ENDHIRAN LE ROBOT (critique)

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note 3.5
Carte d’identité :
Nom : Enthiran (aka Endhiran)
Père : S. Shankar
Livret de famille : Rajinikanth (Vasee / Chitti), Aishwarya Rai Bachchan (Sana), Danny Denzongpa (Danny), Karunas (Ravi)…
Date de naissance : 2010
Nationalité : Inde
Taille/Poids : 2h45 – 34 millions €

Signes particuliers (+) : Des séquences d’action plutôt efficaces, beaucoup d’ambition et comme d’habitude, une superbe Aishwarya Rai. Un film « rigolo ».

Signes particuliers (-) : Tant de kitsch, de décalage et de musique pop ridicule au milieu d’un film de SF, ça le fait déjà pas du tout. Mais la piètre réalisation de Shankar et l’interprétation très mauvaise des comédiens achèvent un film bien trop « bollywoodien » hors de ses frontières.

 

MÊME LES ROBOTS TOMBENT AMOUREUX D’AISHWARYA RAI !

Résumé : Fruit de longues années de travail, le professeur Vasee a créé Chitti, un robot ultra-performant à l’apparence humaine, rapide et indestructible, capable de parler, d’agir, d’aider l’homme et d’emmagasiner un tas d’informations grâce à sa mémoire sans limite. Mais Chitti est dénué d’émotions. Souhaitant remédier à ce défaut, Vasee modifie son invention sans penser une seule seconde aux conséquences. Chitti découvrira alors l’amour…

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Attention, le cinéma bollywoodien débarque dans la science-fiction ! Et ce qui est bien avec le cinéma de genre indien, c’est que même si c’est terriblement mauvais cinématographiquement, on ne presque peut pas leur en vouloir tellement c’est drôle… dans le mauvais.

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Endhiran le Robot est tout à fait dans cette veine là. Kitscherie totale dans laquelle vient jouer l’ancien mannequin (et accessoirement l’une des plus femmes du monde) Ashwarya Rai, l’ambitieuse production fleuve de Shankar (2h40, eh oui, c’est Bollywood) est peut-être un gros film de SF spectaculaire pour le public indien mais il ferait presque de la peine à un public occidental dérouté si non initié, en décalage permanent avec la culture locale. Car Endhiran, avant d’être un film de genre, est surtout un film bollywoodien fort de tous les ingrédients qui le composent. Durée dantesque, humour made in de là-bas, jeu outrancier, chansons entrecoupant le récit et surtout cet univers folklorique si délicieux, loin de notre cinéma traditionnel.

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Concrètement, Endhiran est un bonbon acidulé pour amateurs de bollywoodienneries déjantées d’autant qu’il se double d’une tentative ambitieuse de gros film d’action SF (après la tentative de film de super-héros plutôt réussie avec Krrish). Car sur un plan purement cinématographique, ceux qui en attendront un vrai film épique de SF classique à base de robots, risqueront vite d’être perdus devant la folie d’une œuvre et d’un cinéma décidemment atypique et unique au monde. La belle Ashwarya Rai joue comme une quiche au diapason du reste d’un casting qui surjoue comme si l’on était encore au temps du muet (avec une mention spéciale à Rajinikanth campant le double personnage Chitti/Vasee), le scénario est à se taper la tête contre les murs et les séquences musicales sont clairement des reprises des clips des Black Eyed Peas avec une Ashwarya qui va jusqu’à s’habiller, se coiffer et se relooker comme la chanteuse Fergie. D’ailleurs la reprise et le recyclage pourraient presque être les thèmes centraux d’un film s’amusant à piocher ça et là ses éléments constitutifs au point que la projection peut s’élever au rang de jeu des « ressemblances ». On y retrouve ainsi du Matrix, du Star Wars (sabre laser rouge à l’appui), les clips des Black Eyed Peas évoqués, Dune, le cinéma d’arts martiaux hongkongais, les clips mielleux des 90’s dans des paysages paradisiaques, L’homme Bicentenaire et on en passe des vertes et des pas mûres.

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Mais comment dès lors ne pas se prendre au jeu, au bout d’un moment, d’un tel cinéma aussi sincère, attendrissant que joliment décomplexé ? Car outre la durée handicapante et la mise en scène relevant de la parodie de réalisation, restent de l’humour à la bollywoodienne, un décalage culturel fou et pétillant, quelques beaux moments d’action spectaculaires et la beauté indécente de sa comédienne principale qui irradie toujours l’écran (à défaut de savoir jouer la comédie). Ça ferait presque la blague. Mais ça reste bien mauvais quand même.

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