LE PROJET ATTICUS de Chris Sparling [Critique – Sortie DVD/Blu-ray]

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note 5.5 -10
Carte d’identité :
Nom : The Atticus Institute
Père : Chris Sparling
Date de naissance : 2014
Majorité : 18 mars 2015
Type : Sortie DVD & Blu-ray
(chez M6 Vidéo)
Nationalité : USA
Taille : 1h32 / Poids : NC
Genre : Épouvante

Livret de famille : Rya Kihlstedt (Judith Winstead), William Mapother (Henry West), John Rubinstein (Marcus Wheeler), Sharon Maughan (Susan Gorman), Julian Acosta (Robert Koep jeune), Gerald McCullouch (Steven West)…

Signes particuliers : Un nouveau mockumentary en found footage sur un cas de possession démoniaque, passé par Gérardmer.

X-FILES : LE PROJET ATTICUS

LA CRITIQUE

Résumé : Fondé en 1976 par le Dr Henry West, l’Institut Atticus était spécialisé dans l’étude de personnes développant des capacités paranormales : parapsychologie, voyance, psychokinésie, etc. Des centaines de personnes présentant ce genre d’aptitudes ont été étudiées par les chercheurs de l’institut et de nombreux articles annonçant leurs résultats ont été publiés. Mais aucun cas étudié jusque-là n’avait préparé le Dr West et son équipe à l’arrivée de Judith Winstead…le_projet_atticus_2L’INTRO :

Scénariste amoureux des huis-clos capable du meilleur comme du pire, auteur du médiocre ATM, ce petit slasher sur une poignée de gens coincés dans le vestibule d’une banque et séquestrés par un mystérieux rôdeur psychopathe, et à l’opposé, coscénariste de l’excellent Buried de Rodrigo Cortés, Chris Sparling refait parler de lui derrière la caméra cette fois-ci, avec Le Projet Atticus, son second long-métrage dix ans après l’obscur An Uzi at the Alamo. Un nouveau mockumentary horrifique croisant interviews fictifs et found footage, et retraçant le drame (inventé de toutes pièces, on préfère préciser) qui s’est joué dans les années 70 dans un institut spécialisé dans l’étude des personnes développant des capacités paranormales. Fort d’une réputation correcte et d’un passage à Gérardmer hors compétition, Le Projet Atticus débarque chez nous directement en vidéo, le sort malheureusement réservé à beaucoup de séries B de genre.atticusL’AVIS :

Construit à la manière du District 9 de Neill Blomkamp ou du Phénomènes Paranormaux avec Milla Jovovich, entremêlant interviews des protagonistes impliqués reconstituant le fil d’un drame fantastique illustré par des images en found footage, Le Projet Atticus n’invente rien et pioche dans tout ce qui a déjà été fait avant lui, à commencer par la série X-Files de Chris Carter. Mais au-delà de son absence d’originalité formelle, la petite série B de Chris Sparling a le mérite d’apporter un regard un peu neuf sur le registre de la possession démoniaque, s’ouvrant à quelques voies jusqu’ici peu ou pas explorées par le cinéma horrifique. Croisant L’Exorciste et dans une certaine mesure X-Men en imaginant une alternative intéressante à l’éclosion de ces super-mutants (et si Magnéto ou Le Professeur Xavier avaient été récupérés, disséqués et exploités par un laboratoire gouvernemental ?), Le Projet Atticus se révèle être une modeste péloche plutôt bien foutue, aux ambitions recroquevillées et sacrifiées derrière l’efficacité et son abandon aux codes d’un crédo à la mode. Si sa forme, de même que sa redondance ou son absence de scènes réellement marquantes, contrarient souvent ses envies de terreur pure et son suspens malheureusement atrophié, reste que le film est suffisamment captivant pour tenir en haleine et faire son petit effet à défaut d’être follement saisissant. le_projet_atticusPar les producteurs du hit de James Wan, The Conjuring, Le Projet Atticus ne viendra sans doute pas marquer de son empreinte l’histoire du genre, voire même du registre dans lequel il s’abandonne. Il n’en est pas moins pour autant, une sympathique virée cherchant quelques pistes nouvelles à défaut d’avoir su adroitement les concrétiser, la faute sans doute à un manque d’ambitions associées à un budget très limité, et à certains choix tantôt pertinents et tantôt se retournant contre lui en développant son propre handicap. Mais globalement, cet effort aux allures de documentaire sensationnaliste proposé par une chaîne de la TNT type Discovery ou Planète, est suffisamment accrocheur pour que l’on se prenne au jeu de son histoire surnaturelle, jouant habilement avec la paranoïa de ses personnages.147616

LES SUPPLÉMENTS

Deux suppléments sont proposés en plus du film. D’une part, un court making of d’environ 8 minutes, laissant la parole au réalisateur Chris Sparling, qui revient ce qu’il a attiré dans ce projet dont l’originalité est d’aborder la possession démoniaque sur l’angle scientifique. A juste titre, le cinéaste explique que si ces choses surnaturelles étaient réelles, l’État ne pourrait pas rester en retrait, piste que le cinéma a tendance à délaisser dans le registre et qui se retrouve au centre du film. Un making of qui laisse également, mais brièvement, la parole à quelques comédiens avant de se refermer sur une scène amusante entre deux d’entre eux, Rya Kihlstedt et William Mapother. Suivent ensuite quelques scènes coupées, quatre au total, toutes des séquences de faux interviews. On en retiendra une, plus intéressante que les autres et qui auraient pu ouvrir une nouvelle piste à explorer pour le film, celle d’un éventuel procès intenté par la « famille West » suite à l’affaire.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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