BARRY SEAL – AMERICAN TRAFFIC de Doug Liman : la critique du film
Sortie cinéma

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Carte d’identité :
Nom : American Made
Père : Doug Liman
Date de naissance : 2017
Majorité : 13 septembre 2017
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h55 / Poids : NC
Genre
: Thriller, Biopic, Aventure

 

Livret de famille : Tom Cruise, Sarah Wright, Domhnall Gleeson, E. Roger Mitchell, Jesse Plemons, Caleb Landry Jones…

Signes particuliers : Une histoire incroyable portée par un Tom Cruise en grande forme.

TOM CRUISE S’ENVOIE EN L’AIR !

LA CRITIQUE DE BARRY SEAL

Résumé : L’histoire vraie de Barry Seal, un pilote arnaqueur recruté de manière inattendue par la CIA afin de mener à bien l’une des plus grosses opérations secrètes de l’histoire des Etats-Unis. 

Décidément, on ne sait pas si c’est le cap de la cinquantaine passée qui le pousse vers une telle suractivité frénétique avant qu’il ne soit trop tard pour jouer les action hero bondissant, mais on a l’impression de ne jamais avoir autant vu la trogne de Tom Cruise que ces derniers temps. Après Jack Reacher 2 l’automne dernier, La Momie il y a à peine quelques mois, ou encore le tournage médiatisé de Mission Impossible 6 à Paris, l’acteur est (encore) de retour sur le devant de la scène, et refait parler de lui cette fois avec Barry Seal, le nouveau long-métrage de Doug Liman (La Mémoire dans la Peau, Edge of Tomorrow). Et si les deux dernières sorties du comédien n’ont pas été couronnées de succès, entre accueil mitigé et déception au box office, autant dire que Barry Seal redresse la barre avec un certain panache plutôt jouissif. Dans Barry Seal, l’oncle Tom incarne un aviateur lassé par son quotidien monotone de pilote de ligne pour la TWA. Lorsqu’un mystérieux agent de la CIA le contacte pour le recruter en vue d’opérations top-secrètes en Amérique du Sud, Barry Seal saute sur l’occasion de mettre un peu de piquant dans sa vie trop rangée. Mais l’aventure le mènera loin. Très loin, voire trop loin…

Basé sur une histoire vraie absolument incroyable, qui s’est déroulée en marge de tout un pan de la politique extérieure américaine des années 80, en s’attachant au destin surréaliste d’un homme embarqué dans une folle aventure pleine de risques, de fric, d’armes et de drogue, Barry Seal marque autant la belle résurrection de Tom Cruise que celle de Doug Liman, lequel venait lui aussi de décevoir avec son mollasson The Wall. Avec une énergie et une assurance sans faille, Liman exploite à merveille son matériau, en s’appuyant sur l’énergie inépuisable d’un Tom Cruise au top de sa forme et de son capital sympathie, nous ressortant du placard son fameux sourire mi-complice mi-ultra bright, lequel avait beaucoup participé à l’explosion de sa notoriété dans les eighties. On sent à l’image que tout le monde s’éclate à raconter cette histoire ubuesque volant sans cesse entre les lignes du thriller, du drame et de la comédie, et Barry Seal de régaler modestement, captivant par son récit et séduisant par son style pop-décalé ne se refusant aucun délire visuel. Peut-être un peu à l’excès d’ailleurs, Liman surchargeant parfois son métrage de trop ses grigris destinés à appuyer le ton cool et rétro ambiant. Mais rien d’impardonnable tant Barry Seal affiche une joyeuse sincérité qui le rend aussi attachant que son personnage principal, anti-héros incarné avec beaucoup d’autodérision par la superstar Cruise. Au final, si Barry Seal épouse un canevas ultra-classique du cinéma (l’éternel coup de l’ascension et la chute d’un bonhomme embarqué dans un truc qui va le dépasser), l’affaire est emballée avec suffisamment de dynamisme et de second degré, pour s’apprécier comme un petit entremet haut en couleurs, simple, frais et généreux.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

 

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