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TOUS LES DIEUX DU CIEL de Quarxx : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Tous les Dieux du Ciel
Père : Quarxx
Date de naissance : 2017
Majorité : 15 mai 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h37 / Poids : NC
Genre : Fantastique, Epouvante

Livret de famille : Jean-Luc Couchard, Mélanie Gaydos, Zoé Rixhon, David Salles, Thierry Frémont…

Signes particuliers : Un film de genre barré et inconfortable.

CINÉMA DE GENRE À LA FRANÇAISE

LA CRITIQUE DE TOUS LES DIEUX DU CIEL

Synopsis : Simon, trentenaire, travaille à l’usine et vit reclus dans une ferme décrépite. C’est un homme solitaire, en charge de sa sœur Estelle, lourdement handicapée à la suite d’un jeu qui a mal tourné dans leur enfance. Malgré ses remords et l’agressivité du monde environnant, Simon garde au plus profond de sa chair le secret espoir de sauver sa sœur en la libérant de la pesanteur terrestre. Et si leur salut venait des cieux ? 

Il y a deux ans, le dénommé Quarxx surprenait le public de L’Étrange Festival avec son court-métrage Un Ciel Bleu Presque Parfait où un homme vivait entre réalité et cauchemar dans une ferme, veillant sur sa colocataire de sœur handicapée et en proie à des obsessions hallucinatoires lui laissant penser qu’il est en contact avec des extraterrestres. Cet OFNI horrifique a donné des ailes à son auteur qui propose aujourd’hui la version longue de son précédent court. Tous les Dieux du Ciel en est l’extension, un premier long-métrage passé lui-aussi par de nombreux festivals, de Sundance au PIFFF en passant par Sitges ou le BFI londonien.

Pour Tous les Dieux du Ciel, Quarxx reprend les bases de son histoire, reprend son acteur principal (Jean-Luc Couchard) et reprend surtout l’ambiance malaisante qui faisait de son court-métrage, une sorte de cauchemar anxiogène déstabilisant. Et le long-métrage est à l’image du matériau originel. Le genre de film que l’on pourrait qualifier de bizarre, de barré, d’inconfortable, sorte de tunnel malsain dans lequel le spectateur s’abîme entre acceptation des codes typiques du néo-cinéma de genre français aimant la campagne profonde aux rednecks flippants (style Fabrice du Welz) et impression de nouveauté devant un anti-classicisme horrifique frondeur. Très imparfait, notamment dans son écriture qui se charge de beaucoup de choses et en oublie pas mal en cours de route (comme les voisins bizarres qui apparaissent le temps d’une scène sans que leur utilité saute aux yeux), Tous les Dieux du Ciel réussit néanmoins à produire son petit effet du haut de son atmosphère craspec mélangeant culpabilité, névrose, isolement, paranoïa et fantastique, pour en tirer une expérience étouffante à l’angoisse savamment distillée. Le tout porté par deux comédiens formidables, d’un côté un Jean-Luc Couchard continuellement inquiétant, et de l’autre Mélanie Gaydos, jeune femme atteinte de dysplasie ectodermique, ce qui lui confère une allure marquant les mémoires et dont elle tire une interprétation aussi difficile que géniale.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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