DIVERSION de Glenn Ficarra & John Requa [Critique – Sortie Ciné]

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311253Mondo-mètre
note 4.5 -10
Carte d’identité :
Nom : Focus
Père : G. Ficarra & J. Requa
Date de naissance : 2014
Majorité : 25 mars 2015
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h45 / Poids : 100 M$
Genre : Thriller, Romance

Livret de famille : Will Smith (Nicky), Margot Robbie (Jess), Rodrigo Santoro (Garriga), Gerald McRaney (Owens), Adrian Martinez (Farhad), Robert Taylor (McEwen), B.D. Wong (Liyuan), Dominic Fumusa (Jared)…

Signes particuliers : Un thriller romantique porté par les beaux yeux de Margot Robbie et le retour de Will Smith sur le devant de la scène, deux ans après After Earth.

WILL SMITH, ENTRE ILLUSION ET DÉSILLUSION

LA CRITIQUE

Résumé : La relation entre un arnaqueur professionnel et une apprentie criminelle vient perturber les affaires de chacun, quand ils se recroisent quelques années après leur première rencontre. diversion_2L’INTRO :

Troisième long-métrage du tandem John Requa & Glenn Ficarra (les succulents Crazy Stupid Love et I Love You Philip Morris) Diversion est un thriller romantique qui marquait le grand retour d’un Will Smith un peu effacé depuis l’échec d’After Earth, projet qui lui tenait à cœur, qu’il avait coproduit en famille, et dans lequel il partageait l’affiche avec son rejeton Jaden, mais à l’arrivée violemment attaqué par la presse et une bonne partie du public. Un échec qui avait été non sans conséquences pour l’acteur, écornant son image ultra-bankable de superstar entre toutes les superstars, désormais plus si fiable que cela pour ce qui était de remplir assurément les tiroirs-caisses des studios. Will Smith avait-il perdu très gros et la confiance des majors avec cette déconvenue ? Plusieurs s’accordaient alors à le dire. Mais visiblement il n’en fut rien puisque, nanti d’un impressionnant budget de 100 M$, Diversion faisait office en quelque sorte de reboot pour le comédien qui oublie et passe à autre chose. Mais malheureusement, ce sera un nouveau camouflet qui se profilera puisque Diversion n’aura pas trouvé les faveurs du public américain malgré un sujet lorgnant vaguement du côté du carton Insaisissables et malgré un ton général plutôt sexy, décuplé par la présence de l’affriolante Margot Robbie.diversionL’AVIS :

Divertissement sympathique mais trop redondant pour convaincre, finissant par vriller au lieu de briller, en nous menant tranquillement vers un doux ennui au lieu de captiver à l’image de ses vivaces 45 premières minutes pleines d’énergie et d’un entrain swinguant, Diversion finit par s’enliser au fil des minutes, au fil de la progression d’un scénario multipliant les tours de passe-passe au point d’excéder. À force de surjouer avec ses effets de prestidigitation scénaristique, Diversion en arrive à atteindre le même résultat que celui opéré sur les victimes de ces as de l’entourloupe : nous perdre dans un mirage de détournements d’attention. On perd le fil, on n’y voit plus que du feu, on décroche, et le film de continuer sa petite arnaque au bon film intelligent et astucieux. Mais sans nous, notre attention ayant été elle-aussi dérobée par cette brochette de pickpockets de haut vol, certes sympathique, mais dont les péripéties n’intéressent guère. On a beau sentir la patte joviale et décalée du duo Requa & Ficarra, les pointes d’humour trash et le style rythmé de leur si exaltant I Love you Philip Morris, rien n’y fait. Pas même Will Smith en mode cabotin face à la fraîcheur d’une Margot Robbie qui lui vole aisément la vedette (et dont le bikini incendiaire brûlera bien des rétines, pour l’anecdote). Diversion est un film aux deux visages, séduisant dans un premier temps, agaçant dans le second, à force de flirter avec un rocambolesque jamais très loin du grotesque. Dommage.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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