WAKE WOOD (critique – épouvante)

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wake-wood-affMondo-mètre :
note 7
Carte d’identité :
Nom : Wake Wood
Père : David Keating
Livret de famille : Aidan Gillen (Patrick), Eva Birthistle (Louise), Thimoty Spall (Arthur), Ella Connolly (Alice), Ruth McCabe (Peggy), Brian Gleeson (Martin)…
Date de naissance : 2010
Nationalité : Angleterre, Irlande
Taille/Poids : 1h30 – Petit Budget

Signes particuliers (+) : Un bon film empli d’étrangeté avec son atmosphère envoûtante dans la veine du classique The Wicker Man.

Signes particuliers (-) : Un film mineur qui malheureusement risque de ne guère faire parler de lui hors de la communauté des fans de genre et encore pas sûr…

 

L’INCROYABLE ET IMPROBABLE RETOUR DE LA HAMMER

Résumé : Louise et Patrick perdent leur fille Alice. Ils déménagent et s’installe à la campagne, dans le village de Wake Wood. Ils vont y découvrir des villageois atypiques, baignant dans d’étranges rituels païens…

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Quel bonheur quand même de retrouver le nom de la « Hammer » en introduction d’un film. La célèbre firme anglaise, spécialisée dans l’horreur et la terreur, renaît de ses cendres depuis quelques années sous l’impulsion du producteur télé John De Mol (oui, oui, le patron d’Endemol) et commence de nouveau à produire… des films d’horreur bien sûr. Avant le prochainement plus ambitieux La Dame en Noir de James Watkins, la firme ouvre le bal avec de petits films fantastiques dont ce Wake Wood, dirigé par David Keating, auteur d’un The Last of The High Kings il y a une quinzaine d’année et qui depuis n’avait plus tourné que des documentaires.

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La première chose qui saute aux yeux en voyant le film, c’est que David Keating est un fin connaisseur en cinéma et qu’il maîtrise ses classiques. Avec Wake Wood, le britannique tente de renouer avec l’esprit de ces films se déroulant dans les contrées profondes et mystérieuses de l’arrière Angleterre, des contrées emprunts d’un certain mysticisme légendaire et séculaire dont le point d’orgue dans la représentation au cinéma fut le fameux Wicker Man de Robin Hardy, en 1973. Si le célèbre film à tendance new wave des seventies est aujourd’hui inatteignable qualitativement, Keating se défend plutôt pas mal dans sa tentative de retrouver cet esprit fantastico-étrange, cette atmosphère si particulière aux villages profonds marqués par un côté légendairement païen comme venu d’un autre temps.

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En croisant cela avec le film d’horreur et le drame personnel d’un couple traumatisé par la mort de leur enfant, Keating nous livre une œuvre assez intrigante, pas forcément parfaite, mais très attirante. Il parvient à insuffler une ambiance à un film assez lent au demeurant mais terriblement envoûtant. Et se doter d’une ambiance singulière, c’est bien souvent ce qui est souvent le plus dur à faire. Le retour de la grande Hammer ? Peut-être bien finalement.

Bande-annonce :

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