ORDURE ! de Jon S. Baird
Critique – Sortie DVD/Blu-ray

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327261.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMondo-mètre
note 5.5 -10
Carte d’identité :
Nom : Filth
Père : Jon S. Baird
Date de naissance : 2013
Majorité : 24 septembre 2014
Type : Sortie DVD / Blu-ray
Nationalité : Angleterre
Taille : 1h37 / Poids : 5 M$
Genre : Drame, Policier, Comédie

Livret de famille : James McAvoy (Bruce), Jamie Bell (Ray), Eddie Marsan (Bladesey), Imogen Poots (Amanda), Brian McCardie (Dougie), Emun Elliott (Peter), Gary Lewis (Gus)…

Signes particuliers : Une virée hallucinée et barrée, partant dans tous les sens et dans tous les tons. C’est ce qui fait à la fois son charme et sa faiblesse. On en retient surtout un James McAvoy impressionnant. 

FLIC OU RIPOUX ?

LA CRITIQUE

Résumé : Le sergent-détective Bruce Robertson veut une promotion et son patron veut des résultats. Pas de problème pour Bruce. Quand un meurtre est perpétué, il prend le contrôle de la situation. Et quand il résoudra l’affaire, il gagnera la promotion. Mais la vie n’est pas aussi simple. Bruce est-il l’homme de la situation ? Les réponses vont être tragiques, hilarantes et outrageantes.21018531_20130710095533168.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx L’INTRO :

Ecosse. Une dérive hallucinée et frénétique aux allures de spirale infernale absorbant au fond du gouffre, un personnage larguant progressivement ses amarres mentales ? Pas de doute, on est bien dans l’univers furieux, sombre et torturé de l’auteur Irvine Welsh, spécialiste de a déchéance humaine, derrière notamment le roman Trainspotting. Cette nouvelle adaptation d’un de ses travaux est conduite par le cinéaste Jon S. Baird, auteur de Cass en 2008 et qui se retrouve là à diriger l’excellent James McAvoy, sur-impliqué dans un rôle fort et exigeant. Le comédien porte d’ailleurs totalement ce film qui ne parvient chez nous qu’en DTV.21028053_20130813161345415.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

L’AVIS :

Difficile de ne pas penser à Trainspotting en découvrant ce Ordure ! de J.S. Baird. Même exaltation débridée, même atmosphère complètement barrée, même réalisation sous ecstasy, même rythme sous speed, même ton politiquement incorrect, même antihéros incarné par un comédien habité… Jon S. Baird reste très proche du classique de Dany Boyle. Trop proche même. D’autant qu’il n’est pas Danny Boyle et que son film est loin d’afficher la même maîtrise à la fois de son univers, narrative et formelle. Ordure ! est avant tout un drame noir et grinçant qui vaut surtout le coup pour la prestation incroyable d’un James McAvoy des grands soirs (peut-être même dans l’un de ses meilleurs rôles) mais pour le reste, cette folie tragiquement déjantée et désenchantée peine à se développer tout en avançant avec fluidité. On sent bien les intentions louables affichées par Baird, de même qu’on saisit sa visée, son travail et les qualités indéniables qu’il présente. Mais Ordure ! passe davantage pour un gros foutoir épileptique brouillon et manquant un peu de maîtrise, d’autant que le film s’éparpille entre les genres, les tons, les styles, comme capable de passer en un clin d’œil du drame policier à la comédie trash, de Trainspotting au Terry Gilliam de Las Vegas Parano voire même à Lynch !21030055_20130822113855694.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Porté aux nues comme un « chef d’œuvre », on restera plus mesuré concernant ce Ordure ! qui, cela dit, n’en est pas moins pour autant une belle petite trouvaille modeste mais marquante. Une œuvre décalé et ravagée, capable de faire rire, d’écoeurer, d’indigner voire d’attrister quand se met en branle son schéma sur l’autodestruction d’un homme malade, et à laquelle on reconnaîtra au passage une grande capacité à surprendre (à moins que l’on ait vu tout venir, et là le bas-blesse). Car Ordure ! est rusé et joue de son scénario habile et spécialiste du trompe-l’œil. Un film tout à fait recommandable, qui aurait pu être une très grande œuvre si elle avait été placée entre des mains plus « expertes » qui aurait mieux su la délester de sa redondance au frénétique agaçant sur la durée, de son faux esprit subversif qui se veut salvateur mais qui manque d’originalité, et qui aurait mieux travailler la gestion de son récit comportant des longueurs.    

BANDE-ANNONCE :

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