleurs, mais du genre qui ne cherche pas à prendre son public pour plus bête qu’il n’est, en lui servant des couillonnades aberrantes de naïveté glucosée. Capable d’être tour à tour légère ou grave, drôle ou dramatique, frivole ou adulte, la mignardise cinématographique de Carine Tardieu est dans tous les cas, une réjouissance pleine d’humanité, de sincérité, de beauté et d’élégance, prouvant au passage qu’il est tout à fait possible de conjuguer à merveille, cinéma d’auteur et cinéma populaire. Devant Ôtez-moi d’un Doute, on rit, on s’émeut, on se divertit, on s’interroge aussi, la cinéaste glissant une remarquable et fine réflexion sur l’identité, la force des liens familiaux et ce qui les définit. Et pour animer tout cela, la grâce d’une écriture subtile, la force d’une sensibilité catapultée dans chaque scène, des seconds rôles magnifiques entre l’émotion ou l’hilarité, et le talent de comédiens remarquablement dirigés.

Le résultat ? Un film qui transpire l’authenticité (à noter que l’histoire est inspirée de faits réels). On croit à son histoire farfelue, on croit à ses beaux personnages, y compris les plus décalés (comme le simple d’esprit incarné par Esteban) et on se laisse vite embarquer par la tendresse qui porte ce périple familial au charme fou.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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