LE LABYRINTHE 2 – LA TERRE BRÛLÉE de Wes Ball : la critique du film [Sortie Cinéma]

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Nom : The Maze Runner : The Scorch Trials
Père : Wes Ball
Date de naissance : 2015
Majorité : 07 octobre 2015
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 2h03 / Poids : 61 M$
Genre : SF, Aventure

Livret de famille : Dylan O’Brien (Thomas), Ki Hong Lee (Minho), Kaya Scodelario (Teresa), Thomas Brodie-Sangster (Newt), Rosa Salazar (Brenda), Giancarlo Esposito (Jorge), Aidan Gillen (Janson), Barry Pepper (Vince), Lili Taylor (Mary), Patricia Clarkson (Ava Page)…

Signes particuliers : La suite des aventures des Blocards, désormais échappés de l’infernal Labyrinthe et fonçant dans un monde ravagé.

THE NAZE RUNNER

LA CRITIQUE

Résumé : Dans ce second volet de la saga épique LE LABYRINTHE, Thomas et les autres Blocards vont devoir faire face à leur plus grand défi, rechercher des indices à propos de la mystérieuse et puissante organisation connue sous le nom de WICKED. Or le monde qu’ils découvrent à l’extérieur du Labyrinthe a été ravagé par l’Apocalypse. Leur périple les amène à la Terre Brûlée, un paysage de désolation rempli d’obstacles inimaginables. Plus de gouvernement, plus d’ordre… et des hordes de gens en proie à une folie meurtrière qui errent dans les villes en ruine. Les Blocards vont devoir unir leurs forces avec d’autres combattants pour pouvoir affronter WICKED et tenter de défier son immense pouvoir.le-labyrinthe-2-la-terre-brulee-explose-dechireL’INTRO :

Les Blocards sont de retour. On avait quitté le groupe de Thomas (Dylan O’Brien) à la fin d’un premier chapitre où ils parvenaient enfin à trouver une issue au diabolique labyrinthe dans lequel ils étaient mystérieusement retenus prisonniers. Tout juste un an à peine après la sortie de l’opus initial, la nouvelle saga dystopique du moment envoie son second épisode, baptisé La Terre Brûlée. Le temps de l’enfermement est passé, place désormais à la fuite et à la quête d’explications au pourquoi du comment. Doté d’un budget conséquemment supérieur à son prédécesseur (61 M$ contre 34), résultat du beau succès du premier chapitre de la franchise adaptée de la saga littéraire de James Daschner, Le Labyrinthe 2 déboule comme un micro-événement, ou du moins tente de l’être, au milieu d’une fin d’année chargée en grosses attentes (de Spectre à Star Wars). Le cast rempile, le réalisateur Wes Ball et le scénariste T.S. Nowlin également, le tournage s’est fait en un éclair, et alors que la fin de la saga est d’ores et déjà programmée pour 2017, les aficionados pouvaient déjà espérer de cet épisode du milieu, un spectacle intense et de premiers éclaircissements sur ce qui se trame derrière tout ça.le-labyrinthe-2-la-terre-brulee-the-scorchL’AVIS :

Le Labyrinthe premier du nom fonctionnait essentiellement pour son univers mystérieux et original dans son concept. Enfin, original dans une certaine mesure, l’affaire ressemblant légèrement à un espèce de croisement entre la série Lost et le Cube de Vincenzo Natali. Mais qu’importe, l’affaire signée Wes Ball était suffisamment distrayante pour réussir à faire la blague et occuper un samedi soir désœuvré au cinoche. Mais une fois passé sa mécanique intrigante à suspens et désormais, alors que ses protagonistes se sont échappés de leur piège machiavélique, Le Labyrinthe avait besoin de proposer quelque-chose de plus pour éviter de sombrer dans la dystopie d’aventure facile recyclant du vu et du revu. Mais ce second acte, qui s’inscrit dans la course-poursuite entre gentils et méchants, se transforme en film d’action enchaînant les séquences remuantes sur un rythme soutenu et vire vers la science-fiction horrifique adolescente avec son univers post-apocalyptique peuplé en fond de zombies infectés, où notre cher groupe d’ado en fuite sympathiquement fadasse, est traqué par une organisation aux intentions encore troubles.le-labyrinthe-la-terre-brulee-27432Voilà, Le Labyrinthe 2 vire exactement en direction de ce que l’on espérait ne pas voir, un blockbuster (à moyen-budget) flirtant entre l’adresse et le nanardeux, certes correctement emballé pour séduire les amateurs d’entertainement oubliables, mais sans enjeux psychologiques forts, et sans fond vraiment pertinent à labourer, contrairement à la franchise voisine des Hunger Games qui a le mérite de faire des efforts pour déployer quelque-chose de plus substantiel au-delà de l’aventure, sur les mécanismes du totalitarisme ou de l’établissement et la conduite d’un idéal révolutionnaire. L’univers dessiné dans le premier perd une grande partie de son intérêt dans ce second acte, qui s’en tient tout juste au divertissement sans temps morts, suivant un cours que l’on observe d’un œil détaché. Pas de doute, les fans de la saga apprécieront à coup sûr l’intensité du show et le déroulé ficelé avec énergie, les autres, ne seront que les spectateurs d’une balourdise dépourvue d’ambitions et d’intelligence, remuant une mécanique préfabriquée que l’on connaît par cœur, sans faire preuve d’une imagination folle. Bref, « Courir ou Mourir » disait la tagline du premier. C’est à peu près à quoi se résume ce deuxième film. C’est un peu pauvre quand même, en plus de ne jamais surprendre.

LA BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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