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COLETTE de Wash Westmoreland : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Colette
Père : Wash Westmoreland
Date de naissance : 2018
Majorité : 16 janvier 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA, Angleterre
Taille : 1h52 / Poids : NC
Genre : Biopic

Livret de famille : Keira Knightley, Dominic West, Eleanor Tomlinson…

Signes particuliers : Un biopic instructif mais lisse.

KEIRA KNIGHTLEY EST COLETTE

LA CRITIQUE DE COLETTE

Synopsis : 1893. Malgré leurs quatorze ans d’écart, Gabrielle Sidonie Colette, jeune fille à l’esprit rebelle, épouse Willy, écrivain aussi égocentrique que séducteur. Grâce à ses relations, elle découvre le milieu artistique parisien qui stimule sa propre créativité. Sachant repérer les talents mieux que quiconque, Willy autorise Colette à écrire – à condition qu’il signe ses romans à sa place. Suite au triomphe de la série des Claudine, il ne tarde d’ailleurs pas à devenir célèbre. Pourtant, tandis que les infidélités de Willy pèsent sur le couple, Colette souffre de plus en plus de ne pas être reconnue pour son œuvre…

Colette est probablement l’une des romancières les plus célèbres de l’histoire de la littérature française. Une institution qui a su s’inscrire dans -et participer à- un véritable changement sociétal à l’angle de la fin du XIXème siècle et du début du XXème. Dirigé par Wash Westmoreland (Still Alice avec Julianne Moore), dont c’est le premier film en solo après avoir toujours partagé la mise en scène avec Richard Glatzer, et interprété par Keira Knightley, Colette retrace une période charnière de la vie de l’auteure emblématique, de son arrivée à Paris en provenance de sa campagne au triomphe de la série des Claudine, romans qu’elle a écrit en sous-main pour son mari, en passant par son émancipation pour devenir un emblème de la femme libre.

En s’attardant sur l’éclosion de Colette comme auteure et femme anti-conventionnelle, c’est une sorte de récit initiatique tardif que fabrique Wash Westmoreland, en épousant le classicisme de l’époque où se situe son récit, époque que va bouleverser Colette par sa marginalité naissante. C’est d’ailleurs précisément là où le film pèche. Colette entend illustrer la modernité du personnage pour son époque et lui prête le pouvoir d’être une voix pour toutes les femmes, mais il le fait à travers un effort un peu sage, diminué par un traitement ampoulé sur la forme alors que le fond vante un idéal libertaire et progressiste. Reste une œuvre instructive façon page Wikipédia, correctement interprétée (par Keira Knightley comme par l’excellent Dominic West), mais qui peine à souligner avec panache sa résonance moderne sur la condition féminine, restant trop dans l’anecdote historique déroulée avec un conventionnalisme peu fertile.


BANDE-ANNONCE :

Par David Huxley

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