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AVA de Tate Taylor : la critique du film [Netflix]

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Spectateurs

Carte d’identité :

Nom : Ava
Père : Tate Taylor
Date de naissance : 2019
Majorité : 1er décembre 2020
Type : Disponible sur Netflix
Nationalité : USA
Taille : 1h36 / Poids : NC
Genre : Action

Livret de Famille : Jessica Chastain, John Malkovich, Colin Farrell, Geena Davis, Common…

Signes particuliers : Une purge. Tout simplement.

 

 

JESS WEAK

NOTRE AVIS SUR AVA

Synopsis : Une tueuse d’élite assaillie par le doute doit lutter pour sa propre survie et celle de sa famille après l’échec d’une dangereuse mission.

 

Après une série de prestations très incarnées (dernièrement Miss Sloane ou Le Grand Jeu mais son passif plus en amont parle pour elle) qui l’ont installée comme l’une des comédiennes les plus talentueuses de sa génération, Jessica Chastain a semble t-il eu des envies de légèreté et d’amusement. Ou des envies de très beaux chèques, au choix. Après les super-héros de X-Men puis les cauchemars de Ça, la voilà qui s’offre (comme beaucoup) un petit tour du côté de Netflix, acquéreur de ce Ava, un thriller d’action sur lequel Chastain double les casquettes, actrice et productrice. Réalisé par Tate Taylor (La Couleur des Sentiments), Ava suit une tueuse à gage roulant pour le compte d’une société secrète, qui va devoir affronter ses employeurs quand un contrat dérape.

Bon, déjà, pourquoi ? Ava ne méritait clairement pas le talent de sa géniale comédienne et on se demande très fort pourquoi elle est allée le lui prêter dans un élan de générosité insensé. Tête de gondole de ce surpuissant navet au parallélisme défectueux, Jessica Chastain n’a rien strictement à défendre et ça tombe bien, Tate Taylor n’a strictement rien à montrer dans cet ersatz miteux vaguement situé entre John Wick, Atomic Blonde et une vulgaire production Besson de bas-étage (c’est dire !). Ava brille par sa culture du « non ». Non-écriture, non-jeu, non-mise en scène… D’une platitude effrayante à tous les niveaux, narrative, stylistique, chorégraphique (vive les bastons scénarisées par un grand-papi boiteux), son seul fait d’arme notable est de réussir à battre Donald Trump au concours de la mitraillette à conneries. D’un bout à l’autre, le film de Tate Taylor est un perpétuel naufrage, une sorte d’actioner pour les Nuls se contentant de grosses lignes taille 48 et typo en gras comme arguments de production. C’est moche, c’est mou, c’est ringard et ça flirte à peine au rang des DTV miteux qui se revendent à deux euros dans les bacs promo chez Leclerc.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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