JERSEY BOYS de Clint Eastwood
Critique – Sortie DVD/Blu-ray

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147796.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMondo-mètre
note 6.5 -10
Carte d’identité :
Nom : Jersey Boys
Père : Clint Eastwood
Date de naissance : 2014
Majorité : 05 novembre 2014

Type : Sortie DVD-Blu-ray
Nationalité : USA
Taille : 2h14 / Poids : Budget NC
Genre : Biopic, Drame

Livret de famille : Vincent Piazza (Tommy DeVito), John Lloyd Young (Frankie Valli), Erich Bergen (Bob Gaudio), Michael Lomenda (Nick Massi), Christopher Walken (Gyp DeCarlo), Freya Tingley (Francine), Renée Marino (Mary), Mike Doyle (Bob Crewe)…

Signes particuliers : Un biopic élégant et inspiré signé d’un Clint Eastwood qui retrouve un peu de son lustre d’antan et parvient à nous intéresser à son audacieux sujet. Beau, émouvant, entraînant, plein de charme, de vie et de mélodies rétro.

 

CAN’T TAKE OUR EYES OVER THEM

LA CRITIQUE

Résumé : Quatre garçons du New Jersey, issus d’un milieu modeste, montent le groupe « The Four Seasons » qui deviendra mythique dans les années 60. Leurs épreuves et leurs triomphes sont ponctués par les tubes emblématiques de toute une génération qui sont repris aujourd’hui par les fans de la comédie musicale…jersey boys L’INTRO :

Il devait réaliser une nouvelle adaptation d’Une Etoile est Née mais le projet est en stand by après avoir perdu sa star Beyoncé. Visiblement désireux de quand même conduire à bien un musical, lui le féru de musique, Clint Eastwood a alors rebondi sur le biopic Jersey Boys, abandonné par Jon Favreau. Une biographie tirée d’une comédie musicale à succès sur les planches de Broadway et consacrée au groupe des années 60 The Four Seasons, a qui l’on doit quelques standards tels que Big Girls don’t cry, Bye Bye Baby, Sherry et surtout le tube planétaire plusieurs fois repris, Can’t take my eyes over. Sans grandes stars de cinéma à l’affiche (Christopher Walken dans un rôle secondaire mis à part) mais avec plusieurs acteurs venus du théâtre dont certains de la pièce éponyme, Jersey Boys revient sur l’histoire incroyable des ces quatre garçons venus du New Jersey et qui laisseront leur empreinte dans l’histoire de la chanson, à l’image de leur leader Frankie Valli (qui bien plus tard sera l’interprète du tube du film Grease).125614.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxL’AVIS :

Acteur de légende, cinéaste accompli, Clint Eastwood traversait une période délicate marquée par un net affaiblissement de la qualité de son cinéma et plusieurs réalisations mitigées pour ne pas dire très décevantes (L’Echange, Invictus, Au-Delà, J. Edgar). Depuis le puissant Gran Torino, le metteur en scène peinait à tutoyer les sommets et semblait se diriger vers le crépuscule d’une carrière bien fournie. Jersey Boys allait-il lui permettre de raviver la flamme ? Une chose est sûre, que l’on soit attiré ou non par son sujet pas forcément des plus engageant, ce nouvel effort touche et surprend. jersey-boys_nws1 Jersey Boys swingue comme les chansons du répertoire qu’il écume. Et l’on se prend vite à la trajectoire et au destin étonnants de ces quatre garçons du New Jersey à l’histoire peu commune, petites frappes côtoyant l’univers gangrénant de la mafia, vouant une passion  pour la musique et rêvant de s’inviter parmi les grands groupes vendeurs de disques. Sur la base d’une structure classique avec ascension et déclin, Clint Eastwood apporte toutes ses qualités de metteur en scène quand il décide de se muer en grand conteur qu’il est capable d’être. Émotion, fluidité, passion, sincérité, direction d’acteur rendant ses comédiens meilleurs qu’ils ne peuvent l’être, Jersey Boys est un petit miracle qui revient de loin, croisement ludique entre Les Affranchis et A Star is Born. Un film séduisant, sobre, soigné mais surtout traversé de petites inspirations délicieuses comme cette astuce rhétorique de s’adresser directement au spectateur. Jersey Boys s’ouvre comme une peinture scorsesienne du microcosme de la mafia de Newark – New Jersey, avant de tourner à la success story douce-amère et mélancolique attachante.122646.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Un petit régal de modestie et de justesse, ni trop court ni trop long, pas forcément parfait et manquant parfois d’aspérités et d’emprise sur son sujet, mais traversé de jolis moments et servi par une brochette d’excellents comédiens incarnant à merveille ces antihéros chantant ces mélodies rétro d’un autre temps. Une « bande à part » dont on retiendra surtout l’acteur Vincent Piazza, formidable Tommy DeVito, petit caïd arrogant et bon musicien, à la fois impulsion et poison destructeur du groupe.JERSEY BOYS

Test Blu-ray : Avec un film musical, forcément, le point fort d’une édition Blu-ray se devait d’être le son. Si les puristes pourront émettre quelques micro-réserves sur l’égalisation sonore qui manque parfois de finesse, reste que les chansons (l’aout numéro un du film), elles, profitent à merveille du DTS-HD Master Audio 5.1. Jersey Boys déploie alors toute sa richesse acoustique et régale autant qu’au cinéma, à plus forte raison si l’on est bien équipé chez soi. Côté « image », rien à redire, bien au contraire. Magnifique, elle restitue à la perfection tout le travail effectué par Clint Easwtood et son chef opérateur Tom Stern, notamment dans le rendu du ton « rétro » alloué à la photographie. Globalement, ce Blu-ray est de très grande facture.

Les bonus, quant à eux, ne sont pas légion mais intéressants. Un making of de 22 minutes revisite la préparation et le tournage du film avec pas mal d’anecdotes et d’informations, le tout entrecoupé d’interviews du casting. On regrettera juste le manque de présence de Clint Eastwood. S’ensuit un court module de 4 minutes baptisé « Too Good to be True » et centré sur le musicien Donnie Kehr qui jouait dans le musical à Broadway et qui intègre la distribution du film de Easwtood. Un module à part dispensable dans la mesure où il aurait largement pu être intégré au making of. Enfin, un dernier module de 5 minutes nommé « What a Night to Remember » est entièrement consacré à la magnifique scène finale chorégraphiée dans une rue, au son du plus grand tube des Four Seasons. De quoi conclure cette petite balade dans les bonus avec une note entraînante qui donnerait presque envie de remettre le film !

Bande-annonce :

Par Nicolas Rieux

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