KIDNAP de Luis Prieto : la critique du film [e-cinema]
Sortie vidéo

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Carte d’identité :
Nom : Kidnap
Père : Luis Prieto
Date de naissance : 2017
Majorité : 08 novembre 2017
Type : Sortie Blu-ray/DVD
Nationalité : USA
Taille : 1h35 / Poids : NC
Genre
: Thriller

Livret de famille : Halle Berry, Sage Correa, Chris McGinn…

Signes particuliers : La rencontre de Taken et Fast & Furious… au féminin.

HALLE BERRY, PIED AU PLANCHER !

LA CRITIQUE DE KIDNAP

Résumé : Karla, profite d’un après-midi dans un parc d’attraction en compagnie de son fils lorsque celui-ci disparait subitement. En alerte, elle repère finalement des inconnus le faire monter de force dans leur voiture. Karla réalise à cet instant que sans réaction de sa part, elle pourrait ne jamais revoir son enfant. Pas le temps d’hésiter, elle se lance à la poursuite des ravisseurs et ne reculera devant rien pour le sauver.

Tiens, ça avait bien marché Taken non ? Liam Neeson, sa fille qui se fait enlevée, lui qui se fout en mode badass je-vais-tous-vous-niquer, avec de l’action non-stop et un budget de série B… Ca avait marché cette affaire, non ? Comment y’avait même eu deux suites ?! Bon bah la voilà la bonne idée. On va faire la même chose mais avec une nana lambda au lieu d’un ancien agent des services secrets. Faudrait juste se dégoter une petite star bankable pour jouer les têtes d’affiche et l’affaire sera dans le sac. Comment ?! La carrière d’Halle Berry patine un peu ces derniers temps ? Parfait, on a notre tête d’affiche. Emballez, c’est pesé, on passe en tournage. Non, non, pas besoin de script… On lui pique son gamin, elle poursuit le mec pendant 1h30, ça suffira. On a un concept, une star, j’ai quelques millions à dépenser, y’a plus qu’à. Ah oui, un réalisateur… Pas de souci, le gugusse qui avait pondu le remake de Pusher est au chômage. Il n’a rien fait depuis à part quelques épisodes de séries télé fauchés genre Z Nation, il sera content d’avoir du boulot et fera ce qu’on lui dit, façon bon faiseur docile. Allez, ouste ! Quatre semaines de tournage éclair plus tard, Kidnap était né.

Alors que la société de production américaine Relativity était au bord de la banqueroute, Kidnap était un véhicule parfait pour essayer de renflouer les caisses du label. Un projet simple à mettre en branle, une mise de départ limitée (enfin 21 M$ quand même, soit autant que Taken…) et un gros potentiel à retardement, ce genre de petits films d’action étant généralement très prisés des plateformes de VOD et autres distributeurs de DTV ou chaîne de télé du câble. Sauf que Kidnap n’est pas Taken. On pensera ce que l’on veut de l’actioner de Pierre Morel produit par l’ami Besson, mais toujours est-il que le film savait envoyer le pâté et pouvait s’enorgueillir d’un résultat largement fréquentable. Mais au-delà de ces considérations, il avait surtout pour lui une certaine fraîcheur que n’a logiquement pas ce Kidnap, pseudo déclinaison au féminin bien plus poussive, qui tente de compenser par de l’intensité, ce qu’il n’a pas à offrir côté scénario. Ne racontant sensiblement pas grand-chose passé son postulat de départ, le film de Prieto tente juste d’être le plus énergétique possible mais il finit vite par être piégé par son propre principe. Coincée dans sa bagnole le temps d’une loooooongue course-poursuite, ce personnage de maman portée par l’énergie du désespoir va se transformer de serveuse de diner en as du volant façon Fast & Furious, afin de pourchasser des ravisseurs relégués à leur seul rôle de… ravisseurs. Pas question de développer quoique ce soit, Kidnap n’a pas le temps pour ça, et se limite donc à l’action et uniquement à l’action. Mais une action qui finit par être sacrément rébarbative, le film recyclant grosso merdo la même mono-idée jusqu’à un terme gentiment foireux, ce qui achève d’enterrer le suspens de cette bisserie au mieux regardable et anecdotique, au pire médiocre et sans intérêt.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

 

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