: Elisa
Père : Leonardo Di Costanzo
Date de naissance : 03 juin 2026
Type : sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h45 / Poids : NC
Genre : Drame
Livret de Famille : Roschdy Zem, Barbara Ronchi, Hippolyte Girardot…
Signes particuliers : Ennuyeux.
Synopsis : Elisa Zanetti a été condamnée pour un crime dont elle dit ne presque rien se rappeler. Dix ans plus tard, le professeur Alaoui, criminologue de renom, rouvre son dossier. Un face-à-face tendu s’engage entre les deux. Peu à peu, les souvenirs enfouis refont surface, et avec eux, une vérité bien plus complexe qu’il n’y paraît. Jusqu’où peut-on aller pour entrer dans l’esprit d’une criminelle ? D’après une histoire vraie.

DANS LA TÊTE D’UNE TUEUSE
NOTRE AVIS SUR L’AFFAIRE ZANETTI
L’Italien Leonardo Di Costanzo a tout de suite trouvé matière à un film en parcourant un recueil d’études et d’entretiens des criminologues Adolfo Ceretti et Lorenzo Natali. A sa lecture, l’attention du cinéaste ne s’est pas tout de suite portée sur les crimes commis par leurs auteurs en eux-mêmes mais plutôt sur « le voyage intérieur » de ces repris de justice après leurs actes. C’est ce que raconte L’Affaire Zanetti, librement inspiré d’une histoire vraie.
Jugée coupable du meurtre de sa sœur dont elle a brûlé puis caché le cadavre, un acte horrible dont elle n’aurait aucun souvenir, Elsa Zanetti purge sa peine dans un modèle de prison ouverte. Elle accepte une série d’entretiens avec un criminologue dans le cadre de ses travaux de recherche.
Le sujet était passionnant, le film qu’en tire Leonardo di Costanzo beaucoup moins. On perçoit entre les lignes de son drame, les intentions visées par le cinéaste, en l’occurence dresser un portrait psychologique sur un traumatisme enfoui et décortiquer l’état d’une âme criminelle qui a agit dans un élan de folie passagère. Ca change des sempiternels films racoleurs sur des tueurs en série. Malheureusement, le résultat est plombé par un mono-rythme redondant et un profond manque d’inspiration tant dans l’écriture que dans la direction artistique. Leonardo Di Costanzo raconte mollement son histoire sans parvenir à lui injecter tension et émotion, et se contente de filmer platement en champ/contrechamp les échanges entre ses comédiens (Roschdy Zem, Barbara Ronchi). Un gâchis.
Par Nicolas Rieux