LA DEUXIÈME ÉTOILE de Lucien Jean-Baptiste : la critique du film
sortie cinéma

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Carte d’identité :
Nom : La Deuxième Étoile
Père : Lucien Jean-Baptiste
Date de naissance : 2017
Majorité : 13 décembre 2017
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h35 / Poids : NC
Genre
: Comédie

Livret de famille : Lucien Jean-Baptiste, Firmine Richard, Anne Consigny, Roland Giraud, Michel Jonasz, Edouard Montoute, Jimmy Woha Woha…

Signes particuliers : Une suite catastrophique.

SORTIE DE PISTE ET ACCIDENT

LA CRITIQUE DE LA DEUXIÈME ÉTOILE

Résumé : Jean-Gabriel a décidé d’emmener toute sa petite famille passer les fêtes à la montagne pour Noël. Et cette fois, tout devrait bien se passer. C’est sans compter sur sa mère qui débarque des Antilles, ses enfants qui n’ont pas envie de partir, Jojo qui lui confie son Hummer et sa femme qui lui annonce qu’elle doit s’occuper de son père qu’elle n’a pas revu depuis qu’elle a fait le choix d’épouser Jean-Gabriel. Mais pour Jean-Gabriel, la famille c’est sacré et Noël aussi ! 

Huit ans après le succès de La Première Etoile, Lucien Jean-Baptiste retrouve la petite bande de son premier long-métrage pour de nouvelles aventures enneigées cherchant à renouer avec le charme tendre et attachant de ce joyeux portrait de famille haute en couleur. Dénué du capital fraîcheur qui entourait le premier film à l’époque, l’acteur-réalisateur avait besoin d’idées nouvelles pour animer ces retrouvailles rocambolesques en Haute-Savoie. Pour se faire, Lucien Jean-Baptiste est donc allé piocher une vague intrigue convoquant des « méchants » lancés aux trousses de sa belle famille de cinéma, partie s’éclater au ski. Malheureusement, d’un premier film au mieux sympathique et inoffensif, le réalisateur passe à une purge catastrophique et sacrément gratinée.

Ecrit et réalisé avec l’ambition d’un feuilleton télévisé de bas étage, La Deuxième Etoile est un calvaire qui participe de creuser la tombe de la comédie française populaire. Cette suite poussive et sans idées se révèle ni drôle, ni rythmée, ni sympathique, seulement gênante d’inutilité et de ringardise. En dehors de quelques petits piques adressées à Jean-Marie Le Pen ou de mini-références qui amuseront deux secondes les cinéphiles (The Revenant ou Shining), La Deuxième Etoile s’impose comme l’une des pires comédies françaises de l’exercice 2017. Au passage, on conseillera à l’avenir à Lucien Jean-Baptiste de mieux s’entourer. A commencer par un scénariste digne de ce nom, l’intrigue de sa Deuxième Etoile tournant à vide de la première à la dernière minute. Le film lance quantité de pistes qui n’ont jamais de conclusion, la trame oscille entre le vide et le grotesque, et l’ennui s’invite tout au long d’une aventure effrayante de lourdeur et de facilité. Mais outre l’écriture en mode disette, il y a également la technique. Et ce n’est pas parce que l’on signe une comédie gentiment populaire que l’on est obligé de se désintéresser de toutes considérations artistiques. Montage catastrophique avec des coupes au hachoir en plein milieu des phrases, mixage-son expédié à la va-vite, cadrages hasardeux, La Deuxième Etoile est un parfait condensé de tout ce qu’il ne faut pas faire, idéal pour une démonstration en école de cinéma. Bref, un vrai ratage d’une balourdise à faire fuir un ours, entre gags téléphonés et avalanche de bons sentiments insupportables.

BANDE ANNONCE :

Par David Huxley

 

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