HOMEFRONT de Gary Fleder
en salles – critique (action)

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21060519_20131125121948291.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMondo-mètre :
note 5.5
Carte d’identité :
Nom : Homefront
Père : Gary Fleder
Livret de famille : Jason Statham (Phil Broker), James Franco (Gator Bodine), Winona Ryder (Sheryl), Kate Bosworth (Cassie), Rachelle LeFevre (Miss Hatch), Izabela Vidovic (Maddy), Omar Benson Miller (Tee), Clancy Brown (shérif Rodrigue), Frank Grillo (Cyrus)…
Date de naissance : 2013
Majorité au : 08 janvier 2014 (en salles)
Nationalité : USA
Taille : 1h40
Poids : 70 millions $

Signes particuliers (+) : Un actioner bas du front solide et efficace qui remplit son contrat sans trop chercher plus loin. Action, castagne et Statham font bon ménage dans une tambouille pas trop mal ficelée et distrayante.

Signes particuliers (-) : Un script qui comporte des trous d’air notamment dans l’écriture de son final et de celle de certains de ses personnages, son bad guy en premier lieu. Une réalisation maladroite dans l’action, là où elle était justement censée se surpasser.

 

BAS DU HOMEFRONT

LA CRITIQUE

Résumé : Ancien agent de la DEA (Brigade américaine des stupéfiants), Phil Broker se retire dans un coin tranquille de la Louisiane avec sa fille pour fuir un lourd passé… Mais Broker ne tarde pas à découvrir qu’un dealer de méthamphétamines, Gator Bodine, sévit dans la petite ville et met en danger sa vie et celle de sa fille. Face à la menace et à la violence croissantes, Broker n’a d’autre choix que de reprendre les armes…

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L’INTRO :

Plus qu’un simple acteur, Jason Statham est une marque de fabrique. Presque un genre à lui tout seul. On ne va pas voir « le dernier film d’action du moment » mais « le dernier Jason Statham ». Comprenez, muscles compactés, castagne sèche et testostérone transpirante, tout ça généralement dans des actioner qui dépotent sévère sans trop stimuler les neurones mais en vantant les mérites d’un cinéma-spectacle bourrin et pop-corn. Une sorte de digne héritier de Sylvester Stallone, son modèle et ami à la ville. Si les deux hommes incarnent chacun une génération et ont déjà travaillé ensemble sur la saga Expandables, Homefront marque une nouvelle étape dans leur relation. A l’origine, Stallone en avait écrit le script pour lui, envisageant même d’en faire le dernier chapitre de la saga Rambo. Mais l’âge le rattrapant, il a décidé d’en faire cadeau à son pote Statham. Stallone scénariste, Statham acteur vedette, restait le poste de réalisateur et le rôle du bad guy. Occupé à peaufiner son Expandables 3, Stallone confie les rênes à Gary Fleder (Le Collectionneur, Le Maître du Jeu) et c’est l’éclectique James Franco qui se chargera de donner la réplique au monolithe.

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N’en déplaise à l’ami Stallone qui voyait là pourtant un rôle plus subtil pour son ami, mais Homefront est un pur Statham dans l’âme. Un film que l’on pourrait tout aussi bien rebaptiser « Basdufront » et qui, sur une mécanique archi-basique résumable en une ligne de pitch, se contente d’envoyer le bois avec efficacité sans trop chercher plus loin. Un père veuf quitte le milieu de la police anti-drogue et part vivre à la campagne avec sa fille avant que son passé ne le rattrape et qu’il soit contraint et forcé de ressortir les armes. Homefront ne va pas chercher midi à quatorze heures mais ce n’est pas pour autant qu’il est mauvais. Le casting plutôt séduisant se charge de faire le reste entre son duo d’opposition star, les bouilles mignonnettes de Kate Bosworth et Winona Ryder en junkies ploucs ou quelques guest comme Clancy Brown.

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Distraction pop-corn solide et fournissant ce qu’on était venu y trouver, ce dernier actioner en date du bourrin chauve garantit le minimum syndical en mode « satisfait ou remboursé ». Conduit tambour battant sur la base d’un script certes cousu de fil blanc, mais bien ficelé, efficace et honnête sur la marchandise, Homefront n’est pas un monument d’originalité mais un petit plaisir régressif coupable divertissant où notre bonhomme baraqué défonce du méchant dans la joie et la bonne humeur en nous régalant de ses coups de tatane bien calibrés pour faire mal.

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On regrettera seulement dans toute cette affaire un ensemble de petites choses qui salopent un peu l’intensité de cette jouissance annoncée. D’abord, le manque de charisme de James Franco essentiellement dû au manque de consistance d’un personnage saboté dans son écriture au lieu de lui conférer une réelle dimension forte, seulement entrevue lors de sa première apparition (un mal qui se répand aux seconds rôles peu ou mal exploités). Également, un final un peu bâclé et qui ne tient pas toutes ses promesse et quelques invraisemblances maladroites. Enfin et surtout, la mise en scène de Gary Fleder qui ne rend pas justice aux séquences d’action filmées avec les pieds et montées au hachoir. Le constat appelle surtout de la frustration, celle regrettable que Stallone n’ait pas pu se charger d’endosser le rôle car c’eut été, à n’en pas douter, tout autre chose… Et ça aurait peut-être été plus généreux car on se demande quand même où ont filé les 70 millions de dollars de budget !

Bande-annonce :

Par Nicolas Rieux

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