APPLESAUCE de Onur Tukel : la critique du film [Champs-Élysées Film Festival]

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Applesauce-Posternote 6.5 -10
Nom : Applesauce
Père : Onur Tukel
Date de naissance : 2015
Majorité : Inconnue
Type : Sortie indéterminée
Nationalité : USA
Taille : 1h31 / Poids : NC
Genre : Comédie

 
 

Livret de famille : Onur Tukel (Ron), Max Casella (Les), Trieste Kelly Dunn (Nicki), Jennifer Prediger (Kate)…

Signes particuliers : Une délicieuse comédie dans la veine du cinéma de Woody Allen.

ONUR TUKEL, LA RELÈVE DE WOODY ALLEN ?

LA CRITIQUE

Résumé : Tous les mardis soir, l’animateur de radio Stevie Bricks invite ses auditeurs à appeler pour raconter leurs histoires. Et ce soir, Ron Welz est prêt à raconter la sienne. Mais très vite, il est rattrapé par son passé. Quand il reçoit des membres humains par la poste, sa vie s’écroule. Qui le tourmente ? Son étudiant insolent ? Son meilleur ami ? Sa femme ? Il y a huit millions de personnes à New York, huit millions de suspects…Applesauce-1L’INTRO :

Cinéaste apprécié de la scène cinématographique indépendante new-yorkaise, Onur Tukel était de retour au Champs-Elysées Film Festival, un an après y avoir proposé sa mascarade vampirique Summer of Blood. Adapte du mélange des registres et plus particulièrement de l’importation d’éléments du cinéma de genre dans la comédie joyeusement verbeuse (et non l’inverse, comme il aime à le rappeler), le réalisateur présentait cette fois-ci Applesauce, comédie décapante dans laquelle il injecte un fond de thriller noir, avec l’histoire d’un prof qui se met à recevoir de bouts de corps humain mystérieusement expédiés par un inconnu fêlé. Mais qui peut bien lui en vouloir comme ça ? Cette élève au lycée qui l’a prise en grippe ? Son meilleur ami qui lui en veut d’avoir « doigté » sa femme lors d’une soirée alcoolisée ? Quelqu’un de son passé ? La paranoïa, va frapper à la porte de Ron, dont la vie tranquille se délite soudainement alors que les problèmes s’empilent !Capture d’écran 2015-06-16 à 11.54.57L’AVIS :

Ne vous méprenez pas, Applesauce n’est pas du tout un film d’horreur. Et encore moins un film horrible, malgré son intrigue criminelle à mystère. Le nouveau Onur Tukel est avant tout une farce hilarante dans la veine du cinéma de Woody Allen, mentor évident du cinéaste qui se présente lui-même comme son modeste élève, multipliant les clins d’œil appuyés à son œuvre, et ce dès le générique d’ouverture. Humour noir, souvent sarcastique, verve délicieusement dialoguée à grand renfort d’un cynisme tordant placé dans la bouche d’un personnage principal narcissique et misanthrope, Applesauce pourra être perçu comme du sous-Woody Allen, ce qu’il est au demeurant. Si certains pourront ainsi être agacés par cette pâle décalcomanie, reste que l’on prend un plaisir fou et enthousiasmant à regarder cet élève clamer son amour au maître. Pour Tukel, le meilleur niveau qu’il puisse atteindre correspondra aux moins bons efforts de Woody Allen. En cela, le réalisateur est trop modeste car Applesauce est une vraie réjouissance.Applesauce_3Un peu dans l’esprit du récent The Voices de Marjane Satrapi et plus lointainement du Mais qui a tué Harry ? d’Hitchcock, Applesauce est une petite pépite jubilatoire, cinématographiquement un peu pauvre, mais totalement jouissive en terme de drôlerie délirante jouant dans la cour de l’absurde, du décalé, du potache, ou de la folie surréaliste. Injectant beaucoup d’éléments personnels, Onur Tukel s’auto-caricature et s’amuse de son égocentrisme avec cette « silly comedy » comme il la définit (comprenez par là, une comédie « un peu bête » dans le bon sens du terme). Une vraie gourmandise quelque part entre le déjanté, le loufoque et le délicieusement inconséquent.

LA BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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