MOMO de Sébastien Thiery et Vincent Lobelle : la critique du film
sortie cinéma

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Carte d’identité :
Nom : Momo
Père : S. Thiery & V. Lobelle
Date de naissance : 2017
Majorité : 27 décembre 2017
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h25 / Poids : NC
Genre
: Comédie

Livret de famille : Christian Clavier, Catherine Frot, Sébastien Thiery, Pascale Arbillot…

Signes particuliers : Une comédie pas drôle.

QU’EST-CE QU’ON A (ENCORE) FAIT AU BON DIEU POUR MÉRITER ÇA ?!

LA CRITIQUE DE MOMO

Résumé : Un soir, en rentrant chez eux, Monsieur et Madame Prioux découvrent avec stupéfaction qu’un certain Patrick s’est installé chez eux. Cet étrange garçon est revenu chez ses parents pour leur présenter sa femme. Les Prioux, qui n’ont jamais eu d’enfant, tombent des nues… D’autant que tout semble prouver que Patrick est bien leur fils. Patrick est-il un mythomane ? Un manipulateur ? Les Prioux ont-ils oublié qu’ils avaient un enfant ? Madame Prioux, qui souffre de ne pas être mère, s’invente-t-elle un fils ? 

Après les unions cosmopolites qui faisaient grincer des dents puis les Roms envahisseurs de jardin, Christian Clavier fait face cette fois-ci … aux handicapés intrusifs ! Rude mais vrai. Dans Momo, l’acteur populo-rigolo incarne pour la énième fois un bobo friqué, mariée avec l’élégante Catherine Frot, dont la vie bien tranquille va être secouée par l’arrivée impromptue d’un bonhomme sourd de son état, qui prétend être leur fils. Sauf qu’ils n’ont jamais eu d’enfant ! Ou alors l’ont-ils oublié… Comme dirait Jacquouille : « Okay…« .

Gênant, c’est sans doute ce qu’inspire dans sa globalité le film co-réalisé par Vincent Lobelle et Sebastien Thiery, au passage acteur jouant le fameux fils venu de nulle part. Un Sébastien Thiery par ailleurs auteur de la pièce de théâtre originelle, dont le film est l’adaptation. On se demande souvent si l’on peut rire de tout. La réponse est oui. Mais contrairement à ce que l’on a coutume de dire, le problème n’est pas « avec qui » mais « comment ». Et si Sébastien Thiery justifie son film d’un coup de balai en expliquant que son propre frère est sourd-muet, et que le film n’est que le reflet de choses banales puisées dans son quotidien de toujours, l’ennui c’est que le spectateur n’est pas censé le savoir lorsqu’il se retrouve confronté à cette comédie assez crasse sur les bords. Et c’est là que le « comment » entre en piste. Dans Momo, il y a un esprit de caricature lourdingue qui enterre toute excuse possible. Le problème n’est pas de rire d’un personnage sourd, après tout ils ont autant le droit à la comédie que les autres, le problème est de rire d’un personnage sourd traité comme un grotesque demeuré passablement agaçant. Le malaise qui s’installe contamine vite les tentatives de gags qui deviennent alors plus gênants qu’amusant, et l’esprit loufoque de l’histoire se dissipe derrière une espèce d’insupportable médiocrité ambiante. Le fait que le film ne soit absolument pas drôle (il faut dire que la pièce de base n’était pas reluisante) en dehors d’une mince poignée de vannes éparses, achève de couler à pic une comédie qui transpire l’indigestion et le désespoir cinématographique.

Si l’on devait sauver quelque chose de cet épouvantable naufrage, nul besoin de chercher bien longtemps. Il suffit de se tourner du côté de Catherine Frot. Étrangement, le film distille 3-4 scènes très dramatiques au milieu de sa formule estampillée « comédie balourde pour dimanche soir sur TF1« . 3-4 scènes comme venues d’un autre film, et tombées ici par erreur. Ces passages, relatifs à une vague réflexion sur la maternité, l’incomplétude et le sentiment de deuil pour une femme qui n’a jamais eu d’enfant, sont étonnamment bouleversants, d’autant que la comédienne les joue avec une conviction et une justesse déchirante. On en viendrait presque à se dire que derrière la comédie ratée et repoussante qu’est Momo, se cachait un drame sans doute bien plus intéressant que le triste spectacle qu’on nous offre à voir ici.

BANDE ANNONCE :

Par David Huxley

5 commentaires à propos de “MOMO de Sébastien Thiery et Vincent Lobelle : la critique du film
sortie cinéma

  1. Étonnant de … »rien » : pas drôle, pas émouvant, pas gênant, Je suis abasourdie par tant de néant ,même si j essaie de me souvenir de ce que coûte en investissement humain et financier un long métrage. C.Clavier est egal à lui-meme (j ai vu 6fois « mais qu est ce que… ») mais quand les dialogues sont insignifiants……
    Dommage que les média se prêtent (vendent ?) à la promo de ce gâchis.

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