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X de Ti West : la critique du film

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Spectateurs


Nom : X
Père : Ti West
Date de naissance : 2021
Majorité : 02 novembre 2022
Type : sortie en salles
Nationalité : USA, Canada
Taille : 1h45 / Poids : NC
Genre : Horreur, Slasher

Livret de Famille : Mia GothJenna OrtegaMartin Henderson

Signes particuliers : Jouissivement old school !

Synopsis : Fin des années 70, une équipe de tournage investit une maison isolée du fin fond du Texas pour y réaliser un film X. À la tombée de la nuit, les propriétaires des lieux surprennent les cinéastes amateurs en plein acte. Le tournage vire brutalement au cauchemar.

 

GORE ET SEXY !

NOTRE AVIS SUR X

Passée une incursion du côté du western pour le compte de Blumhouse (l’inédit La Vallée de la Violence avec Ethan Hawke et John Travolta), Ti West revient à ses vrais amours, la série B d’horreur. Depuis quelques années, l’auteur de House of the Devil, The Innkeepers ou The Sacrament a tellement officié sur des séries (Scream, L’Exorciste, Tales from Loop) que l’on commençait à désespérer de le voir de retour au long-métrage. C’est chose faite avec X, un film d’horreur qui porte bien son nom puisqu’il cause… de cul. Du sexe bien gratos et du meurtre bien sanglant, on a foutrement envie de dire « merci Ti West ! ». Enfin quelqu’un qui ressuscite les bases (trop souvent oubliées) du bon vieux slasher à l’ancienne !

Dès l’entame, X promet du fun en barre avec son délicieux mélange croisant Massacre à la Tronçonneuse et Tarantino. Puis finalement, petit à petit, le nouveau Ti West devient vraiment un énième Massacre à la tronçonneuse, mais avec un sens de la copie totalement décomplexé. Ti West ne s’en cache pas, rendant plus hommage à Tobe Hooper qu’il ne le copie. D’autant qu’en terme de style, les deux ne font pas la paire. La sobriété de Tobe Hooper n’est pas la came d’un West qui, au contraire, veut jouer. Il faudra attendre une bonne heure avant que la partie de slasher ne démarre, au détour d’une petite référence musicale à Scream. Preuve encore qu’avec X, Ti West s’est vraiment mis en mode « hommage au genre », avec une volonté de reproduire tout ce qui a biberonné sa culture horrifique. Devant X, on a l’impression de voir défiler ces slashers des années 70 et 80 qui nous ont tant régalés. Ceux des années 70 dans la construction (avec une mécanique mortelle pouvant débuter tardivement), ceux des années 80 dans l’aspect graphique avec des effets très old school.

 

Sympathique et mis en scène avec talent, X n’inspire pas une once d’originalité. Pas plus dans la narration que dans la construction ou l’horreur proposée. Mais au diable l’originalité, Ti West ressort un bon vieux pot de confiture qui trainait au fond de son garde-manger et le « twiste » (comme disent les cuistos de Top Chef) pour le revisiter avec panache. Le cinéaste s’éclate à balancer de l’archétype à foison pour mieux leur tordre le cou, il s’éclate à reproduire une recette que la bien-pensance actuelle a tristement rangé au placard (la nudité gratuite, incontournable du genre à son âge d’or), il s’éclate à mettre en scène des morts bien violentes, il s’éclate à reproduire un pur cinéma d’exploitation old school bisseux. Bref, un bonheur devant lequel on plaide coupable de prendre son pied.

 

 

Par Nicolas Rieux

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