INSAISISSABLES – critique (thriller)

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Affiche-Finale-FR-InsaisissablesMondo-mètre :
note 6.5
Carte d’identité :
Nom : Now You See Me
Pères : Louis Leterrier
Livret de famille : Jesse Eisenberg (Daniel Atlas), Woody Harrelson (McKinney), Ilsa Fisher (Hayley), Mark Ruffalo (Rhodes), Michael Caine (Tressler), Morgan Freeman (Thadeus Bradley), Mélanie Laurent (Alma Dray), Dave Franco (Jack), José Garcia (Etienne)…
Date de naissance : 2013
Majorité au : 31 juillet 2013 (en salles)
Nationalité : USA
Taille : 1h56
Poids : 75 millions $

Signes particuliers (+) : Un élégant thriller au prestigieux casting sur le monde de l’illusion et de la prestidigitation, calibré comme un beau divertissement estival tourné avec panache et fonctionnant à la légèreté et à l’amusement. Insaisissables remplit avec efficacité son objectif de divertir avec son esprit charmeur, rafraichissant et son humour malicieux.

Signes particuliers (-) : Quelques petites maladresses et invraisemblances futiles et un final à la fois surprenant et en demi-teinte mais l’essentiel recherché était déjà passé.

 

VOUS ÊTES INVITÉS À UN SPECTACLE DE MAGIE…

Résumé : Quatre magiciens sont réunis par un mystérieux organisateur qui, en les associant, va créer les « quatre cavaliers », un groupe d’illusionnistes surdoué qui va rapidement s’attirer les foudres de la police et du FBI en commettant un audacieux braquage depuis leur scène de représentation à Las Vegas…

INSAISISSABLES+PHOTO4

L’un des cartons surprise de l’été aux Etats-Unis débarque enfin chez nous. Il s’agit de Insaisissables, le nouveau long-métrage du talentueux français Louis Leterrier, qui a tourné la page Besson Team pour devenir un honnête faiseur hollywoodien même s’il reste sur deux échecs artistiques très critiqués avec le médiocre duo des Choc des Titans et Colère des Titans. D’un coup de baguette magique, le réalisateur tout juste quadragénaire efface ces 3-4 dernières années difficiles et entame à merveille sa nouvelle décennie avec un succès qui lui permet de se remettre sur pied, un film plus modeste traitant de magie, sujet qui a toujours connu un certain intérêt au cinéma. Après Le Prestige ou L’Illusionniste, l’art de l’émerveillement mystérieux est au centre de ce thriller policier à l’impressionnant casting. Leterrier troque les centaines de millions de ces deux derniers nanars luxueux en date et revient à un cinéma mois mastodonte (125 puis 150 millions pour les deux péplums mythologiques, 75 pour ce divertissement proche de la série B à bon budget où une bonne partie de l’argent a dû aller au membre du générique) plus sincère, plus léger et surtout plus fun !

NOW YOU SEE ME

Jesse Eisenberg, Woody Harrelson, Ilsa Fisher, Mark Ruffalo, Michael Caine, Morgan Freeman pour son nouveau statut hollywoodien, José Garcia et Mélanie Laurent pour rappeler qu’il est un frenchie, Leterrier rameute du talent pour illustrer ce scénario écrit par Boaz Yakin (l’agréable divertissement estival Prince of Persia), Ed Solomon (beaucoup de piètres comédies pas drôles et Men In Black) et Edward Ricourt (dont c’est le premier script). Et pour être complet sur le générique du film, on notera également la participation de David Kwong, un nom pour les initiés, ponte de l’univers de la magie et de l’illusion, qui a participé à l’élaboration des numéros que Leterrier souhaitait les plus réalistes possibles plutôt que de recourir aux techniques informatiques.

NOW YOU SEE ME

Insaisissables n’a pas quitté le top 10 du box office américain pendant des semaines et des semaines. La Raison ? L’esprit du film. Le cinéaste ne cherche pas à posément faire dans l’œuvre complexe, brillante, sur-intelligente ou plus maligne qu’elle n’est. La magie est un spectacle, une attraction qui émerveille, un entertainement qui régale à tous les âges en nous laissant dans un état de crédulité assumé et songeur. C’est sur ces éléments que Leterrier va s’appuyer. Insaisissables va être entièrement construit comme un vrai tour de magie exaltant, palpitant, à la fois incroyable, fou et plaisant, jouant sans cesse du trompe-l’œil surprenant avec tout ce qu’il faut de fraîcheur et d’innocence pour en faire une belle attraction estivale réjouissante rondement menée et parfaitement calibrée pour remplir son cahier des charges et ses maîtres mots : divertir, surprendre, tenir en haleine et procurer du plaisir. Les aventures croisées de ces prestidigitateurs intrépides aux allures de Robins des Bois et de ce flic athée en la matière, vont nous amener vers un agréable film de casse doublé d’une course-poursuite haletante avec en prime, une délicieuse incursion dans les arcanes d’un monde encore bien énigmatique (et fort heureusement pour le show) qui nous dévoile quelques-uns de ses « trucs » avec beaucoup d’ingéniosité dans la façon dont ils sont intégrés à un script qui se mue lui aussi, en tour de passe-passe jubilatoire jouant avec nos yeux et nos acquis. Insaisissables distrait et dans le même opère comme un cour visuel et illustré pour amateurs, sur l’art de l’illusion et de la prestidigitation. Filmé avec inventivité et efficacité, cette pellicule de bonne humeur régale par son absence de prétention et ses nobles intentions d’amusement sympathique, assujetties à un spectacle grisant, bien ficelé et non dénué de qualités évidentes. Tout n’est pas parfait certes, et certaines ficelles narratives invraisemblables ou son extrême final à la fois surprenant et en demi-teinte pourront décevoir, mais elles représentent une infime partie d’un long-métrage globalement réussi et de bonne facture, un élégant thriller à tiroir plutôt malin et charmeur empli de beaucoup d’humour et de malice, au goût d’invitation hospitalière à passer un bon moment. Tout simplement.

Bande-annonce :

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