MESSAGE FROM THE KING de Fabrice du Welz : la critique du film
Sortie cinéma

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note 3 -5
Carte d’identité :
Nom : Message from the king
Père : Fabrice du Welz
Date de naissance : 2016
Majorité : 10 mai 2017
Type : Sortie en salles
Nationalité : Angleterre, France
Taille : 1h42 / Poids : NC
Genre : Action, Thriller

Livret de famille : Chadwick Boseman, Luke Evans, Teresa Palmer, Alfred Molina…

Signes particuliers : Un polar âpre et hardboiled.

LE BRAS DE LA VENGEANCE EST EN MARCHE

LA CRITIQUE DE MESSAGE FROM THE KING

Résumé : En provenance de Cape Town, Jacob King débarque à Los Angeles à la recherche de sa sœur disparue. Avec un billet retour pour l’Afrique du Sud sept jours plus tard, et 600 dollars en poche. Au bout de 24 heures, il découvre que sa sœur est morte dans des circonstances étranges… 3S7C7336.CR2

Fabrice du Welz nous avait laissé sur le carreau il y a trois ans avec l’inconfortable Alleluia, drame à tendance horrifique sur la passion meurtrière d’un couple de désaxés. L’auteur de Calvaire est aujourd’hui de retour aux affaires, pour son premier long-métrage tourné en langue anglaise et aux États-Unis. Le cinéaste belge investit la psychotique Los Angeles, et signe avec Message from the King, un polar sombre et nerveux déployant un récit de vengeance au goût amer sur la langue, porté par la star montante Chadwick Boseman (Get on Up, Black Panther), entouré d’une bonne galerie de seconds rôles campés par Luke Evans, Teresa Palmer ou Alfred Molina.IL1A4879.CR2

Avec Message from the King, le cinéphile qu’est Fabrice du Welz laisse parler son amour pour les néo-polars américains des années 70. De son propre aveu, son nouveau long-métrage s’applique à ressusciter la forme et le style de l’époque des Get Carter, des Dirty Harry, des Hardcore de Paul Schrader, ou leur ancêtre à tous, le célèbre Point Blank de John Boorman. Pour cela, le film se pare des oripeaux du western urbain et Los Angeles devient un personnage à part entière. Une sorte de ville cosmopolite et contradictoire, capable d’engloutir les âmes qui viennent s’y perdre, et dont les nombreux visages s’entrechoquent dans un gigantesque brassage schizophrène. Au milieu de ce cadre terriblement iconique et cinématographique, Du Welz plonge sans ménagement un personnage en pleine découverte. Arrivé d’Afrique du Sud, Jacob King débarque dans la Citée des Anges pour retrouver sa sœur, disparue depuis plusieurs semaines. Son enquête va l’entraîner des bas-fonds de la ville à ses coins les plus huppés, et progressivement se muer en une expédition en enfer dont personne ne ressortira indemne.IL1A4643.CR2

Toujours aussi attiré par le genre (on ne se refait pas), Fabrice du Welz parsème son film de notes de violence sèches pour une partition finale à la fois hargneuse et escarpée. Les âmes sensibles auront sûrement un peu de mal à soutenir les embardées furieuses de ce spectacle tragique et sanglant, autant que les amateurs de péloches supra-rageuses se régaleront d’une œuvre entre la virée désespérée et le revenge movie mélancolique qui dépote. Tour à tour déchirant ou en colère, Message from the King est un film organique, pondu avec les tripes, dirigé avec les tripes, interprété avec les tripes aussi, notamment par un excellent Chadwick Boseman qui confirme tout le talent qu’on lui a déjà entrevu. Si le film n’échappe pas à quelques longueurs ou un manque de consistance au-delà de la noblesse de l’entreprise viscérale orchestrée, il s’impose comme un polar haletant et dévastateur, observant un anti-héros abandonner toute morale au contact d’une réalité brutale et sans concessions.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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