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BORAT 2 de Jason Woliner : la critique du film [Amazon Prime]

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Carte d’identité :

Nom : Borat Subsequent Moviefilm : Delivery of Prodigious Bribe To American Regime For Make Benefit Once Glorious Nation of Kazakhstan
Père : Jason Woliner
Date de naissance : 2019
Majorité : 23 octobre 2020
Type : sur Amazon Prime Video
Nationalité : USA
Taille : 1h36 / Poids : NC
Genre : Comédie

Livret de Famille : Sacha Baron Cohen, Maria Bakalova, Irina Nowak…

Signes particuliers : Une suite très politisée.

 

 

BORAT SE PAYE TRUMP !

NOTRE AVIS SUR BORAT 2

Synopsis : Borat, le journaliste kazakh, exubérant, nigaud et fan des États-Unis, est accusé d’avoir terni l’image de son pays dans le monde. Pour se racheter, il se lance dans une nouvelle mission : marier sa fille à un puissant homme politique américain.

Surréaliste de bêtise et d’une lourdeur aussi digeste que l’aligot maison de mamie pour les uns, grosse (et grasse) blague potache aussi désopilante qu’impertinente pour les autres, Borat avait érigé Sasha Baron Cohen en roi des trublions de la comédie ricaine décomplexée qui tâche. En 2006, le film s’était présenté comme un pur ofni comique barré, certes clivant mais auquel on ne pouvait retirer sa foutraque et inouïe liberté. Quatorze ans plus tard, Sasha Baron Cohen retrouve son personnage culte pour une suite aux allures de tract politique.

Michael Moore et Sasha Baron Cohen, même combat. Juste pas avec les mêmes armes. Les deux trublions se servent du cinéma pour essayer de peser dans les débats politiques et dénoncer les travers de la société yankee. Avec récemment Donald Trump comme cible privilégiée dans la lunette de leur bazooka. La seule différence, c’est que le premier se sert du documentaire-enquête mordant là où le second a recours à la comédie passablement déjantée. A ce titre, Borat 2 pourra être perçu comme une nouvelle « lourdinguerie » régressivement graveleuse. Mais ce serait passer à côté de ses réelles intentions. Ave cette suite, Sasha Baron Cohen signe avant tout une charge anti-Trump massive dont l’humour rétrograde n’a pour seul et unique but de flinguer à mort le président aux cheveux oranges. Président que le célèbre personnage kazakh n’a de cesse d’appeler « McDonald Trump ». C’est facile mais c’est drôle à chaque fois.

L’ennui c’est que la satire s’étiole assez vite. Si plusieurs passages peuvent se révéler follement tordants, Borat 2 souffre d’un manque d’homogénéité, d’une dispersion qui l’amène à être parfois aussi féroce que gênant. Surtout, c’est son côté surécrit et surfictionnalisé qui lui fait le plus de tort. Il lui ôte une fraîcheur déjà entamée par le fait que l’effet de surprise et de nouveauté n’est plus là. Reste au moins une proposition, qu’on aimera ou non.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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