Mort du réalisateur George A. Romero

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Quelle tristesse. Le père des morts-vivants s’en est allé ce dimanche 16 juillet à l’âge de 77 ans dès suites d’un cancer des poumons. George A. Romero, c’était un mythe, l’un des grands « master of horror », et surtout, l’un des papes fondateurs du cinema de zombie. Des zombies qui sont en deuil ce soir, et tous les amoureux du cinéma de genre avec eux.

En 1968, Romero avait changé le visage du cinéma d’horreur avec son éternel La Nuit des Morts-Vivants. Un film culte, nouveau, terrifiant, politique. Le premier chapitre d’une saga qui connaîtra sa plus belle heure en 1978 avec Zombie, immense chef d’œuvre à l’intelligence fascinante. Suivront, Le Jour des Morts-Vivants en 1985, Land Of The Dead en 2005, Diary Of The Dead (2008) et Survival Of The Dead en 2009. Depuis quelques temps, Romero était « en guerre » contre ce qu’était devenu le registre, et il avait pris un peu de distance avec le cinéma, préférant attendre que la mode passe. Il ne cessait de dire à quel point il trouvait stupide, cette mode des films où les zombies courraient partout. Comme le remake L’armée des Morts de Zack Snyder ou World War Z. Pour lui, les zombies sont des corps en putréfaction, des corps lents. Plus qu’une vision, un dogme intouchable. Il radotait en boucle là-dessus, ça devenait agaçant. Et aujourd’hui, on voudrait qu’il soit là pour recommencer, qu’importe après tout tant il va nous manquer.

Mais l’œuvre de Romero ne se résumera pas à sa seule saga des morts-vivants. Impossible d’oublier le furieux The Crazies (1973), le perturbant Martin réalisé en 1977 (que le cinéaste etait venu présenter à la Cinémathèque il y a quelques années, lors d’une rencontre inoubliable), mais aussi le déjanté Creepshow (1982), Incident de Parcours (1988), les formidables Knightriders (1981) ou La Part des Ténèbres (1992) . Plus récemment, il avait également signé le mésestimé Bruiser en 2000, qui gagne à être revu.

Un grand monsieur nous a quittés. Dixit son producteur et ami Peter Grunwald (au Times), il s’en est allé en écoutant la B.O de L’homme Tranquille de John Ford, son film préféré, entouré de sa femme et de sa fille. Adieu George, et merci pour tout du fond du cœur, de la part de tous les amoureux de cinema d’horreur.

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