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Le saviez-vous ? : Sylvester Stallone a failli être le flic de Beverly Hills

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Eddie Murphy a connu sa meilleure époque dans les années 80 où il a empilé les comédies désormais cultes. 48 Heures de Walter Hill et Un Fauteuil pour Deux de John Landis avait bien lancé sa carrière cinématographique mais ce qui l’aura vraiment propulsé au rang de superstar, c’est sans conteste la saga Le Flic de Beverly Hills. En 1986, le premier film de la future franchise s’est classé parmi les 10 plus gros succès de tous les temps au box office, imposant Eddie Murphy comme un incontournable. Et dire qu’il a failli rater le rôle… On se demande quel visage aurait eu la trilogie (pour l’instant) sans lui.

Deux choses auraient pu changer à jamais le cours de l’histoire. D’abord (et sans doute la plus majeure), Eddie Murphy n’était absolument pas le premier choix pour incarner le flic tapageur qui déboule bruyamment à Beverly Hills. En effet, c’est à Sylvester Stallone que la production a pensé en premier lieu pour le rôle. Enfin, si l’on veut. Pour être plus précis, l’idée du film remonte aux années 70 et la paternité a été objet de « dispute » entre les producteurs Michael Eisner et Don Simpson. Toujours est-il qu’un script (très différent et davantage orienté action que comédie) est pondu aux débuts des années 80 et Mickey Rourke est engagé. Mais le temps passe, rien n’avance, le contrat optionnel du comédien arrive à expiration. Quand il file sur le tournage d’un autre film, Jerry Bruckheimer et Don Simpson passent à autre chose et se mettent en quête d’un remplaçant. Ils reçoivent Eddie Murphy. Pas de chance, alors qu’ils sont séduit par sa tchatche, le duo de producteurs apprend que la Paramount a d’ores et déjà avancée ses pions et offert le rôle à Sylvester Stallone, superstar du box office de surcroît réceptive au projet. Mais les choses vont déraper. Stallone voulait apporter sa touche au scénario et effectuer quelques petites modifications. Sauf que pris dans son élan, l’acteur va carrément tout changer. Il va progressivement gommer l’aspect « comédie » dont il n’aimait pas l’humour, rajouter pelletée de scènes d’action et même changer le nom du personnage (Axel Foley devenant Axel Cobretti). Personne n’est vraiment fan de ces modifications, d’autant que l’idée de base (une comédie d’action) est en train de s’évaporer. Pour en rajouter une couche, les changements made in Stallone ont un coût, qui fait littéralement exploser le budget. Les producteurs et le studio font alors marche arrière et rompe le contrat de Stallone qui, en échange, récupère toutes les idées qu’il a pu avoir afin de les réinjecter dans son futur Cobra (1986).

Nouveau couac. Le départ de Stallone pose un léger souci. Plus d’acteur principal (et de réalisateur puisque Stallone devait cumuler les casquettes) et un tournage censé démarrer dans… une dizaine de jours. C’est la merde. Martin Brest est appelé pour diriger le barnum. Devant sa caméra, les regards se retournent à nouveau en direction d’Eddie Murphy, qui s’engagea de justesse. De justesse car entretemps, l’acteur était espéré sur un autre projet : Ghostbusters. En effet, le rôle de Winston Zeddemore (finalement campé par Ernie Hudson) avait été spécialement écrit pour lui. Tiraillé entre les deux, Eddie Murphy choisira finalement Le Flic de Beverly Hills plutôt que SOS Fantômes. 

 

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