LA TORTUE ROUGE de Michael Dudok de Wit : la critique du film
Sortie cinéma / festival de Cannes

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la_tortue_rougeMondo-mètre
note 4 -5
Carte d’identité :
Nom : The Red Turtle
Père : Michael Dudok the Wit
Date de naissance : 2016
Majorité : 29 juin 2016
Type : Sortie en salles
Nationalité : Belgique, Japon, France
Taille : 1h20 / Poids : NC
Genre : Animation

Signes particuliers : Un conte merveilleux et intelligent.

UNE BELLE ÉPOPÉE TOUTE EN SIMPLICITÉ

LA CRITIQUE

Résumé : À travers l’histoire d’un naufragé sur une île déserte tropicale peuplée de tortues, de crabes et d’oiseaux, La Tortue Rouge raconte les grandes étapes de la vie d’un être humain.la_tortue_rouge_4L’INTRO :

Il y a Seul au Monde et il y a La Tortue Rouge, deux approches radicalement différentes du même mythe de Robinson Crusoé. Pour la première fois de son histoire, les célèbres studios d’animation Ghibli s’associent à un metteur en scène étranger pour une coproduction à cheval entre la Belgique, la France et le Japon. Réalisation du néerlandais Michael Dudok de Wit (avec la participation de Pascale Ferran au scénario), La Tortue Rouge retrace l’épopée d’un naufragé échoué sur une île déserte, avec comme intention, d’extirper de ce récit d’aventure, un tableau des différentes étapes de la vie d’un être humain. La Tortue Rouge a connu les honneurs d’une présentation dans la section Un Certain Regard à Cannes.

Fusion x64 TIFF File

L’AVIS :

Parfois, la simplicité peut prévaloir sur tout. Et c’est justement elle qui confère à La Tortue Rouge, toute sa fascinante beauté, son charme naturaliste et son exquise dimension humaine. Minimaliste dans l’illustration et impressionniste dans le trait, simple, sans dialogues, et seulement porté par sa douce poésie et le merveilleux de sa tendre histoire épurée, ce conte aux allures de fable existentialiste enchante malgré ses petites maladresses. La Tortue Rouge aurait pu être un moyen-métrage, ce qui lui aurait évité quelques longueurs qui se ressentent au détour de petites répétitions pardonnables. Pardonnables, car le film d’animation de Michael Dudok de Wit fait fi des artifices pour aller droit au cœur. Les plus jeunes pourront se délecter d’une belle histoire toute en sensibilité et en drôlerie facétieuse, les plus grands pourront aller gratter son caractère philosophique ruisselant des pores de sa démarche visant l’allégorie de notre passage sur Terre.la_tortue_rouge_6Il y a quelque-chose de spirituel et d’universel dans La Tortue Rouge et son récit onirique et rêveur, renvoyant aux plus belles légendes intemporelles. L’idée du destin humain de la naissance à la mort, entre vie et survie, entre cruauté et magie, entre apprivoisement de son habitat et soumission à une nature dominante. On ne sait jamais trop si l’épopée relève du réel ou de la fantasmagorie, mais une chose est sûre, La Tortue Rouge arriverait presque à nous conter avec humilité et simplicité, ce que Terrence Malick essaie de nous asséner avec prétention et lourdeur. Le résultat est souvent bouleversant et indéniablement magnifique.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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