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NE COUPEZ PAS de Shin’ichirô Ueda : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Kamera o tomeru na!s
Père : Shin’ichirô Ueda
Date de naissance : 2018
Majorité : 24 avril 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : Japon
Taille : 1h36 / Poids : NC
Genre : Comédie horrifique

Livret de famille : Takayuki Hamatsu, Yuzuki Akiyama, Harumi Shuhama…

Signes particuliers : Un film en deux temps, qui demande une petite trentaine de minutes pour lâcher toute sa malice.

UN FILM DE ZOMBIES BIEN TORDU

LA CRITIQUE DE NE COUPEZ PAS

Synopsis : Le tournage d’un DTV horrifique bat son plein dans une usine désaffectée. Techniciens blasés, acteurs pas vraiment concernés, seul le réalisateur semble investi de l’énergie nécessaire pour donner vie à un énième film de zombies à petit budget. Pendant la préparation d’un plan particulièrement ingrat, le tournage est perturbé par l’irruption d’authentiques morts-vivants… 

Sur le tournage d’un film de zombies japonais diffusé en direct à la télé, de vrais morts-vivants attaquent l’équipe. Tel est le pitch simple et efficace du délirant Ne Coupez Pas, comédie horrifique nippone qui rappelle de très loin la série Dead Set et ses zomblards qui attaquaient l’Angleterre pendant que les candidats du Loft Story local étaient enfermés dans leur « maison ». Réalisation de Shin’ichirô Ueda, Ne Coupez Pas est une petite série B aussi modeste qu’elle est hyper sympathique à regarder. Un pur OFNI que l’on vous recommande chaudement !

Tout commence pourtant d’une manière fort étrange. Pendant une trentaine de minutes (tournées en un seul et unique plan-séquence), Ne Coupez Pas est une petite production zombiesque à la limite de la série Z, tout juste digne d’une sortie DTV. Acteurs catastrophiques, réalisation aux fraises, image dégueu, scénario en carton-pâte, on se demande franchement ce que l’on fout là tant le truc n’a ni queue ni tête, et encore moins de cœur pour le faire vivre. Puis vient le basculement. Et là, tout change, Ne Coupez Pas devient presque un autre film. Au sens littéral comme au sens figuré. Difficile d’en dire plus pour ne rien spoiler et garder l’effet de surprise intact mais la comédie horrifique de Shin’ichirô Ueda est en gros un film en deux temps et le second mérite clairement que l’on reste car il vient éclairer, expliquer et changer du tout au tout la première partie en la revisitant d’un autre point de vue, transformant ainsi une série Z en un délire aussi barré que cool et savoureux. Ce virage à 180° est le symbole de l’intelligence d’écriture et de mise en scène d’un film ultra-malin qui s’amuse astucieusement de son côté « nanar amateur » pour atterrir sur une chouette virée dans les coulisses des mécanismes du cinéma et de la télévision. Une bonne surprise qui se dessine après 35 minutes et qui rend un bel hommage tant au cinéma d’horreur qu’au cinéma indépendant en général, via une farce construit sur mise en abîme à trois étages… parce que le générique de fin en rajoute encore une couche. la petite péloche la plus inattendue du moment !

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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